-
"Non à la guerre": Pedro Sanchez tient tête à Trump et reçoit le soutien des Européens
-
Adidas sanctionné en Bourse, minimise l'impact du conflit au Moyen-Orient
-
Avant les JO-2028, la Turquie naturalise à tout-va
-
Avec le "Made in Europe", Bruxelles veut accélérer la lutte pour la réindustrialisation
-
France: un mois de février "historique" et "anormalement" chaud et pluvieux
-
Moyen-Orient: l'Europe rebondit après deux séances dans le rouge, le gaz se détend
-
La Chine ouvre sa grand-messe politique annuelle
-
France: l'essence prend quelques centimes, en lien avec la guerre au Moyen-Orient
-
La France prévoit une réunion rapide du G7 Finances sur le Moyen-Orient
-
La guerre de la désinformation fait aussi rage au Moyen-Orient
-
F1: "Personne ne sera prêt à Melbourne", affirme Pierre Gasly
-
Birmanie: les automobilistes se ruent sur l'essence en pleine guerre au Moyen-Orient
-
France: hausse des prix du carburants, en lien avec la guerre au Moyen-Orient
-
Municipales 2026: à Lille, six candidats face-à-face se disputent l'après-Aubry
-
Les Rafale dopent les résultats de Dassault en 2025 dans un contexte "incertain"
-
Le Texas donne le ton des élections de mi-mandat avec des primaires sous tension
-
Moyen-Orient: la flambée des hydrocarbures secoue les Bourses asiatiques, l'Europe tente un rebond
-
Moyen-Orient: la France prévoit une réunion du G7 Finances "sans doute en début de semaine prochaine"
-
Grèce: les dirigeants de l'ex-parti néonazi Aube dorée reconnus coupables en appel
-
Carburants en France: le gouvernement s'attend à une "hausse de quelques centimes" et prévoit des contrôles
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes temporisent après deux séances de chute
-
Crise oblige, les Chinois craquent pour l'occasion et les prix bas
-
Au milieu des géants du Salon du mobile, des téléphones différents tentent de se démarquer
-
Automobile: humain ou autonomie, pour conduire, il faut choisir
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes devraient faire une pause, après deux séances de chute
-
De la maison de campagne à la mairie, les propriétaires de résidences secondaires s'immiscent dans les municipales
-
Le Japon envisage d'enfouir des déchets nucléaires sur une île isolée du Pacifique
-
L'Europe a une carte à jouer avec les applications IA pour l'industrie, juge le géant des logiciels SAP
-
Marchés en Asie: les Bourses chutent, le pétrole toujours en hausse
-
Dans le lagon de Mayotte après Chido, il faudra "10 à 15 ans" pour retrouver des récifs coralliens à l'identique
-
Tennis: Alcaraz se présente invaincu à Indian Wells
-
NBA: Wembanyama sans forcer, les Cavaliers s'offrent les Pistons
-
Bruxelles dévoile son plan très attendu sur le "Made in Europe"
-
Grèce: verdict attendu dans le procès en appel du parti néonazi Aube dorée
-
Rugby: Dave Rennie nommé à la tête des All Blacks avant le Mondial-2027
-
Coupe de France: Strasbourg en demi-finales en battant Reims
-
Coupe du Roi: le Barça frôle l'exploit, l'Atlético qualifié pour la finale
-
Encore très peu de vols au Moyen-Orient, évacuations en cours
-
Mondial-2027: secouées, les Bleues renversent l'Irlande grâce à Melvine Malard
-
Wall Street s'inquiète des conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient
-
Macron envoie le Charles de Gaulle et d'autres renforts militaires au Moyen-Orient
-
Trump menace de "cesser tout commerce" avec l'Espagne, "très peu coopérative"
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, Trump dit avoir "presque tout détruit"
-
Affaire Epstein: Bill Clinton s'est expliqué sur une photo de lui dans un jacuzzi
-
Auchan devant la justice pour ses services en ligne jugés inaccessibles aux malvoyants
-
Toujours moins bien payées que les hommes, les femmes cadres doivent "oser" négocier
-
Argentine: début du procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible" selon l'accusation
-
Les vidéos de guerre générées par IA doivent l'indiquer, annonce le réseau X
-
Guerre au Moyen-Orient: Macron envoie des renforts, l'Iran premier responsable
-
Guerre au Moyen-Orient: moqués, les influenceurs français à Dubaï face au retour de bâton
Ukraine: un militaire russe plaide coupable de crime de guerre à un premier procès à Kiev
Un militaire russe a plaidé coupable mercredi d'avoir abattu un civil ukrainien, devant un tribunal à Kiev où se tient le premier procès pour crime de guerre depuis le début de l'entrée en Ukraine de troupes de Moscou.
Crâne rasé et vêtu d'un sweat-shirt à capuche, Vadim Chichimarine, 21 ans, a été transféré en début d'après-midi au tribunal de district Solomiansky, où il comparaissait enfermé dans un box vitré.
Après la lecture de l'acte d'accusation par le procureur, le juge lui a demandé s'il reconnaissait les faits "dans leur intégralité".
"Oui", a-t-il répondu.
Accusé de violation du droit de la guerre et assassinat, le militaire, originaire d'Irkoutsk en Sibérie, encourt la prison à perpétuité.
Après une courte intervention de son avocat, l'audience a été suspendue. Elle reprendra jeudi avec l'audition de l'accusé, de la veuve de sa victime et de deux autres témoins.
Ce procès, qui devrait être rapidement suivi par plusieurs autres, a valeur de test pour le système judiciaire ukrainien, au moment où les institutions internationales mènent leurs propres enquêtes sur les exactions commises depuis le début de l'invasion russe.
De nombreux journalistes internationaux se massaient mercredi dans les minuscules salles du tribunal pour suivre cette audience retransmise en direct sur internet.
- "Ordre de tirer" -
Selon l'accusation, le sergent Vadim Chichimarine commandait une petite unité au sein d'une division de chars quand son convoi a été attaqué le 28 février, quatre jours seulement après le début de l'invasion.
Avec quatre autres militaires, il avait alors volé une voiture. Près du village de Choupakhivka, dans la région de Soumy (nord-est), ils avaient croisé un homme de 62 ans, qui poussait son vélo tout en téléphonant.
"L'un des militaires a dit à l'accusé de tuer le civil afin qu'il ne les dénonce pas", selon les services de la procureure générale. Vadim Chichimarine a alors tiré avec une kalachnikov depuis la fenêtre du véhicule et "l'homme est mort sur le coup, à quelques dizaines de mètres de son domicile", ont-ils ajouté.
Début mai, les autorités ukrainiennes avaient annoncé son arrestation sans donner de détail, tout en publiant une vidéo dans laquelle Vadim Chichimarine disait être venu combattre en Ukraine pour "soutenir financièrement sa mère".
Concernant les accusations à son encontre, il expliquait: "J'ai reçu l'ordre de tirer, je lui ai tiré dessus une fois. Il est tombé et nous avons continué notre route".
A la sortie du tribunal, le procureur Andriï Syniouk a précisé aux médias que le Russe n'avait pas "reçu un ordre, mais une instruction de la part de quelqu'un qui n'était pas son supérieur et qu'il n'était pas tenu d'écouter".
Interrogé sur la reconnaissance de culpabilité du jeune militaire, son avocat, Victor Ovsiannikov, a estimé qu'elle "reflétait son attitude personnelle envers le crime".
"Pour ma part, j'ai quelques doutes sur la qualification du crime", a-t-il dit, laissant entendre qu'il pourrait contester les chefs d'accusation retenus contre le jeune soldat.
- 11.000 enquêtes -
Ce procès envoie un "message clair: aucun bourreau, aucune personne ayant ordonné ou aidé à commettre des crimes en Ukraine n'échappera à la justice", avait dit sur Twitter la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova en amont de l'audience.
Ses services ont, selon elle, déjà ouvert plus de 11.000 enquêtes pour crimes de guerre et identifié 40 suspects.
Un autre procès doit ouvrir jeudi dans le nord-est du pays: celui de deux militaires russes accusés d'avoir tiré des roquettes sur des infrastructures civiles dans la région de Kharkiv, la deuxième ville du pays.
"Ces procédures sont beaucoup plus rapides que d'habitude", quand il faut parfois cinq ans entre un crime et un verdict, selon Olexandre Pavlitchenko, directeur de la branche ukrainienne de l'association de défense des droits humains Helsinki Group. "C'est probablement parce que les motivations sont à la fois légales et politiques", a-t-il dit à l'AFP.
Pour lui, la question est donc de savoir si "on aura un vrai processus judiciaire ou juste une représentation théâtrale pour le public". Et la réponse dépendra, selon lui, du sort réservé au sergent Chichimarine après le verdict: purgera-t-il sa peine en Ukraine ou bénéficiera-t-il d'un échange de prisonniers ?
Sans attendre la sentence, ses proches, interviewés par la presse russe, ont commencé à plaider en ce sens. "On est dans une guerre de l'information", a déploré son père Evguéni, cité dans le journal Nastoïachtchee Vremia, en demandant son retour.
K.Brown--BTB