-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent, le RN veut aller "au débat"
-
Incendies en Indonésie: 300 maisons brûlées, 1.000 personnes évacuées dans le sud de Sumatra
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire" (entretien AFP)
-
Ligue des champions : Manchester City vise "le match parfait" contre le PSG (Maresca)
-
Au Mondial de l'Auto, la CGT demande un "changement de cap industriel"
-
Les lycéens de nouveau dans la rue, avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Visé par une enquête de la BBC, Abramovitch nie toute fraude fiscale
-
Le pape Léon XIV hospitalisé pour être opéré du poumon
-
Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l'économie mondiale
-
La F1 de retour en Afrique "au début des années 2030" avec un Grand Prix au Rwanda
-
Le roi d'Espagne accueilli par une foule enthousiaste à Ceuta pour une visite diplomatiquement sensible
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent avant un vote à suspense
-
L'UE toujours dépendante des hydrocarbures russes, mais moins que ne l'affirme Moscou
-
Sécheresse et canicules: la récolte de maïs encore revue à la baisse
-
IA: 225 chercheurs réclament des "changements immédiats" pour prévenir des incidents majeurs
-
Mouvement des lycéens : les derniers développements
-
Les lycéens dans la rue pour un "acte V", avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Agirc-Arrco: les retraités fixés mercredi sur l'augmentation de leur pension complémentaire
-
Face aux chocs climatiques, ces "bras armés" des réserves communales encore peu utilisés
-
La Bourse de Paris résiste au repli des valeurs du luxe
-
Philippines : plus qu'un seul chef d'accusation retenu contre la vice-présidente Duterte
-
Décupler la production: un groupe automobile allemand
assemblera des drones pour l'armée française
-
Le Gemelli de Rome, "l'hôpital des papes" où sera opéré Léon XIV
-
Les ultra-riches hantent le débat budgétaire, à l'aube de la campagne présidentielle
-
Lentilles, pistaches: des vignerons du Sud se tournent vers des cultures "d'avenir"
-
Cancer du sein: à Nantes, des chercheurs traquent les failles des tumeurs chez les jeunes femmes
-
LVMH en petite croissance cet été mais la mode et la maroquinerie sont à la peine
-
Epic Games, créateur du jeu Fortnite, engage un "immense virage" vers l'IA
-
L'actrice américaine Selma Blair poursuivie après des violences à bord d'un avion
-
L'acteur RJ Mitte, de la série "Breaking Bad", est mort
-
France : les émissions de gaz à effet de serre en baisse en 2026, mais pas assez
-
Ligue des champions : Lille au pied de la montagne Arsenal, avec un élan limité
-
Ligue des champions: le PSG défie City, Giroud retrouve Arsenal
-
Tennis de table : Félix Lebrun met le cap sur l'Europe
-
Indonésie: endommagées et asséchées, les tourbières partent en fumée
-
El Niño : l'essentiel de la semaine
-
Louvre : un an après le casse, l'énigme du commanditaire
-
Le FMI relève sa prévision 2026 pour l'économie mondiale, tiraillée entre choc énergétique et boom de l'IA
-
La Russie dit avoir livré pour 320 milliards de dollars d'hydrocarbures à l'Europe depuis 2022
-
Akkodis déploie une IA de traduction en temps réel pour Mercedes-AMG PETRONAS Formula One Team
-
En RDC, l'ex-président Joseph Kabila prend la tête de la rébellion dans l'est
-
Le roi d'Espagne à Ceuta pour une visite sous haute tension diplomatique
-
Le pape Léon XIV se prépare à subir une opération sur un poumon
-
Le Mondial de l'auto ouvre ses portes au public
-
Le budget entre dans l'hémicycle mardi, la présidentielle aussi
-
En Californie, la houle de la tempête Rachel laisse des maisons au bord de l'effondrement
-
RDC: l'ex-président Joseph Kabila et le M23 unis dans un mouvement politico-militaire
-
Un match de Ligue des champions d'Asie avec Cristiano Ronaldo retardé à cause d'une alerte à Ryad
-
Wall Street opte pour la prudence avant l'inflation et les résultats d'entreprises
-
Le gouvernement assure que les prix du gazole baisseront dès le 1er novembre
La Russie place en détention un Français soupçonné de collecter des informations militaires
Un tribunal de Moscou a placé en détention provisoire vendredi le Français Laurent Vinatier, collaborateur d'une ONG suisse de règlement des conflits, arrêté la veille et accusé de collecter des renseignements sur l'armée russe.
Cette affaire tombe en plein accroissement des tensions entre la Russie et la France, Moscou étant soupçonnée d'une série d'actes de déstabilisation et désinformation et Paris se voyant reproché son soutien croissant à l'Ukraine.
Le tribunal Zamoskvoretski de Moscou a ordonné, à la demande des enquêteurs, le placement en détention de Laurent Vinatier au moins jusqu'au 5 août, en vue d'un éventuel procès, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.
Il est soupçonné de ne pas s'être enregistré comme "agent de l'étranger" alors qu'il recueillait des informations sur les activités militaires de la Russie.
La législation sur les "agents de l'étranger" est utilisée par les autorités russes pour réprimer ou surveiller leurs détracteurs et adversaires. Le délit en question est passible de cinq ans de prison.
Le Français, les traits tirés et vêtu d'une chemise noire dans la cage réservée aux accusés, a présenté vendredi ses "excuses" pour ne pas s'être enregistré comme "agent de l'étranger" et a affirmé avoir "porté la position de la Russie" dans son travail.
Son avocat Alexeï Sinitsyne a assuré que son client "ne savait pas" qu'il était obligé de s'enregistrer sous ce label infâmant. Il demandait son placement en résidence surveillée à Moscou, chez son épouse, et non en centre de détention.
L'AFP n'a vu aucun représentant de l'ambassade de France à l'audience.
- "Sécurité de l'État" -
Le Comité d'enquête, puissant organe russe, a lui affirmé jeudi que les informations collectées par M. Vinatier, "si elles sont obtenues par des sources étrangères, pourraient être utilisées contre la sécurité de l'État" russe, ce qui pourrait théoriquement conduire à d'autres poursuites.
Selon des sources interrogées par l'AFP, l'intéressé, âgé de 47 ans, travaillait depuis de longues années sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, avant même l'assaut de février 2022, dans le cadre de discrets efforts diplomatiques en parallèle des États.
L'employeur de ce Français, l'ONG suisse Centre pour le dialogue humanitaire (HD), a demandé jeudi sa "libération". Et le président français Emmanuel Macron a martelé que l'intéressé n'était "en aucun cas (...) quelqu'un qui travaillait, qui travaille pour la France".
Les médiateurs d'ONG comme HD travaillent dans la confidentialité et hors des carcans de la diplomatie classique, ce qui permet des contacts informels entre adversaires mais cela peut aussi exposer ces acteurs à des accusations d'espionnage.
L'arrestation du Français intervient en pleines tensions russo-françaises, justement du fait de l'Ukraine.
Paris s'efforce de convaincre ses alliés de dépêcher des instructeurs militaires dans ce pays pour former les soldats ukrainiens, en difficulté face aux forces russes. M. Macron a également évoqué l'envoi de troupes, suscitant la colère du Kremlin et de nouvelles menaces d'escalade.
- Tensions avec Paris et Berne -
En outre, cette arrestation est intervenue au lendemain de l'interpellation en région parisienne d'un Russo-Ukrainien soupçonné d'avoir projeté une action violente en France, à moins de deux mois du début des Jeux olympiques à Paris.
La Russie est aussi soupçonnée de multiples actions d'ingérence, d'intimidation ou de désinformation, des accusations qu'elle rejette.
Parmi les actions pour lesquelles de tels soupçons pèsent: des cercueils installés début juin au pied de la tour Eiffel, des tags en mai sur le mémorial de la Shoah, des étoiles de David bleues marquées au pochoir à Paris et dans sa banlieue en octobre 2023.
La Russie détient plusieurs Américains dans ses prisons et est accusée de procéder à de telles arrestations pour ensuite négocier des échanges afin de libérer ses agents.
C'est le cas du journaliste américain Evan Gershkovich, accusé d'espionnage malgré ses dénégations, celles de ses proches, de son pays et de son employeur. Moscou semble vouloir l'échanger contre un homme condamné en Allemagne pour avoir commis un assassinat pour le compte des services secrets russes.
La Suisse et la Russie entretiennent aussi des relations difficiles du fait de l'Ukraine.
Le Kremlin considère que la Confédération helvétique ne respecte pas sa sacro-sainte neutralité car elle a adopté les sanctions européennes et accueille les 15-16 juin un sommet de la paix, à la demande de Kiev, tout en en excluant la Russie.
Les responsables russes accusent la Suisse d'"avoir perdu toute crédibilité en tant que pays neutre et vilipendent la conférence du Bürgenstock. Faut-il voir un lien avec cette arrestation ?", s'interroge le quotidien suisse Le Temps.
E.Schubert--BTB