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Israël intensifie ses opérations autour de Gaza-ville
Israël a intensifié mercredi ses opérations autour de la ville de Gaza malgré la pression internationale pour mettre fin à son offensive, dénonçant les accusations de famine de l'ONU comme "fabriquées de toutes pièces".
Après près de 23 mois de guerre déclenchée en riposte à l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, Donald Trump a participé à la Maison Blanche une "réunion politique" sur le conflit.
Mais aucun détail n'a filtré dans l'immédiat sur cette rencontre qui avait été annoncée par l'émissaire Steve Witkoff comme une "grande réunion" sur "le jour d'après" à Gaza, d'où le président américain avait dit il y a quelques mois vouloir évacuer la population pour réaliser des projets immobiliers.
Sur le terrain, la Défense civile gazaouie a fait état de 38 morts dans les bombardements et les tirs israéliens à travers ce territoire assiégé, dévasté et menacé de famine selon l'ONU.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d'accès sur le terrain dans la bande de Gaza, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations de la Défense civile.
L'armée israélienne qui contrôle environ 75% de la bande de Gaza, a affirmé que ses soldats opéraient à la périphérie de Gaza-ville pour "démanteler les sites d'infrastructures terroristes".
Elle a jugé "inévitable" l'évacuation de la population de cette ville, qu'elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans ce territoire et d'où des milliers de personnes ont déjà fui.
- "La mort vous suit" -
"Les avions ont bombardé et des drones ont tiré toute la nuit", a déclaré au téléphone à l'AFP Tala al-Khatib, une habitante du quartier Zeitoun à Gaza-ville. "Nous sommes toujours chez nous, certains voisins ont fui. Mais où que vous fuyiez, la mort vous suit !"
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est sous pression croissante, tant en Israël qu'à l'étranger, pour mettre fin à l'offensive de son armée dans la bande de Gaza. Son cabinet de sécurité a approuvé début août un plan pour s'emparer de Gaza-ville, située dans le nord de ce territoire palestinien dont les quelque deux millions d'habitants ont été déplacés plusieurs fois par la guerre.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est sous pression croissante, tant en Israël qu'à l'étranger, pour mettre fin à l'offensive de son armée dans la bande de Gaza. Son cabinet de sécurité a approuvé début août un plan pour s'emparer de Gaza-ville, située dans le nord de ce territoire palestinien dont les quelque deux millions d'habitants ont été déplacés plusieurs fois par la guerre.
L'ONU estime à près d'un million le nombre actuel des habitants gouvernorat de Gaza qui comprend Gaza-ville, le chef-lieu de la bande de Gaza, et ses environs.
Le ministre de la Défense Israël Katz a menacé de détruire cette cité si le Hamas n'acceptait pas d'être désarmé et de libérer tous les otages enlevés pendant l'attaque du 7-Octobre, aux conditions d'Israël.
Mardi, des dizaines de milliers d'Israéliens avaient manifesté afin de réclamer un accord pour libérer les otages et arrêter la guerre.
Parmi les objectifs d'Israël énumérés le 10 août par M. Netanyahu figuraient notamment, outre la libération des otages et le désarmement du Hamas, "un contrôle de sécurité prépondérant" du territoire par Israël et une "administration civile pacifique non israélienne".
- "Malnutrition sévère" -
Après avoir interdit en mars l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, Israël a autorisé en mai son retour, même si elle est jugée largement insuffisante par les agences humanitaires.
Le 22 août, l'ONU a officiellement déclaré la famine dans ce territoire palestinien et en a attribué la responsabilité à Israël, en se fondant sur un rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme mandaté par les Nations unies.
Israël, qui a affirmé qu'il n'y avait "pas de famine à Gaza", a exigé mercredi que "l'IPC retire immédiatement son rapport fabriqué de toutes pièces".
Des images de l'AFP montrent quasiment chaque jour des Palestiniens dont de nombreux enfants tendant des casseroles vides à des organisations caritatives pour obtenir de la nourriture dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza.
"Quand il n'y a pas assez à manger, les enfants souffrent de malnutrition sévère, puis ils meurent lentement et douloureusement", a lancé mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU la patronne de Save de Children, Inger Ashing.
L'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP reposant sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent retenues dans la bande de Gaza dont au moins 27 sont mortes selon l'armée.
L'offensive de représailles israélienne a fait au moins 62.895 morts dans ce territoire palestinien, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.
B.Shevchenko--BTB