-
Un Américain salué pour son "héroïsme" après une tuerie scolaire qui relance le débat sur les armes à feu
-
À l'ONU, aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Guterres
-
Journée test pour la convergence des "colères", entre jeunes et gilets jaunes
-
Émotion et show millimétré, Céline Dion quitte Paris... avant de revenir
-
Climat : le Giec en crise en amont de la publication de son prochain rapport
-
Ligue 1 : Toulouse donne la leçon au Mans
-
Wall Street termine dans le rouge, rattrapée par les craintes sur l'IA
-
L'Iran réfute les accusations saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
Trump et le lobby des armes à feu louent l'intervention d'un habitant lors d'une tuerie dans une école
-
Brésil : la déforestation en Amazonie au plus bas depuis près de 40 ans
-
Malgré un rebond, la Bourse de Paris reste très en retard sur ses voisines européennes
-
A Bruxelles, les Européens à couteaux tirés sur l'immigration
-
L'Iran réfute les accusation saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
La nouvelle porte-parole de Trump prend la porte au bout de cinq jours
-
Midi Libre : la direction de la rédaction visée par une motion de défiance
-
Au bout d'une semaine, Trump pousse déjà sa nouvelle porte-parole vers la sortie
-
P. Diddy transféré dans une nouvelle prison
-
Manifestations : le gouvernement en alerte avant un 17 octobre entouré d'inconnues
-
Attaques visant le juge Youssef Badr: ouverture à Paris d'une enquête pour cyberharcèlement
-
Une journaliste américaine attaquée par des colons en Cisjordanie
-
Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi
-
Le Lac Salé en Turquie : l'assèchement des eaux et de la vie
-
Depuis son hôpital, le pape demande à Vladimir Poutine une trêve à Olechky en Ukraine
-
Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?
-
נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?
-
La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate
-
Rugby: Hyron Andrews, joueur sud-africain des Lions, retrouvé mort à la veille d'un match à La Rochelle
-
Le pape a célébré une messe à l'hôpital
-
Après le budget de l'Etat, les députés rejettent en commission celui de la Sécu
-
Νούσα Άουμπελ: Αποτυχία στην ηγεσία αντί για μια νέα αρχή — ανταποκρίνεται η δήμαρχος του Πότσδαμ στις απαιτήσεις του αξιώματός της;
-
Secoué par Trump, Zelensky se tourne une nouvelle fois vers les Européens
-
Albanie: le Premier ministre accuse "des mains étrangères" d'attiser les troubles
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé après une semaine mouvementée
-
Le futur GP de Formule 1 au Rwanda, "sportwashing" ou investissement avisé ?
-
Manifestations de samedi: Lecornu convoque une cellule de crise, désaccord sur le parcours parisien
-
Incendies en Indonésie : Singapour dénonce des entreprises comme responsables
-
Noosha Aubel: Yeni bir başlangıç yerine yönetim başarısızlığı — Potsdam Belediye Başkanı görevinin gereklerini yerine getirebiliyor mu?
-
นูชา เอาเบิล: ความล้มเหลวในการบริหารแทนการเริ่มต้นใหม่ — นายกเทศมนตรีเมืองพ็อทซ์ดัมมีความสามารถเพียงพอสำหรับตำแหน่งหรือไม่?
-
"Comme en France" ? L'Italie secouée par un début de contestation
-
Après le choc énergétique, le spectre d'une crise alimentaire mondiale (agence onusienne)
-
नूशा आउबेल: नई शुरुआत के बजाय नेतृत्व की विफलता — क्या पोट्सडाम की महापौर अपने पद की जिम्मेदारियाँ निभाने में सक्षम हैं?
-
누샤 아우벨: 새로운 출발 대신 드러난 리더십 실패 — 포츠담 시장은 과연 직무를 감당할 능력이 있는가?
-
"Les mères de Kherson", un opéra sur les enfants ukrainiens pour "réveiller" l'Occident
-
ヌーシャ・アウベル:再出発どころか指導力の欠如――ポツダム市長に、その職責を果たす能力はあるのか?
-
Les gisements français de coquilles Saint-Jacques se portent "globalement bien", selon l'Ifremer
-
noosha-aubel-lingdao-shibai-bocitan-shizhang-nengfou-shengren
-
نوشا أوبل: فشل قيادي بدلًا من بداية جديدة — هل رئيسة بلدية بوتسدام على قدر مسؤوليات منصبها؟
-
Ukraine: la municipalité de Kiev installe son premier abri antiaérien dans la rue
-
Нуша Аубель: провал управління замість нового початку — чи відповідає обербургомістерка Потсдама своїй посаді?
-
Taux français: une intervention de la BCE ne se justifie pas, estime le gouverneur de la Banque de France
En Equateur, Leonidas Iza, l'indigène au poncho rouge qui défie le gouvernement
Obstiné, le verbe haut et toujours enveloppé dans son poncho rouge, Leonidas Iza a forgé son leadership dans le feu des manifestations indigènes de 2019, qui firent onze morts et plus d'un millier de blessés en Equateur. Aujourd'hui, il est de retour dans la rue, à la tête d'une mobilisation massive qui accule le président Guillermo Lasso.
Soit le président conservateur accepte de mettre en oeuvre les mesures exigées par le mouvement autochtone pour alléger le coût de la vie -qui frappe durement les communautés rurales-, soit lui et son peuple resteront à Quito, une ville semi-paralysée depuis plus d'une dizaine de jours par les manifestations.
"Si (l'exécutif) ne résout pas ce problème, des fleuves de personnes continueront à affluer dans la capitale", a défié M. Iza, à la tête d'une armée de près de 14.000 hommes et femmes capables, lances et bâtons à la main, de faire trembler un gouvernement.
Iza, 39 ans, est un Kichwa du peuple Panzaleo, vivant dans les provinces de Cotopaxi et Tungurahua, au cœur des Andes équatoriennes.
Son poncho rouge, son feutre noir, sa longue tresse brune qui lui tombe dans le dos et son verbe enflammé le distinguent parmi tous les indigènes. Têtu et obstiné, Iza est accusé par le gouvernement d'être un "anarchiste", mais son peuple voit en lui un représentant fidèle et charismatique de ses causes.
"Tout gouvernement qui arrive va devoir composer avec la position du mouvement indigène et des secteurs populaires", a-t-il déclaré à l'AFP avant l'élection présidentielle de 2021.
- "Communisme indo-américain" -
Leonidas Iza veut redonner aux peuples indigènes le pouvoir des temps passés, lorsque, par leurs soulèvements populaires, ils renversaient les présidents. Ses références sont Dolores Cacuango et Transito Amaguaña, pionniers de la lutte pour les droits des indigènes au milieu du XXe siècle.
Le jeune leader, seul d'une fratrie de huit enfants à avoir étudié à l'université, a dirigé le Mouvement indigène et paysan de Cotopaxi (MICC). Cela l'a conduit en 2021 à candidater, avec deux autres Kichwas, pour la présidence de la Confédération des nationalités indigènes (Conaie), fer de lance des manifestations.
Son rôle dans les manifs de 2019 fut essentiel. Cet "octobre noir" -comme le déplorent les classes moyennes et supérieures de Quito- est raconté par Iza lui-même dans un livre qu'il a coécrit, "Estallido" (Eclat).
L'ouvrage, un plaidoyer anticapitaliste, résume le discours du leader indigène, son "communisme indo-américain ou barbarie", selon sa propre-expression.
Iza, né dans la communauté de San Ignacio, dans le Cotopaxi (sud), doit son âme de guerrier à sa mère. "Ma mère Rosa Elvira (Salazar) avait un esprit rebelle", a-t-il conté dans une interview. "Elle était toujours dans les actions communautaires, dans les mobilisations". Du coté de son père, il dit avoir hérité une "honnêteté à toute épreuve".
Le militantisme a été la force motrice d'Iza, dont l'épouse est enseignante dans une école communautaire.
Il a longtemps été membre d'organisations et associations liées à l'Eglise catholique, avant de diriger l'Union des organisations paysannes du Nord Cotopaxi (Unocan).
Après les manifestations de 2019, son nom a été mentionné comme l'un des candidats à la présidence du parti indigène Pachakutik. Le candidat à la présidentielle de 2021 sera finalement Yaku Pérez, arrivé troisième au premier tour avec 19,39% des voix, et éliminé de justesse par le candidat Lasso (19,74%).
Le puissant mouvement indigène équatorien, qui représente un million des 17,7 millions d'habitants du pays, a ainsi frôlé le pouvoir, contribuant sans doute à la frustration politique des indigènes du pays.
Dans une récente interview à l'AFP, Iza, qui se pose en "défenseur des campagnes", a affirmé qu'"ils sont en train de casser les agriculteurs" et a proposé de réduire les projets pétroliers pour faire du pays une puissance agricole.
Selon lui, "si nous parvenions à réorganiser la capacité productive nationale (...) nous pourrions nourrir une partie du monde".
J.Horn--BTB