-
Intempéries: quatre départements méditerranéens en vigilance orange
-
Avant les élections, Israël rend hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre
-
Foot : Scaloni salue la der de son "inimitable" chef d'orchestre Messi
-
Foot : entre émotion et gratitude, Messi encore buteur fait ses adieux à l'Albiceleste
-
Colère des lycéens: journée test mercredi après une mobilisation massive
-
Avant les élections, Israël commémore l'attaque du 7 octobre
-
La thérapie génique ou les hormones du sommeil? Nobel de chimie mercredi
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis et l'OMS réclament de la transparence
-
Paramount Skydance finalise l'acquisition de Warner Bros Discovery, le nouveau groupe renommé Skydance
-
Ligue des nations: Merino sauve l'Espagne en Croatie et envoie la Roja en quarts
-
Wall Street clôture en hausse, le S&P 500 et le Nasdaq au sommet
-
Ligue des nations: le roi Kane porte encore l'Angleterre
-
Québec : le nouveau dirigeant indépendantiste ne prêtera pas allégeance à Charles III
-
Liège, épicentre de la colère des lycéens belges, en soutien de leurs enseignants
-
Foot: Ronaldo s'excuse pour son comportement, ouvre la porte à un retour en sélection
-
Le gouvernement critique un budget RN "en carton-pâte", qui "raserait gratis"
-
Soupçon de peste en Russie: à Irkoutsk, "personne n'a l'air de s'en soucier"
-
"J'ai dû payer pour travailler": des saisonniers marocains dénoncent leur condition d'esclave moderne
-
Cisjordanie: un photographe de l'AFP roué de coups par des colons israéliens
-
Le Sénégal reporte la rentrée scolaire à cause d'inondations et fortes pluies
-
Intempéries: le Gard et l'Hérault en vigilance orange, les Bouches-du-Rhône et le Var mercredi
-
"Besoin de changement": les lycéens mobilisent et appellent à poursuivre le mouvement
-
Tim Cook salue l'action de l'UE sur la protection des enfants en ligne
-
Bolivie : narcotrafic et lutte pour le pouvoir au cœur de la chute du procureur général
-
"Un bruit assourdissant": le crash d'un avion militaire au Nigeria fait 25 morts
-
"La police n'est pas violente, ça crève les yeux!": dans les cortèges, des lycéens remontés contre les forces de l'ordre
-
Le dirigeant catalan Carles Puigdemont peut rentrer en Espagne après des années d'exil
-
Syrie: plus de 2.000 proches de jihadistes toujours aux mains des Kurdes
-
Guerre en Ethiopie: dans un hôpital de Mekele, au Tigré, des enfants amputés, la douleur partout
-
Judo: à 20 ans, Boulemtafes confirme son émergence avec un premier podium mondial
-
Mouvement lycéen: plus de 250.000 manifestants dans les rues, la mobilisation appelée à se poursuivre
-
Après des années de guerre, le soutien à Netanyahu entamé dans le nord d'Israël
-
Mali: l'armée reprend la ville stratégique de Kidal, désertée par les rebelles
-
La Finlande demande à Google de suspendre la construction de ses centres de données
-
7-Octobre : une élue de la gauche radicale française sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Inde : le chef de l'opposition brièvement interpellé dans une marche contre la Commission électorale
-
"Avec un budget Le Pen on rêverait en couleurs et on raserait gratis", estime Lescure
-
Eurovision : la République tchèque se retire, invoquant des coupes budgétaires
-
IA : Mistral tente de revenir dans la course avec son nouveau modèle
-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Vaste opération des secours bulgares après le naufrage d'un cargo attaqué par des drones en mer Noire
-
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté pour espionnage et trahison
-
Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos en Antarctique
-
Mouvement lycéen: plusieurs dizaines de milliers de manifestants en France, le cortège s'élance à Paris
-
Tennis: à 39 ans, Djokovic décroche à Pékin son 102e titre après l'abandon d'Alex de Minaur
-
Plus rien ne s'oppose au retour en Espagne du dirigeant catalan Carles Puigdemont
-
Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București
-
Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition
A Brest, la fac va former plus de dentistes pour faire face à la pénurie
"Mais ils sont où les dentistes?" Dans le Finistère, trouver un chirurgien-dentiste relève du défi: les urgences dentaires sont débordées et des patients doivent parfois faire plus d'une heure de route pour soigner une carie. Face à cette pénurie de praticiens, la fac va former plus.
"Si je ne suis pas pris aujourd'hui, je pète une durite", lâche Antoine Touahri, 18 ans, adossé à la porte des urgences dentaires du CHU de Brest.
Atteint d'une inflammation des gencives, le jeune demandeur d'emploi aux yeux cernés a roulé pendant une heure et demie depuis le Cap Sizun pour rejoindre Brest avant l'ouverture du service. Au vu de l'affluence, on lui a demandé de repasser l'après-midi.
"J'ai eu un dentiste quand j'étais petit et il est mort. Dans mon coin, y a personne à part des vaches", raconte le jeune homme, qui n'a pas consulté depuis ses 12 ans.
Un dentiste, Mélanie Glaçon, 37 ans, qui attend pour un abcès, en a aussi eu un dans le passé, mais "il est parti à la retraite". "Ça fait un an que je suis sur liste d'attente. Les dentistes ne prennent pas de nouveaux patients", raconte cette habitante de la presqu'île de Crozon.
Depuis 2019, la fréquentation des urgences de Brest est passée de 4.000 à "plus de 13.000" patients par an, selon Sylvie Boisramé, doyenne de la faculté d'odontologie de Brest. "Et on ne peut pas prendre tout le monde parce que nous ne sommes pas assez nombreux", précise-t-elle.
- "Pas assez de praticiens"-
Avec un chirurgien-dentiste pour 1.437 habitants dans le Finistère, voire un pour 1.708 habitants dans les Côtes d'Armor, la charge de travail des dentistes bretons atteint parfois le double de la moyenne nationale (831 patients par an et par dentiste en moyenne).
Résultat: la plupart des communes bretonnes sont classées en rouge (zones très sous-dotées), comme d'ailleurs la grande majorité du territoire français. Même à Brest, ville en zone "intermédiaire" (ni sous-dotée ni sur-dotée), trouver un dentiste qui accepte de nouveaux patients est devenu mission impossible.
"Il y a la meilleure couverture sociale de tous les temps en dentaire, mais il n'y a pas assez de praticiens pour répondre à la demande. Je comprends que le patient râle", constate Gilles Gourga, président du conseil régional de l'ordre des chirurgiens-dentistes de Bretagne.
Dans certaines zones, les dentistes eux-mêmes frôlent le burn-out, selon Mme Boisramé, qui se souvient d'un jeune praticien "en souffrance" dans le Morbihan, à force de devoir refuser des patients.
Alors que l’accroissement et le vieillissement de la population ont augmenté la demande de soins dentaires, la France compte un nombre de dentistes par habitant nettement inférieur à la moyenne européenne, selon un rapport de l'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé.
Et les nouveaux praticiens, dont la moitié sont formés à l'étranger (Espagne, Portugal, Roumanie, etc.), sont plus souvent salariés et "travaillent moins en temps", pointe M. Gourga.
- "Former plus"-
Dès lors, "le sujet numéro un, c'est qu'il faut former plus de chirurgiens-dentistes en France", estime le Pr. Boisramé, qui a entrepris d'augmenter de 40%, à la rentrée 2025, les effectifs de la prochaine promotion d’odontologie.
"Ça va être un peu serré", reconnaît-elle, alors que cette spécialité n'occupe qu'un simple couloir dans le bâtiment de la faculté de médecine.
Afin de "mieux mailler le territoire", la doyenne plaide aussi pour l'ouverture de salles de soins dentaires dans les hôpitaux de proximité, où des étudiants effectueraient leur stage de dernière année. "On sait qu'un étudiant qui est bien dans son dernier stage s'installe à proximité", explique-t-elle.
L'expérience, déjà menée avec succès à Carhaix (Finistère), doit s'étendre à Quimper à la rentrée, avant de possibles répliques à Lorient (Morbihan) et Saint-Brieuc.
Vianney Descroix, président de la conférence des doyens d'odontologie, va plus loin et plaide même pour une dose de "coercition" dans l'installation des jeunes dentistes pour lutter contre la désertification médicale.
"Ça ne me choquerait pas qu'on dise à un jeune diplômé: les deux prochaines années, vous allez travailler à tel endroit. En Allemagne, ça se fait déjà", dit-il.
H.Seidel--BTB