-
Incendies en Espagne: heures cruciales près de Madrid avant un changement de météo
-
Foot: Zidane attendu pour écrire la page de l'après-Deschamps
-
Incendies en Gironde: le retour de la chaleur fait craindre une aggravation, Macron appelle à l'unité
-
Zelensky attendu à la Maison Blanche pour décrocher le soutien de Trump
-
Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran
-
Des soldes d'été décevants, malgré la prolongation en raison de la canicule
-
Iran: Trump voit "de bonnes chances" de résultats au troisième jour d'accalmie
-
Wall Street profite de la chute du pétrole, mais les puces gâchent la fête
-
Mégafeu en Gironde: reprises "contenues", Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Mégafeu en Gironde: reprises par endroits, Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Le géant du luxe LVMH dépasse les attentes au 1er semestre en dépit d'un contexte "encore perturbé"
-
Après l'attentat contre la Gay pride, Berlin promet un tour de vis sécuritaire
-
Les Bourses européennes finissent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Lézards, poissons, chevreuils... La faune piégée dans l'enfer des incendies
-
Foot: Pirlo n'est "plus candidat" au poste de sélectionneur de l'Italie
-
"La Gironde, c'est grand" : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison
-
Automobile: Porsche va supprimer 5.000 emplois supplémentaires d'ici à 2035
-
Wall Street ouvre en hausse, dopée par la détente du pétrole
-
Les orages de feux, conséquence des canicules, estime un chercheur
-
Athlétisme: Cyréna Samba-Mayela déclare forfait pour les championnats d'Europe
-
Athlétisme: Cassandre Beaugrand renonce aux championnats d'Europe
-
Mort de Gunther von Hagens, anatomiste qui exposait des cadavres "plastinés"
-
Foot: le jour J pour Zidane, grand favori de l'après-Deschamps
-
Dans la Gironde embrasée, "l'appui essentiel" des agriculteurs pour amener l'eau aux pompiers
-
La Poste annonce une hausse de 6,73% du prix des timbres et des colis en moyenne début 2027
-
Incendies en Gironde: "moins de foyers actifs" mais la chaleur menace
-
Incendies toujours non maîtrisés en France et en Espagne malgré des signes d'amélioration
-
Incendies en Gironde: "accalmie provisoire", la chaleur menace
-
Les assureurs prennent des mesures exceptionnelles pour les victimes des incendies
-
La Bourse de Paris profite de la chute des prix du pétrole
-
Gaza: une jeune femme brille lors des épreuves du bac, les premières depuis 2023
-
Baleines en danger, pélicans affamés et requins en nombre: la Californie souffre de la canicule marine
-
PGA: Jackson Koivun résiste à Scheffler pour remporter le 3M Open
-
Athlétisme: Noah Lyles victime de "crampes" en finale du 200m des championnats US
-
Incendies en Gironde: la chaleur menace après une cinquième nuit de lutte
Européennes: la participation en très légère hausse à midi
En très légère hausse par rapport à 2019, la participation aux élections européennes s'élevait à 19,81% dimanche à midi, en métropole, pour ce scrutin qui pourrait entraîner une nette recomposition du paysage politique en Europe et en France, avec un Rassemblement national (RN) largement favori face au camp d'Emmanuel Macron.
En 2019, pour la première fois depuis 25 ans, les Français s'étaient remobilisés: le pourcentage de votants au scrutin européen avait atteint 50,12% pour la France entière (+8 points par rapport à 2014). Ce sursaut s'était également reflété au niveau européen.
Dimanche, à Toulouse, Martine Dorian, électrice de 76 ans, a jugé "essentiel de voter" car "si demain il n'y a plus d'Europe, il n'y a plus de France".
A Lyon, Solange Gacogne, 82 ans, a "dit à (ses) enfants et petits-enfants qu'ils fallait tous qu'ils se remuent". "Ceux qui ne votent pas n'ont rien à dire", a commenté Albert Coulaudon, 83 ans, dans le village de Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme).
Dans les territoires d'Outre-mer, qui ont commencé à se rendre aux urnes pour certains dès samedi, la participation est toutefois en légère baisse par rapport à 2019, d’après les premiers chiffres officiels.
Ainsi à La Réunion, les autorités recensaient 10,29% de votants à 12H00 heures locales (10H00 à Paris), contre 13,43% en 2019. "C'est dommage que les gens boudent les urnes comme ça", a regretté Kevin Moutoussamy, 22 ans
En Nouvelle-Calédonie, la majorité des bureaux de vote ont ouvert, mais le scrutin s'est déroulé sous haute sécurité après les récentes émeutes et alors qu’autour de Nouméa des barrages perturbaient toujours la circulation. Les européennes, "ici ce n’est pas le souci majeur, on n'est pas concernés", a estimé Gaëtan Kohueinui, rencontré sur un barrage indépendantiste.
- Vote des têtes de liste -
La plupart des têtes de liste ont voté avant midi, comme Jordan Bardella (RN) à Garches dans les Hauts-de-Seine, l'écologiste Marie Toussaint à Bordeaux, François Xavier-Bellamy (LR) à Versailles, la macroniste Valérie Hayer à Laval ou encore Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) à Paris.
Marine Le Pen a voté dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et le Premier ministre Gabriel Attal à Vanves (Hauts-de Seine). Emmanuel Macron doit voter à la mi-journée au Touquet.
Plusieurs voix au sein de La France insoumise (LFI) s’inquiétaient d’éventuelles irrégularités. "Soyez vigilants, alertez-nous de tous les dysfonctionnements", a écrit sur X le coordinateur du mouvement Manuel Bompard. Sollicité, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité faire de commentaires, à ce stade.
Les instituts de sondage communiqueront leurs premières estimations de résultats à 20H00 (en métropole) à la fermeture des derniers bureaux des grandes villes.
Sur pas moins de 38 listes, au mieux sept d'entre elles semblent susceptibles de franchir le seuil de 5% requis pour obtenir des eurodéputés.
Plus de 49 millions de Français sont appelés à élire leurs 81 eurodéputés pour les cinq années à venir.
Dans tous les scénarios, la victoire semble promise à la liste RN de Jordan Bardella qui caracole en tête des sondages depuis des mois et pourrait augmenter de près de dix points son score déjà haut de 2019 (23,34%).
L'ensemble des listes d'extrême droite pourraient frôler les 40% et s'imposer dans des électorats jusque-là rétifs, retraités ou cadres.
Surfant sur sa popularité à coups de selfies et de vidéos sur les réseaux sociaux, Jordan Bardella a fait du scrutin un "référendum anti-Macron", sans être pénalisé par la guerre en Ukraine ou le débat un peu laborieux face à Gabriel Attal.
- La majorité sur la défensive -
En face, la majorité a tenté de démonter ce qu'elle appelle le "Frexit caché" du RN.
Mais la liste menée par Valérie Hayer, eurodéputée sortante peu connue, a peiné à mobiliser l'électorat pro-européen d'Emmanuel Macron.
Ceci en dépit des interventions multiples du chef de l'Etat, depuis son discours de la Sorbonne sur l'avenir de l'Europe jusqu'à son interview télévisée le soir des commémorations du Débarquement, jeudi, dénoncé par les oppositions.
Dissolution, remaniement, coalition avec les Républicains... Jusqu'à présent, le chef de l'Etat a semblé écarter toute conséquence "nationale" de ce scrutin "européen" et pourrait renvoyer tout cela à l'automne après les Jeux olympiques.
En attendant, il passera la soirée électorale à l'Elysée, entouré de conseillers. Il n'est pas exclu qu'il réunisse aussi les chefs du camp présidentiel.
Donnée autour de 15%, la liste de la majorité est même sous la menace de celle du PS-Place publique, qui devrait enregistrer une nette progression par rapport à 2019.
- Ambiance tendue à gauche -
L'avance de cette liste sur celle de LFI sera scrutée de près. Manon Aubry a, pendant la campagne, accusé Raphaël Glucksmann de "trahir" l'alliance de gauche Nupes signée en 2022 et qui a explosé à l'automne dernier.
Jean-Luc Mélenchon compte sur une dynamique favorable en cette fin de campagne, marquée par des coups d'éclat à l'Assemblée sur le soutien à Gaza pour tenter de mobiliser un électorat jeune et aller au-delà des enquêtes les plaçant autour de 8,5% (contre 6,31% en 2019).
Les écologistes pourraient faire les frais de cette "guerre des gauches". Donnée autour de 5%-6%, Marie Toussaint espère que les sondages les auront sous-estimés, comme en 2019 où Yannick Jadot s'était envolé à 13,48%. Le Parti communiste, mené par Léon Deffontaines, aura toutes les difficultés à atteindre les 5%.
A droite, en dépit de quelques coups d'éclat, François-Xavier Bellamy aura du mal à dépasser les 8,48% de 2019, qui avaient ouvert une crise au sein du parti.
T.Bondarenko--BTB