-
Mayotte: la peur des expulsions éloigne les malades du VIH des soins
-
"Le soleil noir comme mes poumons": comment la corruption empoisonne en Albanie
-
Climat: des Européens sans illusions à la COP31
-
Espagne : la crise du logement, dossier brûlant des législatives anticipées
-
Dans l'Ohio, la cherté de la vie au coeur des préoccupations avant les élections
-
CAN-2025: Sénégal et Maroc rejouent leur finale face au TAS
-
Foot: Sénégal et Maroc se disputent la CAN-2025 devant le TAS
-
Mort de Margaret Hamilton, pionnière américaine en science de l'informatique et figure du programme Apollo
-
Christa Pike, condamnée réchappée d'une exécution aux États-Unis, a failli être débranchée
-
Samsung prévoit un bénéfice trimestriel vertigineux porté par le boom de l'IA
-
Nobel de littérature 2026 : une plume d'Amérique latine pressentie
-
Le Parlement italien vote sur la loi électorale, un test pour Meloni
-
Budget 2027 : tension sur les retraites dès les premiers débats
-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
-
Mobilisation lycéennes: les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
"Plus jamais Bolsonaro": des milliers de manifestants avant le second tour au Brésil
-
Espagne: vive émotion après la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la crise du logement
-
Attaque du 7 octobre: le chancelier allemand promet de lutter contre l'antisémitisme
-
Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour éviter l'escalade
-
Le chef du Pentagone visite un porte-avions revenu du Moyen-Orient après des tentatives de suicide à bord
-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
-
La condamnée réchappée d'une exécution aux Etats-Unis a failli être débranchée
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par les inquiétudes sur les taux
-
Le Chrysler Building, icône de New York, trouve enfin preneur après des années de déshérence
-
Turquie : manifestations à Izmir, un bastion de l'opposition dont le maire fait défection
-
Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
-
Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
-
Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens
-
Face à l'Acropole, Marco Rubio promeut la puissance américaine et appelle l'Europe à sortir de "sa torpeur"
-
Lecornu joue l'apaisement avec les lycéens, annonce des mesures pour faire baisser le prix de l'essence
-
Soupçons de peste en Russie: ce que l'on sait
-
Soupçon de peste en Russie : l'OMS "pas en mesure" de mener une évaluation complète des risques
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis, a repris connaissance et parvient à parler
-
La Bourse de Paris en forte baisse, les taux d'emprunt français remontent
-
La plus grande colonie de manchots du monde victime du changement climatique, montre une étude
-
Éthiopie: des troupes érythréennes se déploient dans le nord du Tigré
-
Le gouvernement essuie un revers dès l'arrivée du budget en commission à l'Assemblée
-
"Pas de risque de diffusion" de la peste en Europe, dit la directrice du centre de référence à l'Institut Pasteur
-
Turquie : le maire d'Izmir quitte l'opposition pour rejoindre le parti au pouvoir
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas a fait 420 km à vélo de la Malaisie à Singapour
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis a repris connaissance
-
La justice ferme une plateforme d'échanges de photos intimes volées à des milliers de femmes
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine, selon Interpol
-
Transition écologique : la Cour des comptes appelle à "mieux dépenser"
-
Pour le chimiste français Henri Kagan, un Nobel longtemps attendu
-
Royaume-Uni: Royal Mail annonce jusqu'à 2.500 suppressions de postes
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA
-
Boissons énergisantes: des parlementaires demandent l'interdiction aux moins de 16 ans
-
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
Géorgie: Zourabichvili, la présidente sortante pro-UE qui défie le gouvernement
Ancienne diplomate française, Salomé Zourabichvili a quitté cette carrière confortable pour naviguer dans les eaux tumultueuses de la politique géorgienne. Cheffe de l'Etat depuis 2018, elle défie le gouvernement en se présentant comme la "seule présidente légitime", malgré l'investiture de son successeur.
Le mandat de Mme Zourabichvili, a expiré dimanche matin après la prestation de serment de son successeur, l'ex-footballeur Mikheïl Kavelachvili, loyal au parti au pouvoir, le Rêve géorgien.
Après avoir laissé entendre qu'elle pourrait rester dans le palais présidentiel, cette femme brune de 72 ans a finalement annoncé quitter le lieu, tout en se disant "la seule présidente légitime" du pays, et promettant de rejoindre les manifestants qui depuis des semaines protestent quotidiennement dans les rues de Tbilissi.
"Je vais quitter le palais présidentiel pour me tenir à vos côtés, portant avec moi la légitimité, le drapeau et votre confiance", a-t-elle dit face à une foule de quelques milliers de partisans, dont certains se disaient déçus de sa décision de quitter le siège de la présidence.
Mme Zourabichvili conteste la désignation de M. Kavelachvili à la tête de l'Etat par un collège d'électeurs contrôlé par le Rêve géorgien. Elle réclame aussi de nouvelles élections législatives, après celles, jugées truquées, d'octobre.
Elle était devenue la première femme présidente de la Géorgie en 2018 -- un poste dont les pouvoirs venaient d'être réduits -- alors avec le soutien de Bidzina Ivanichvili, l'homme le plus riche du pays et fondateur du Rêve géorgien.
Le même parti est aujourd'hui honni par les manifestants pro-UE qui protestent sans relâche depuis des semaines à Tbilissi, avec le soutien de Mme Zourabichvili.
Car lorsque le gouvernement a commencé à s'éloigner des ambitions de ce pays du Caucase de rejoindre l'UE, Salomé Zourabichvili a rejoint les rangs des détracteurs du pouvoir.
Elle a opposé son veto, sans succès, à plusieurs lois jugées liberticides ciblant la société civile, les médias et les personnes LGBT+.
Après les législatives du 26 octobre, remportées par le Rêve géorgien mais dénoncées par l'opposition, elle a pris fait et cause pour le mouvement de protestation pro-européen, se présentant comme "seule institution légitime" du pays.
"Faites affaire avec nous, nous représentons la population géorgienne", plaidait encore dans un entretien à l'AFP début décembre celle qui accuse ses adversaires politiques de faire le jeu de la Russie, puissance régionale historique.
- "Voie européenne" -
Défiant le Rêve géorgien, Mme Zourabichvili s'est mêlée à plusieurs reprises aux manifestations à Tbilissi, sous les applaudissements de la foule, qui scandait son nom.
A l'étranger, elle s'était imposée ces derniers mois comme l'interlocutrice privilégiée des Occidentaux. Elle était début décembre à la cérémonie de réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, disant s'être entretenue à cette occasion de "l'élection volée" avec Donald Trump et Emmanuel Macron.
Elle est née à Paris dans une famille de réfugiés géorgiens ayant fui les bolcheviques. L'un de ses aïeux, Niko Nikoladzé, était un éminent écrivain libéral et membre d'un mouvement prônant l'indépendance de la Géorgie de l'Empire russe.
Après des études de sciences politiques, Salomé Zourabichvili a choisi la carrière diplomatique qu'elle a suivie pendant près de 30 ans avec des postes aux Nations unies, à Washington ou au Tchad. Elle a terminé cette carrière en tant qu'ambassadrice de France à Tbilissi en 2004.
- "Combat politique" -
Après la révolution des Roses de novembre 2003 en Géorgie, qui avait provoqué la chute du président Edouard Chevardnadzé, elle est nommée ministre des Affaires étrangères du nouveau dirigeant du pays, le réformateur pro-occidental Mikheïl Saakachvili, aujourd'hui un opposant controversé qui est en prison.
Elle se fait rapidement des ennemis dans les rangs du nouveau pouvoir, qu'elle accuse de dérive autoritaire.
Elle est limogée en 2005, malgré des manifestations de soutien. Elle rejoint l'opposition en tant que députée et devient l'une des critiques les plus féroces de M. Saakachvili.
Elle quitte la politique en 2010 pour travailler pendant cinq ans pour le groupe d'experts des Nations unies chargé du suivi de l'Iran, désabusée par la situation dans son pays.
Elle soutient ensuite publiquement le Rêve géorgien et retourne au Parlement en 2016 en tant qu'indépendante. Après avoir renoncé à sa nationalité française, elle est élue présidente en 2018.
"Je dois m'engager dans un combat politique qui ne m'a jamais attirée, que je n'ai jamais pratiqué, et qui m'est imposé", écrivait-elle dans son livre "Une femme pour deux pays", publié en France en 2006.
C.Meier--BTB