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Législatives: les candidatures closes vendredi soir
Les candidats aux législatives ont jusqu'à ce vendredi 18H00 pour déposer leur déclaration signée et se lancer dans la course à l'Assemblée nationale, dont la majorité sortante est donnée favorite.
Si les principales formations politiques ont déjà publié la liste des investis, des surprises ne sont pas exclues, comme une candidature de François Hollande en Corrèze, ou des candidats sans étiquette, des dissidents, des remplaçants au pied levé ou des désistements se produisent pendant la journée.
La journée est également suspendue à la possible annonce du gouvernement de la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, qui se fait attendre.
Avec cette clôture des candidatures dans les 577 circonscriptions, la campagne officielle va pouvoir démarrer le 30 mai, avant le premier tour du 12 juin.
La déclaration en préfecture doit inclure les nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession du candidat, qui ne peut se présenter dans deux circonscriptions différentes. Le suppléant, qui peut être appelé à remplacer l'élu au cours de la législature, doit présenter les mêmes informations.
Le ministère de l'Intérieur devrait dévoiler lundi les listes complètes des candidats par circonscription. Il y a cinq ans, ils étaient au total 7.882 à se présenter aux législatives, soit près de 14 par circonscription et 1.300 de plus que cinq ans auparavant.
Nouveau venu dans le paysage politique français, le parti présidentiel LREM avait alors obtenu la majorité absolue, avec ses alliés du MoDem. Emmanuel Macron, reconduit à l'Elysée pour cinq ans lors de la présidentielle d'avril, espère disposer d'une nouvelle majorité absolue pour mener à bien son programme.
- Confédérations et alliances -
La majorité présidentielle centriste se présente cette fois-ci sous la forme d'une "confédération" appelée Ensemble!, qui regroupe LREM et ses alliés Agir, MoDem et la nouvelle formation de centre-droit Horizons, lancée par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. Elle a investi 553 candidats.
Face à elle, cette alliance aura le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, qui a obtenu le score le plus élevé jamais réalisé par l'extrême droite lors du second tour de la présidentielle le 24 avril (41,45%).
Pour les élections de juin, le RN lance 569 candidats, mais sans accord avec Reconquête!, le parti du polémiste Eric Zemmour (550 candidats), ou Debout la France, celui du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.
La gauche, en revanche, part unie contrairement à la présidentielle d'avril. Sous l'égide du troisième homme du scrutin - l'insoumis Jean-Luc Mélenchon qui a appelé les Français à l'"élire Premier ministre" lors des législatives - elle s'est rassemblée sous la bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui a investi 546 candidats.
Cette alliance, qui rassemble LFI, PS, écologistes et PCF, espère ravir la majorité afin notamment d'empêcher Emmanuel Macron de mener sa réforme des retraites.
Quant aux Républicains, laminés lors de la présidentielle, ils comptent notamment sur l'ancrage local de leurs candidats pour éviter un autre effondrement lors des législatives.
Pour l'instant, les instituts de sondages se risquent peu à faire des projections sur le nombre de sièges qui seront attribués à chaque formation lors des législatives, estimant qu'il est encore trop tôt.
Ils attribuent à la Nupes une victoire d'une courte tête en intentions de vote (27,5 à 28%) devant la majorité présidentielle (26-27%) et le RN (21,5-23%).
Pour le second tour du 19 juin, les rares enquêtes d'opinion à donner des projections en sièges pronostiquent une victoire pour Ensemble!, même si la fourchette basse est proche des 289 sièges nécessaires pour la majorité absolue.
La participation sera l'un des enjeux de ces législatives, après l'abstention record atteinte lors du second tour en 2017 (57,56%), soit moins d'un électeur sur deux qui s'était rendus aux urnes.
Selon un sondage Elabe publié mercredi, seuls 47% des inscrits se disent pour l'instant "tout à fait certains d'aller voter".
Une faible participation aux législatives de juin aurait un impact sur le scrutin, éliminant pratiquement toute possibilité de triangulaire, le candidat arrivant troisième ayant besoin de recueillir au moins le soutien 12,5% des inscrits pour passer au second tour.
O.Lorenz--BTB