-
Incendies: renforts dans le Var, le feu contenu en Gironde
-
Nouvelle attaque de missiles balistiques à Kiev, au moins quatre morts
-
Infantino fait marche arrière sur les investissements privés à la Fifa
-
Les Etats-Unis imposent des restrictions pour préserver le fleuve Colorado de la sécheresse
-
Marchés mondiaux: les résultats d'entreprises salués, malgré les inquiétudes sur les taux
-
Un nouvel outil IA retiré de Google Earth face aux risques de désinformation
-
Wall Street portée par Amazon pour clôturer un mois chahuté
-
Plus de 60.000 migrants entrent illégalement dans l'enclave de Ceuta, l'Italie suspend la libre circulation avec l'Espagne
-
Un nouvel outil IA intégré à Google Earth inquiète des experts de la désinformation
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flammes un arbre remarquable de 500 ans
-
Espagne: des habitants ont sauvé des flamme un arbre remarquable de 500 ans
-
Plus de 60.000 migrants dans l'enclave de Ceuta, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Marchés mondiaux: la remontée des taux bride le rebond de l'IA
-
OpenAI annonce avoir dépassé le milliard d'utilisateurs actifs
-
Face à l'afflux exceptionnel de migrants, magasins fermés et "peur" dans l'enclave de Ceuta
-
Bourses européennes: Paris en hausse, Franfort à l'équilibre, Londres en baisse à l'issue d'une semaine agitée
-
La Grèce frappée par de nouveaux incendies
-
La Suisse surveille une hausse des cas de maladie d'origine inconnue chez les vaches laitières
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge "inacceptable"
-
L'enclave de Ceuta submergée par 60.000 migrants, une des plus graves crises migratoires en Europe
-
Dans les coulisses du mégafeu en Gironde, ceux qui "réparent les vivants"
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers s'activent avec "l'espoir" d'une issue prochaine
-
Des vendanges en juillet, du jamais-vu dans le nord de l'Italie
-
Ebola: flambée sans précédent en RDC avec plus de 3.500 cas
-
Une sonde japonaise effectue le plus proche survol d’astéroïde jamais réalisé, selon l’agence spatiale
-
Amendes Airbnb à Oléron: les sanctions prévues par la loi jugées conformes à la Constitution
-
60.000 migrants ont rejoint l'enclave de Ceuta depuis le Maroc, provoquant une crise en Europe
-
Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, Israël reste silencieux
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargit et la pression sur Infantino s'accentue
-
Anthropic révèle que son IA a accédé sans autorisation aux systèmes d'autres organisations
-
Investisseurs privés à la Fifa: la fronde s'élargie et la pression sur Infantino s'accentue
-
Après l'arrêté d'expulsion, le gouvernement gèle les avoirs de Fedorova, qui dénonce "une pression politique"
-
Wildberries, géant de l'e-commerce russe dans le viseur de l'Ukraine
-
Après deux ans de bras de fer, Commerzbank se résout à discuter avec UniCredit
-
L'UE accuse Temu d'entraver une enquête anti-subventions
-
A l'est de l'Occitanie, vendanges précoces après des mois de températures record
-
Sophie Brocas, préfète tendance hors cadre
-
Kosovo : début du procès par contumace de 21 Serbes accusés du massacre de Racak
-
Taxe de séjour à Oléron: la "proportionnalité" des amendes d'Airbnb conforme à la Constitution
-
Taïwan rend hommage à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine
-
Des rumeurs, un déferlement: chaos à la frontière entre le Maroc et Ceuta
-
Indonésie: un pilote de ligne drogué et arrêté avec 70.000 comprimés d'ecstasy
-
Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice
-
Zone euro: l'inflation remonte légèrement en juillet, tirée par les prix de l'énergie
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers travaillent à consolider "l'espoir"
-
Espagne: 40.000 migrants traversent la frontière depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta
-
Le Rouge et Noir: Franco Baresi, légendaire défenseur italien, est mort
-
La Bourse de Paris en hausse, entre résultats et enthousiasme pour l'IA
-
Des Turcs s'offrent une escapade européenne sur des îles grecques
-
Нооша Аубель під тиском: мерія Потсдама між самостійними кроками та скандалом із дитячими садками
Ukraine : Macron remonte en première ligne, non sans risques
En 2022, il ne voulait pas "humilier" la Russie, deux ans plus tard il veut l'empêcher de "gagner" la guerre : en changeant radicalement de posture jusqu'à agiter le spectre d'un envoi de troupes au sol, Emmanuel Macron tente de reprendre l'initiative dans le conflit ukrainien, au risque de se retrouver bien seul.
"En dynamique, rien ne doit être exclu", a-t-il lancé lundi soir, interrogé sur la possibilité d'un tel envoi, à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens à l'Elysée, tout en reconnaissant l'absence de "consensus" sur le sujet et en assumant une certaine "ambiguïté stratégique".
Une façon pour le président français de se poser de nouveau en leader, en mettant les pieds dans le plat comme il l'avait fait en évoquant la "mort cérébrale" de l'Otan.
La réponse ne s'est en tout pas fait attendre du côté de Berlin, principal partenaire de la France. "Aucun soldat ne sera envoyé" ni par les Etats européens, ni par ceux de l'Otan, a martelé mardi le chancelier Olaf Scholz. Plusieurs alliés européens ont émis les mêmes réserves.
Emmanuel Macron veut "faire monter les enjeux et le rôle de la France pour avoir un siège à la table de la redéfinition des équilibres de la sécurité européenne", estime un diplomate d'un autre pays allié devant ce nouveau cavalier seul français.
- Double message -
Au final, avec cette annonce intempestive à l'issue d'une réunion rapidement organisée, le chef de l'Etat risque de nouveau d'arriver à l'effet inverse de celui qui était recherché, quel que soit le bien-fondé de sa démarche.
"C'était un message adressé à la Russie, une manière de signaler qu’il n'y a pas de fatigue et que les Européens ne baisseront pas les bras" dans leur soutien à l'Ukraine alors que la guerre entre dans sa troisième année, décrypte Marie Dumoulin, experte à l'ECFR (Conseil européen pour les relations extérieures).
Russes comme Européens, tous ont en tête le gel de l'aide américaine, bloquée par les Républicains au Congrès, qui hypothèque lourdement les Ukrainiens, déjà en difficulté sur le terrain, et la possible réélection de Donald Trump qui pourrait être lourde de conséquences sur l'issue du conflit.
Le président Macron a aussi voulu dire aux opinions publiques européennes : "si on ne veut pas en arriver à l'envoi de troupes, il faut renforcer le soutien (en armes) maintenant", poursuit la chercheuse de l'ECFR. Mais le débat risque d'être "contreproductif", dit-elle.
Pour Cyrille Bret, de l'Institut de recherche européen Jacques Delors, il "laisse planer l’ambiguïté stratégique, le doute" sur la possibilité d'un tel envoi afin de "dissuader par avance toute progression russe trop prononcée en Ukraine" à l'approche de la double présidentielle russe en mars et américaine en novembre.
- "Faux débat" -
Du point de vue russe, "il faut qu’au printemps ils aient pu récupérer un peu de terrain pour commencer à négocier au moment des élections américaines", anticipe une source diplomatique française.
Avec ce "changement de doctrine radical", "le président français brise un tabou" mais risque aussi de déclencher un débat qui lui échappe en Europe quand il s'agira de savoir "qui est prêt à mourir pour l'Ukraine", poursuit Cyrille Bret.
"Il y a un vrai virage stratégique dont la réalisation, la matérialisation, le sérieux dans la durée restent à démontrer", avertit le chercheur.
Pour Michael Roth, chef de la commission des Affaires étrangères au Bundestag (chambre basse du Parlement allemand), l'envoi de soldats est un "faux débat". "Je ne connais personne qui le veuille sérieusement, même pas en Ukraine. Ils ont surtout besoin de munitions, de défense aérienne, de drones, d'armes à longue portée", dit-il.
"Napoléon disait on s’engage et puis on voit", renchérit François Heisbourg, conseiller à l'International Institute for Strategic Studies (IISS), à Londres.
"L'ambiguïté c'est jouer pour dissuader un adversaire. Mais là, Emmanuel Macron a surtout semé la confusion chez nos partenaires", poursuit-il. Et tout ce qui donne "l'impression de désordre est bon à prendre pour les propagandistes russes et prorusses", met-il en garde.
A.Gasser--BTB