-
Former les "chirurgiens du futur" à l'utilisation de robots
-
Pour l'équipe de "Ted Lasso", revenir sur le terrain a été "ridiculement facile"
-
La bataille en France d'une Britannique pour obtenir des investigations sur Gérald Marie, figure des agences de mannequins
-
Aux Etats-Unis, la fièvre protéinée muscle l'industrie laitière
-
Afflux de migrants à Ceuta: Madrid compte 72 morts, Rabat 11
-
Une école du Népal pleure son héros, l'alpiniste Nirmal Purja
-
Brésil: "en pleine forme", Lula se lance à 80 ans dans sa dernière bataille
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta, selon Madrid
-
L'Iran dit être proche d'un accord sur Ormuz avec le sultanat d'Oman
-
Grèce : deux morts dans une collision d'hélicoptères qui combattaient un incendie
-
Sur le toit du monde il y a deux semaines, Infantino désormais fragilisé comme jamais
-
Brésil: Lula se dit "en pleine forme" à 80 ans et se lance dans sa dernière bataille
-
Rongées d'inquiétude, des familles marocaines sans nouvelles de leurs proches partis à Ceuta
-
Tour de France Femmes: Ma Petite Entreprise, le vélo coopératif
-
Tour Femmes: Wiebes récidive et conforte son maillot jaune lors de la 2e étape
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, sous l'ombre de Trump
-
La Grèce à son tour frappée par de violents incendies et une météo extrême
-
Trump suspend les frappes contre l'Iran sous condition d'un accord rapide
-
Pétrole : l'Opep+ augmente à nouveau ses quotas de production et boucle un cycle
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta
-
Incendie dans un entrepôt en Moselle: la préfecture appelle quelque 30.000 habitants à se confiner
-
Pakistan: le corps de Nirmal Purja retrouvé après l'avalanche au Broad Peak, aucun survivant
-
"Le plus dur, c'est de voir les maisons brûler": des pilotes de la Sécurité civile racontent leur combat contre le feu depuis les airs
-
Royaume-Uni : Andy Burnham plaide pour une constitution écrite
-
Incendie sur un ferry en Indonésie: 5 morts, 41 disparus, 225 survivants
-
Intelligence artificielle: de nouveaux pouvoirs à la disposition de l'UE
-
Sri Lanka: l'armée déployée pour une nouvelle émeute en prison
-
Incendies en Grèce: situation "extrêmement difficile" en raison de vents violents
-
Incendies: situation stable dans le Var et en Gironde, les pompiers poursuivent leurs efforts
-
La Corée du Sud enregistre un nouveau record de température, à 42,5°C
-
Décès à 80 ans de Vincent Pastore, l'indic "Big Pussy" dans "Les Soprano"
-
En Bourgogne, les éleveurs d'escargots "en première ligne" du dérèglement climatique
-
Après la canicule, la France organise la renaissance de ses ponts
-
Quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?
-
Incendie en Gironde: situation "stable" dimanche, le feu "n'évolue plus", selon la préfecture
-
Tennis: Arthur Gea remporte à Los Cabos son premier titre ATP
-
Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l'accord annoncé
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump suspend les frappes américaines contre l'Iran
-
Pérou: 13 morts dans le crash d'un avion transportant des touristes aux lignes de Nazca
Comores: Azali Assoumani, d'ex-putschiste à président réélu au premier tour
Il n'a pas hésité à jeter ses opposants en prison ou à modifier la Constitution pour garder le pouvoir: le chef d'Etat comorien, Azali Assoumani, va rempiler pour un troisième mandat consécutif à la tête de l'archipel de l'océan Indien.
D'un "coup ko", comme le promettait sa campagne, il remporte le scrutin dès le premier tour avec 62,97% des suffrages exprimés, selon la commission électorale mardi, alors que l'opposition a dénoncé "fraude électorale" et "bourrages d'urnes".
Cet ancien colonel de 65 ans, qui a pris l'an dernier la présidence tournante de l'Union africaine, était chef d'état-major de l'armée lorsqu'il a conquis le pouvoir en 1999 lors d'un des coups d'Etat qui ont secoué le pays depuis son indépendance de la France en 1975.
Se présentant comme un "profond démocrate", l'homme à la silhouette ronde explique à l'époque avoir voulu éviter une guerre civile, en pleine crise séparatiste avec l'une des îles de l'archipel. Mais il y prend goût, et se présente à la présidentielle de 2002.
Élu, il ne rendra les clés du pays aux civils qu'en 2006 et à contrecœur, en vertu d'une Constitution qui établit une présidence tournante entre les trois îles du pays (Grande-Comore où il est né, Anjouan et Mohéli) pour éviter les tensions séparatistes.
Il se retire alors sur ses terres et devient agriculteur. Mais loin du pouvoir, il s'ennuie et se considère "au chômage".
En 2016, l'appel est trop fort et Azali Assoumani se représente à la fonction suprême. Défiant les pronostics, il remporte un scrutin chaotique et contesté.
Quitter le pouvoir "a été une erreur" qu'il ne répètera pas, a-t-il un jour confié à un diplomate en poste dans la capitale Moroni.
- Dérive autoritaire -
De retour au palais présidentiel de Beit-Salam, il élimine en quelques mois les obstacles: dissolution de la Cour constitutionnelle, modification en 2018 de la Constitution pour étendre d'un à deux mandats la durée de la présidence tournante, et élection anticipée en 2019.
Ses opposants dénoncent en vain une dérive autoritaire, en plus de la corruption et de son incapacité à sortir le pays de la pauvreté.
Alors que son bagout de boutiquier lui a longtemps valu le dédain de ses rivaux, il s'impose comme stratège politique, en rempilant en 2019 avec une victoire dès le premier tour, même si elle est contestée.
Il a rejoué le même scénario dimanche, promettant, après avoir déposé son bulletin dans l'urne, une victoire d'emblée qui permettrait de gagner "du temps et de l'argent".
Azali Assoumani va ainsi être à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.
Sur sa route pour conserver le pouvoir, il a aussi fait arrêter ses principaux opposants, dont l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, condamné en 2022 à la prison à vie pour corruption, à l'issue d'un procès dénoncé comme inéquitable.
L'arrivée d'Azali Assoumani à la tête de l'UA a suscité des critiques. "Seuls les dictateurs africains insoucieux de leurs populations respectives peuvent être enchantés", avait réagi auprès de l'AFP Mahamoudou Ahamada, candidat à la présidentielle de 2019.
Pour ses soutiens, au contraire, c'est le résultat de sa "persévérance".
Né le 1er janvier 1959, Azali Assoumani a été formé à l'Académie royale militaire marocaine de Meknès (1978-1981) et à l'Ecole de guerre de Paris (1985-1986).
Ses détracteurs aiment rappeler un épisode peu reluisant de sa carrière militaire. En 1995, retranché à la radio nationale assiégée par les mercenaires du Français Bob Denard, il a abandonné ses hommes en plein combat: "Tenez-bon, je vais chercher des renforts", aurait-il promis avant de courir se réfugier à l'ambassade de France à Moroni.
Marié et père de quatre enfants, il s'est autoproclamé imam après 2016. Selon ses proches, "il est convaincu que ce qui lui arrive est d'ordre divin".
J.Fankhauser--BTB