-
Tuerie dans une école aux Etats-Unis: l'auteur était un ancien élève
-
Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, en pleine crise avec Kiev
-
Mexique : les meurtriers de trois surfeurs étrangers condamnés à 158 ans de prison
-
Bolivie : première visite d'Etat d'un président chilien en 71 ans
-
Musk virevolte à nouveau, sans effacer les traces de son virage politique
-
Albanie: nouveaux affrontements à Tirana, le pouvoir accuse "des mains étrangères"
-
Un Américain salué pour son "héroïsme" après une tuerie scolaire qui relance le débat sur les armes à feu
-
À l'ONU, aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Guterres
-
Journée test pour la convergence des "colères", entre jeunes et gilets jaunes
-
Émotion et show millimétré, Céline Dion quitte Paris... avant de revenir
-
Climat : le Giec en crise en amont de la publication de son prochain rapport
-
Ligue 1 : Toulouse donne la leçon au Mans
-
Wall Street termine dans le rouge, rattrapée par les craintes sur l'IA
-
L'Iran réfute les accusations saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
Trump et le lobby des armes à feu louent l'intervention d'un habitant lors d'une tuerie dans une école
-
Brésil : la déforestation en Amazonie au plus bas depuis près de 40 ans
-
Malgré un rebond, la Bourse de Paris reste très en retard sur ses voisines européennes
-
A Bruxelles, les Européens à couteaux tirés sur l'immigration
-
L'Iran réfute les accusation saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
La nouvelle porte-parole de Trump prend la porte au bout de cinq jours
-
Midi Libre : la direction de la rédaction visée par une motion de défiance
-
Au bout d'une semaine, Trump pousse déjà sa nouvelle porte-parole vers la sortie
-
P. Diddy transféré dans une nouvelle prison
-
Manifestations : le gouvernement en alerte avant un 17 octobre entouré d'inconnues
-
Attaques visant le juge Youssef Badr: ouverture à Paris d'une enquête pour cyberharcèlement
-
Une journaliste américaine attaquée par des colons en Cisjordanie
-
Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi
-
Le Lac Salé en Turquie : l'assèchement des eaux et de la vie
-
Depuis son hôpital, le pape demande à Vladimir Poutine une trêve à Olechky en Ukraine
-
Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?
-
נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?
-
La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate
-
Rugby: Hyron Andrews, joueur sud-africain des Lions, retrouvé mort à la veille d'un match à La Rochelle
-
Le pape a célébré une messe à l'hôpital
-
Après le budget de l'Etat, les députés rejettent en commission celui de la Sécu
-
Νούσα Άουμπελ: Αποτυχία στην ηγεσία αντί για μια νέα αρχή — ανταποκρίνεται η δήμαρχος του Πότσδαμ στις απαιτήσεις του αξιώματός της;
-
Secoué par Trump, Zelensky se tourne une nouvelle fois vers les Européens
-
Albanie: le Premier ministre accuse "des mains étrangères" d'attiser les troubles
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé après une semaine mouvementée
-
Le futur GP de Formule 1 au Rwanda, "sportwashing" ou investissement avisé ?
-
Manifestations de samedi: Lecornu convoque une cellule de crise, désaccord sur le parcours parisien
-
Incendies en Indonésie : Singapour dénonce des entreprises comme responsables
-
Noosha Aubel: Yeni bir başlangıç yerine yönetim başarısızlığı — Potsdam Belediye Başkanı görevinin gereklerini yerine getirebiliyor mu?
-
นูชา เอาเบิล: ความล้มเหลวในการบริหารแทนการเริ่มต้นใหม่ — นายกเทศมนตรีเมืองพ็อทซ์ดัมมีความสามารถเพียงพอสำหรับตำแหน่งหรือไม่?
-
"Comme en France" ? L'Italie secouée par un début de contestation
-
Après le choc énergétique, le spectre d'une crise alimentaire mondiale (agence onusienne)
-
नूशा आउबेल: नई शुरुआत के बजाय नेतृत्व की विफलता — क्या पोट्सडाम की महापौर अपने पद की जिम्मेदारियाँ निभाने में सक्षम हैं?
-
누샤 아우벨: 새로운 출발 대신 드러난 리더십 실패 — 포츠담 시장은 과연 직무를 감당할 능력이 있는가?
-
"Les mères de Kherson", un opéra sur les enfants ukrainiens pour "réveiller" l'Occident
-
ヌーシャ・アウベル:再出発どころか指導力の欠如――ポツダム市長に、その職責を果たす能力はあるのか?
Attal promet un "sursaut" aux agriculteurs au huitième jour des blocages
Gabriel Attal a promis vendredi un "sursaut agricole" pour faire face à la colère profonde des campagnes, alternant chapelet de mesures et manifestations d'empathie, face à des agriculteurs plus que jamais mobilisés après une semaine d'actions et de blocages.
Abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR), indemnités gonflées pour les éleveurs touchés par la maladie des bovins MHE, sanctions lourdes contre trois industriels de l'agro-alimentaire ne respectant pas les lois Egalim sur les prix: il a accédé à quelques-unes des demandes les plus pressantes des manifestants.
Evoquant un "mois de la simplification" d'ici au Salon de l'agriculture qui s'ouvre fin février, le chef du gouvernement a aussi cité notamment les "curages" des cours d'eau ou les délais de recours contre les projets de stockage d'eau et d'extension des bâtiments d'élevage.
"On ne vous lâchera pas. Je ne vous lâcherai pas", a-t-il lancé depuis une exploitation bovine de Montastruc-de-Salies (Haute-Garonne), jetant parfois un oeil sur son discours posé sur une botte de paille. "On a décidé de mettre l'agriculture au-dessus de tout", a-t-il ajouté.
Après des jours de protestations et de blocages, la venue du chef du gouvernement en Occitanie, berceau de la révolte des campagnes, suffira-t-elle à apaiser leur colère?
La FNSEA qui, associée avec les Jeunes agriculteurs, est le syndicat majoritaire de la profession, prévoit de consulter sa base avant de réagir dans la soirée aux annonces du gouvernement. Selon son décompte, plus de 72.000 agriculteurs se sont mobilisés vendredi dans 85 départements pour exprimer leur colère.
Accès à Paris perturbé, autoroutes bloquées, incendie d'un bâtiment à Narbonne, les agriculteurs avaient fait monter la pression à l'approche de l'intervention de Gabriel Attal.
- Message "reçu 5/5" -
"Je suis venu parce que vous avez voulu envoyer un message et je suis venu vous dire que le message, on l'a reçu 5/5, que je vous ai entendus, qu'on vous a entendus", a asséné le Premier ministre, dénonçant aussi les "discours culpabilisateurs" et critiquant "ceux qui opposent la défense de nos agriculteurs et la défense de l'environnement".
Sur la question du revenu, au coeur du malaise agricole, il a annoncé que le gouvernement allait "prononcer trois sanctions très lourdes" contre trois entreprises ne respectant pas les lois Egalim, qui visent à protéger le revenu des agriculteurs dans le cadre des négociations avec industriels et supermarchés.
L'éleveur occitan Jérôme Bayle, initiateur du premier barrage devenu une figure de la contestation, a exprimé sa satisfaction: "Il y a de grandes chances que demain après-midi l'autoroute puisse refonctionner (...) Je pense qu'on a gagné" sur trois points principaux: le GNR, l'irrigation et la MHE.
"Peut-être que ça ne satisfera pas tous les agriculteurs de France", a-t-il ajouté.
Bordeaux, Montpellier, Lyon ou Le Mans, des agriculteurs avaient commencé à "lever le camp" avant la prise de parole du Premier ministre. "La consigne officielle, c'est de rentrer chez soi", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la FNSEA de l'Hérault.
En revanche, la présidente de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, Véronique Le Floc'h a prévenu que les tracteurs de ses adhérents allaient "rester sur les routes". "On va d'abord discuter entre nous", a-t-elle dit, regrettant que le recul du gouvernement sur le GNR ne soit pas allé plus loin.
De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, a déploré des mesures "très largement insuffisantes".
La colère est profonde, nourrie par le désespoir de beaucoup de ne pas parvenir à vivre d'un métier qu'ils exercent avec passion.
Le Premier ministre a abordé de nombreuses revendications agricoles, sans toutefois mentionner les pesticides, pour lesquels la FNSEA a récemment demandé un "moratoire sur l'interdiction".
Rencontrés dans de multiples lieux de France par l'AFP, les agriculteurs avaient des demandes diverses, selon qu'ils soient éleveurs de volailles frappés par la grippe aviaire, viticulteurs dont les vins se vendent moins, cultivateurs bio aux légumes boudés par les Français, ou grands céréaliers.
Un peu partout dans le pays, les manifestants s'en étaient pris jeudi à des symboles de l'Etat et à de grandes surfaces, donnant l'image d'une colère qui se radicalise.
A Narbonne, un bâtiment de la Mutualité sociale agricole (MSA) a été incendié vendredi en marge d'une manifestation d'agriculteurs, un geste qualifié d'"intolérable" par le président de la MSA Pascal Cormery.
En début d'après-midi ont débuté les blocages de plusieurs grands axes menant à Paris, comme promis par la section d'Ile-de-France des syndicats majoritaires FNSEA et Jeunes agriculteurs, avec l'objectif de tenir "jusqu'à minuit".
Des opérations escargot ont été organisées partout, en Bretagne, en Aquitaine, en Rhône-Alpes...
Le syndicat agricole basque ELB a bloqué le port de Bayonne, notamment pour "dénoncer les accords de libre-échange".
Sur ce point, Gabriel Attal a réaffirmé que la France s'opposait "de manière très claire" à la signature de l'accord commercial controversé entre l'Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur.
Alors que les agriculteurs sont également mobilisés en Allemagne, Belgique, Pologne ou Suisse, le mouvement est populaire en France, où tous les syndicats ne plaident pas pour sabrer les normes environnementales que défendent ONG et écologistes, rappelant que sans biodiversité, les sols agricoles s'appauvrissent.
burs-jum-are-sb/uh/dlm
F.Müller--BTB