-
Une ONG met en demeure l'État d'arrêter la "destruction massive" des renards
-
La Grèce va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
-
Le pape salue la trêve en Iran comme un "signe de vif espoir"
-
Trève au Moyen-Orient: la Bourse de Paris respire
-
Kirghizstan: avant la présidentielle, le pouvoir aux mains d'un seul homme
-
Proche de Belmondo, promoteur de Bruce Lee: la collection cinéma de René Chateau aux enchères
-
Pour ses 80 ans, EDF mobilise 240 millions d'euros pour aider les Français à passer à l'électrique
-
Mort de Matthew Perry: la "Reine de la kétamine" fixée sur son sort mercredi
-
Des voitures électriques en libre-service pour faciliter les déplacements à la campagne
-
Alimentation et grossesse: le discours inexact et alarmiste d'une influenceuse française crispe les experts
-
Dans l'assiette des Européens, 10.000 ans d'inégalités de genre
-
Cessez-le-feu en Iran: soulagement des Bourses européennes, en forte hausse
-
Vers une campagne 2027 en ligne: Gaspard G lance ses entretiens politiques
-
Commission audiovisuel public: la présidente de France Télévisions pour la dernière audition
-
Transport aérien: l'approvisionnement en kérosène mettra "des mois" pour revenir à la normale, selon l'IATA
-
La surprise d'Artémis: la Lune frappée par des météorites en temps réel
-
Cessez-le-feu en Iran: les Bourses européennes attendues en forte hausse à l'ouverture (contrats à terme)
-
Cessez-le-feu en Iran: les carburants pourraient baisser de "5 à 10 centimes très rapidement", dit l'Ufip à l'AFP
-
La Corée du Nord a tiré des missiles a deux reprises le même jour, selon Séoul
-
Marilyn Monroe, l'icône féministe derrière la star hyper-sexualisée
-
En France, la baisse des émissions de gaz à effet de serre reste "insuffisante" en 2025
-
Cessez-le-feu en Iran: le pétrole plonge sous 100 dollars, envolée des Bourses d'Asie
-
Ligue des champions: le PSG retrouve Liverpool avec l'espoir d'un scénario plus serein
-
La Corée du Nord a tiré "plusieurs missiles balistiques", selon Séoul
-
Ambulanciers privés: deux appels à la grève mercredi avec des mots d'ordre différents
-
Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France
-
L'actualisation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres
-
Au Sénat, la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA
-
Etats-Unis et Iran s'accordent pour un cessez-le-feu de deux semaines
-
Ligue des champions: Arsenal crucifie le Sporting dans le temps additionnel
-
Ligue des champions: le Bayern s'impose à Madrid, Mbappé maintient l'espoir
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux retiennent leur souffle avant l'ultimatum de Trump
-
Pershing Square fait une offre financière pour redynamiser Universal Music
-
Wall Street termine sans direction claire avant la fin de l'ultimatum de Trump
-
A l'ONU, Moscou et Pékin opposent leur veto au déblocage du détroit d'Ormuz
-
Des autochtones en cortège pour revendiquer leur droit à la terre à Brasilia
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris attendus mercredi matin en France
-
Menaces de mort: enquête ouverte après la plainte d'une journaliste contre le sénateur Thierry Meignen
-
L'opposition à une loi sur l'antisémitisme dopée par une mobilisation citoyenne
-
Séries: le final de "Hacks" est "parfait", promet Jean Smart
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sous tension avec l'ultimatum de Donald Trump
-
Cyclisme: Seixas, à nouveau phénoménal, assomme le Tour du Pays basque
-
Iran: les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris attendus mercredi en France
-
Au procès libyen, Sarkozy pointe une "erreur" de Guéant et Hortefeux
-
Kanye West interdit d'entrée au Royaume-Uni pour ses propos antisémites, son festival annulé
-
Corruption en Espagne: le procès d'un ancien proche du Premier ministre entache la réputation des socialistes
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz se baladent, Monfils dit adieu au Rocher
-
Le rappeur Offset blessé par balle en Floride
-
Kanye West interdit d'entrée au Royaume-Uni en raison de ses propos antisémites
-
Intempéries au Pakistan et en Afghanistan: le bilan s'alourdit à 188 morts
Violences à l'école: la commission parlementaire appelle à agir face à un "Etat défaillant"
Des "monstruosités" et un "Etat défaillant": la commission parlementaire sur les violences en milieu scolaire, lancée après le scandale Bétharram, a dressé mercredi le tableau sombre d'une "réalité largement occultée" et recommandé 50 mesures pour agir, dont la création d'un fonds d'indemnisation des victimes.
A l'issue de trois mois d'auditions qui ont bousculé le Premier ministre, les rapporteurs, Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) ont listé un arsenal de propositions face à ce que la présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi, qualifie dans son avant-propos de "monstruosités" auxquelles "des enfants, partout en France" ont été livrés.
Leurs recommandations sont regroupées en cinq axes ("reconnaître les victimes", "protéger les élèves", "soutenir les personnels", "lever le tabou des contrôles" et "refonder les inspections").
Parmi celles-ci: reconnaître "la responsabilité de l'Etat pour les carences" ayant permis ces violences et créer un "fonds d'indemnisation et d'accompagnement des victimes".
Ils veulent aussi lancer une mission parlementaire transpartisane chargée de propositions pour "rendre imprescriptibles certaines infractions commises sur les mineurs".
Sur les volets contrôles et inspections, les députés préconisent des contrôles "chaque année" dans les établissements avec internats du primaire et "au maximum tous les trois ans" dans le secondaire (collèges et lycées). Pour les établissements privés, ils demandent "au moins un contrôle périodique complet" tous "les cinq ans au plus".
Pour protéger les élèves, ils proposent, entre autres, d'inscrire dans le code de l'Education l'interdiction de tout châtiment corporel ou traitement humiliant. Ou de "procéder à un contrôle de l'honorabilité" du personnel et des bénévoles, "au moment de leur recrutement puis tous les trois ans".
Ils proposent aussi de "lever systématiquement le secret" de la confession s'il "porte sur des faits de violences commis sur un mineur de moins de 15 ans".
Ils veulent en outre "mettre en place une cellule nationale" pour recueillir les signalement de violences venant d'adultes, dédiée "aux personnels et représentants de parents d'élèves" en dehors de la voie hiérarchique, utilisée par les chefs d'établissements.
- "Défaut d'action" -
Parallèlement à leurs recommandations, les rapporteurs dressent un bilan sombre, après avoir auditionné "près de 140 personnes": celui de violences "largement occultées", qui persistent "dans tous les types d'établissements scolaires", et d'un "Etat défaillant" pour les contrôler, les prévenir et les traiter.
La commission d'enquête n'épargne pas le Premier ministre, qui était ministre de l'Education au moment des premières révélations sur Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).
Les députés pointent un "défaut d'action" de François Bayrou à l'époque, qui a pu laisser les violences "perdurer", alors qu'il était "informé" et "avait les moyens" d'agir.
Fatiha Keloua Hachi fustige aussi les attaques lancées par François Bayrou, lors de son audition devant la commission, contre l'ex-professeure de Bétharram Françoise Gullung, qu'il a accusée d'avoir "affabulé". Pour Mme Keloua Hachi, "l'utilisation du préjugé sexiste de la femme hystérique" pour la discréditer est "particulièrement inacceptable de la part du Premier ministre".
Les rapporteurs évoquent aussi à Notre-Dame-de-Bétharram "un véritable déchaînement de violences", qu'on "ne saurait réduire à des débordements ponctuels". La violence "était - pour partie au moins - institutionnalisée" dans cet établissement, indiquent-ils, avec "une communauté de notables au soutien indéfectible", dont des "membres du gouvernement".
Les députés soulignent en outre que Bétharram était "un cas loin d'être unique", avec souvent les mêmes "logiques à l'oeuvre" dans d'autres établissements, dont des "violences institutionnalisées sous prétexte d'excellence pédagogique".
Pour eux, ces mécanismes étaient "accentués dans l'enseignement catholique", du fait d'un "modèle éducatif explicitement plus strict, s'appuyant sur de nombreux internats" et d'une "loi du silence particulièrement prégnante".
Aujourd'hui, ces violences sont "encore invisibilisées" dans l'enseignement public, et persistent de façon "préoccupante" dans l'enseignement privé, "notamment catholique", disent-ils.
Les rapporteurs déplorent par ailleurs les "défaillances" de l'Etat, avec des contrôles "quasi-inexistants" et une prévention et des signalements "lacunaires".
Pour eux, les procédures de traitement des cas de violences sont "inefficaces pour assurer la protection des enfants".
Les outils de signalement sont "épars, opaques, inadaptés" et ne permettent pas "un suivi correct", écrivent-t-ils, appelant l'Education nationale à "prendre ses responsabilités" face aux cas de violences.
M.Odermatt--BTB