-
Une journaliste américaine attaquée par des colons en Cisjordanie
-
Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi
-
Le Lac Salé en Turquie : l'assèchement des eaux et de la vie
-
Depuis son hôpital, le pape demande à Vladimir Poutine une trêve à Olechky en Ukraine
-
Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?
-
נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?
-
La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate
-
Rugby: Hyron Andrews, joueur sud-africain des Lions, retrouvé mort à la veille d'un match à La Rochelle
-
Le pape a célébré une messe à l'hôpital
-
Après le budget de l'Etat, les députés rejettent en commission celui de la Sécu
-
Νούσα Άουμπελ: Αποτυχία στην ηγεσία αντί για μια νέα αρχή — ανταποκρίνεται η δήμαρχος του Πότσδαμ στις απαιτήσεις του αξιώματός της;
-
Secoué par Trump, Zelensky se tourne une nouvelle fois vers les Européens
-
Albanie: le Premier ministre accuse "des mains étrangères" d'attiser les troubles
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé après une semaine mouvementée
-
Le futur GP de Formule 1 au Rwanda, "sportwashing" ou investissement avisé ?
-
Manifestations de samedi: Lecornu convoque une cellule de crise, désaccord sur le parcours parisien
-
Incendies en Indonésie : Singapour dénonce des entreprises comme responsables
-
Noosha Aubel: Yeni bir başlangıç yerine yönetim başarısızlığı — Potsdam Belediye Başkanı görevinin gereklerini yerine getirebiliyor mu?
-
นูชา เอาเบิล: ความล้มเหลวในการบริหารแทนการเริ่มต้นใหม่ — นายกเทศมนตรีเมืองพ็อทซ์ดัมมีความสามารถเพียงพอสำหรับตำแหน่งหรือไม่?
-
"Comme en France" ? L'Italie secouée par un début de contestation
-
Après le choc énergétique, le spectre d'une crise alimentaire mondiale (agence onusienne)
-
नूशा आउबेल: नई शुरुआत के बजाय नेतृत्व की विफलता — क्या पोट्सडाम की महापौर अपने पद की जिम्मेदारियाँ निभाने में सक्षम हैं?
-
누샤 아우벨: 새로운 출발 대신 드러난 리더십 실패 — 포츠담 시장은 과연 직무를 감당할 능력이 있는가?
-
"Les mères de Kherson", un opéra sur les enfants ukrainiens pour "réveiller" l'Occident
-
ヌーシャ・アウベル:再出発どころか指導力の欠如――ポツダム市長に、その職責を果たす能力はあるのか?
-
Les gisements français de coquilles Saint-Jacques se portent "globalement bien", selon l'Ifremer
-
noosha-aubel-lingdao-shibai-bocitan-shizhang-nengfou-shengren
-
نوشا أوبل: فشل قيادي بدلًا من بداية جديدة — هل رئيسة بلدية بوتسدام على قدر مسؤوليات منصبها؟
-
Ukraine: la municipalité de Kiev installe son premier abri antiaérien dans la rue
-
Нуша Аубель: провал управління замість нового початку — чи відповідає обербургомістерка Потсдама своїй посаді?
-
Taux français: une intervention de la BCE ne se justifie pas, estime le gouverneur de la Banque de France
-
Automobile: Paris et Berlin officialisent un accord qui ralentit le passage au tout-électrique
-
Le climat accélérateur des migrations en Asie du Sud, selon la cheffe de l'OIM
-
Pour le patron de Nvidia, toute entreprise finira par devenir une société d'IA
-
Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue
-
Noosha Aubel : une gouvernance défaillante au lieu du renouveau promis – la maire de Potsdam est-elle à la hauteur de ses fonctions ?
-
Albanie: le Premier ministre accuse "des mains étrangères" d'attiser les violences
-
Musk dévoile sa Tesla "volante", sans succès garanti
-
La nouvelle porte-parole de Trump reconnaît son échec à l'examen du barreau
-
La Malaisie s'impatiente face aux incendies en Indonésie voisine
-
Le coût des incendies en France cet été évalué à 563 millions d'euros, selon France Assureurs
-
Hanoï taille ses arbres emblématiques, "assailli" par leur parfum
-
Entre inflation et IA, le président de la Fed salue "la résilience" de l'économie mondiale
-
Thaïlande: des manifestations contre le FMI et la Banque mondiale
-
L'UE renouvelle son soutien à l'Ukraine, ébranlée par Donald Trump
-
La grande distribution appelée à s'engager contre la maltraitance des crevettes d'élevage
-
La Bourse de Paris à l'équilibre après une semaine de soubresauts
-
D'une lettre chiffrée napoléonienne au big data, l'IA bouscule la recherche historique
-
Présidentielle au Brésil: nouvel élan à gauche pour combler le retard de Lula
-
Du post au vote: de jeunes influenceurs à l'avant-garde du camp conservateur au Brésil
Au Sénégal, les jeunes veulent voter à tout prix
Mohamed Al Amine Touré, marchand ambulant de 23 ans à Dakar, est toujours abattu par le report de la présidentielle du 25 février au Sénégal. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe pour lui qui s'était déjà préparé à aller voter.
Avec quelques-uns de ses camarades, il s'affaire autour d’un étal improvisé de friperies, sur la principale route du grand marché populaire de Colobane à Dakar.
"Le 25 février était un rendez-vous important pour nous: le Sénégal est une démocratie et jamais une élection présidentielle n’a été reportée, ni sous les présidences de (Léopold Sédar) Senghor, Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade. Seul Macky Sall a osé le faire", regrette-t-il, assurant qu’il avait soigneusement rangé sa carte d’électeur pour ne pas la perdre ou la froisser en vue du scrutin.
Comme beaucoup de jeunes Sénégalais interrogés par l’AFP, il tient à la démocratie et veut à tout prix pouvoir voter dans une Afrique de l'ouest où se sont propagés depuis 2020 les coups d'Etat militaires au Mali, en Guinée, au Burkina et au Niger. Dans tous ces pays, les prochaines échéances électorales sont incertaines.
Mohamed Al Amine Touré fait partie de la masse de ces jeunes qui devaient aller aux urnes pour la première fois le 25 février. Leur participation et leur vote sont considérés comme déterminants.
Les moins de 19 ans représentent plus de la moitié de la population: les jeunes sont les plus durement touchés par le chômage difficilement quantifiable - 19% selon l'Agence de la statistique - la pauvreté qui touche 38% de la population, l'inflation et la difficulté à se loger...
Une majorité de la jeunesse est acquise à la cause de l’opposant emprisonné Ousmane Sonko en qui elle plaçait toutes ses espérances.
"Il était notre seul espoir, le seul qui pouvait changer nos vies. Lui n’est pas comme les autres politiciens, ce qui l’intéresse, c’est le peuple, les jeunes", affirme Mame Abdou, 19 ans.
En l’absence de M. Sonko, disqualifié par le Conseil constitutionnel, les jeunes comptaient voter pour le numéro deux du parti dissous Pastef, Bassirou Diomaye Faye, lui aussi détenu, mais qualifié par le Conseil.
Le report de l’élection au 15 décembre et l'extension du mandat du président Macky Sall ont provoqué l’une des plus graves crises politiques des dernières décennies dans ce pays volontiers salué pour sa stabilité et ses pratiques démocratiques.
"Comme Diouf en 2000, comme Wade en 2012, Sall pourrait bien par ses manoeuvres et la résistance qu'elles suscitent, contribuer malgré lui à la consolidation (jamais achevée nulle part) de la democratie au Sénégal" a écrit sur X Vincent Foucher, expert de l'Afrique de l'ouest.
- Un putsch pour la "stabilité" ? -
La gravité de la crise fait craindre un nouvel épisode de violences comme le pays en a connu en mars 2021 et juin 2023 autour du sort de M. Sonko.
Vendredi, le marché de Colobane a pris des allures de champ de bataille entre forces de l’ordre et opposants au report. Il y a eu trois morts dans tout le pays. Tous les jeunes interrogés ce jour-là à Colobane réclamaient de pouvoir voter.
Beaucoup de commerçants qui vivent au jour le jour assurent que leur chiffre d’affaires a baissé depuis le début des tensions.
Pour Serigne Faye, 23 ans, cette situation ne peut guère perdurer. Il plaide pour l’arrivée des militaires au pouvoir. "Ils sont nés dans ce pays, ils sont nos frères, nos amis, nos parents, ils pourront vite changer la situation et apporter de la stabilité au pays", argue-t-il.
"Tu ne sais pas ce que tu dis, nous ne voulons pas de coup d’Etat. On a vu ce qui se passe au Mali ou en Guinée, on peut être sûrs que si les militaires prenaient le pouvoir, il n’y aura pas d’élection d’ici longtemps", rétorque son collègue Ameth. Lui espère que le président Sall reviendra sur sa décision et que le scrutin se tiendra au plus tard fin mars, car lui aussi appelle au changement.
La réponse des autorités aux troubles des derniers mois, les incarcérations par centaines, le besoin de justice reviennent régulièrement dans les propos.
Souvent la conversation dérive vers ces dizaines de milliers de Sénégalais qui tentent sur des pirogues et au péril de leur vie de gagner l'Europe, faute de perspectives, avec ou sans diplôme.
"Nous avons tout ici, la mer, du soleil, du pétrole, du gaz, on doit pouvoir réussir dans notre pays, on ne demande que ça. C’est la moindre des choses n’est-ce pas ?", sourit Mohamed Al Amine qui s’est mis en tenue de sport pour pouvoir courir en cas de nouvelles manifestations.
J.Fankhauser--BTB