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Ukraine : Macron et Merz dénoncent la mauvaise volonté de Poutine et veulent des sanctions supplémentaires
Paris et Berlin ont appelé vendredi à des "sanctions supplémentaires" contre la Russie face au refus de Vladimir Poutine de rencontrer Volodymyr Zelensky pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, contrairement à ce qu'il avait promis à Donald Trump.
Le 18 août, le chef de l'Etat russe s'était "engagé auprès du président Trump" à rencontrer son homologue ukrainien, a affirmé le président français Emmanuel Macron au côté du chancelier allemand Friedrich Merz. Or si cette réunion bilatérale ne se déroule pas d'ici à lundi, "je crois qu'une fois encore, ça voudra dire que le président Poutine se sera joué du président Trump" et "ça ne peut pas rester sans réponse", a-t-il jugé.
"Cela ne me surprend pas franchement car cela fait partie de la stratégie de ce président russe d'agir de cette manière", a-t-il confié.
- "Forcer" la Russie à discuter -
En conséquence, Paris et Berlin ont assuré qu'ils pousseraient à l'adoption de sanctions supplémentaires contre la Russie.
"En ce moment, les Etats-Unis discutent intensément d'autres taxes douanières, je serais très favorable à ce que le gouvernement américain prenne cette décision et l'applique également à d'autres pays dont le gaz et le pétrole financent une grande partie de l'économie de guerre russe", a quant à lui dit le dirigeant allemand.
Les deux hommes parleront chacun de leur côté au président américain "ce week-end".
MM. Macron et Merz font écho au chef de l'Etat ukrainien, qui a appelé la veille au cours d'une visioconférence des dirigeants européens à "maintenir la pression" en vue d'une rencontre au sommet entre l'Ukraine et la Russie.
Les frappes de grande ampleur sur Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi rappellent selon M. Zelensky l'urgence d'agir. Ces bombardements ont coûté la vie à au moins 25 personnes, dont quatre enfants, selon le dernier bilan.
- Encore de "nombreux mois" de guerre -
D'après Friedrich Merz, "cette guerre pourrait encore durer de nombreux mois". "Nous devrions en tout cas nous y préparer. Nous sommes prêts", a-il affirmé vendredi.
"Maintenir cette +Coalition des volontaires+" est une donc une "priorité" du couple franco-allemand, a-t-il observé.
MM. Merz et Macron auront la semaine prochaine une réunion avec leurs homologues de la trentaine de pays prêts à apporter des garanties de sécurité à l'Ukraine, pour éviter une reprise du conflit une fois que celui-ci aura pris fin.
D'ici là, dans une déclaration commune, Paris et Berlin ont annoncé leur intention de fournir davantage de défense antiaérienne à l'Ukraine, "au regard des frappes russes massives" sur ce pays ces dernières semaines.
Le président français s'est par ailleurs défendu d'être "grossier ou vulgaire", comme l'en accuse Moscou pour avoir qualifié Vladimir Poutine d'"ogre". Il a réfuté toute insulte mais défendu ces qualificatifs, évoquant un "homme qui a décidé d'aller vers une dérive autoritaire, autocratique et de mener un impérialisme révisionniste", à savoir de vouloir modifier les "frontières internationales".
M.Ouellet--BTB