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Un scandale de corruption et des batailles judiciaires jettent une ombre sur la présidence Zelensky
Un scandale de corruption d'ampleur impliquant un proche de Volodymyr Zelensky et des accusations d'instrumentalisation de la justice pour intimider des détracteurs jettent une ombre sur la présidence ukrainienne, près de quatre ans après le début de l'invasion russe.
Le ministre de la Justice, Guerman Galouchtchenko, a été suspendu mercredi pour son implication présumée dans une affaire portant sur le détournement de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique, orchestré selon les enquêteurs, par un proche du président, Timour Minditch.
Ce dossier survient à un moment où Volodymyr Zelensky, resté globalement incontesté depuis le début de l'invasion russe en 2022, commence à s'attirer des reproches pour des mesures ciblant des voix critiques.
Dernière affaire en date ayant suscité des interrogations: l'arrestation, en octobre, de Volodymyr Koudrytsky, qui dirigeait jusqu'en 2024 la compagnie nationale d'électricité Ukrenergo.
M. Koudrytsky et ses soutiens, dont des militants anticorruption, rejettent les accusations pour détournement de fonds portées à son encontre, qu'ils considèrent comme des représailles pour avoir critiqué la stratégie de défense du réseau énergétique, mis à mal par les frappes russes.
"C'est purement politique. Cela n'aurait pas pu se produire sans l'implication de la présidence", affirme à l'AFP M. Koudrytsky, actuellement en liberté sous caution.
Selon lui, le pouvoir veut "montrer ce qui arrive lorsqu'on commente des sujets sensibles". Il évoque ses relations tendues avec la présidence et le gouvernement, en particulier avec le ministre Galouchtchenko.
- "Une affaire contre vous" -
M. Koudrytsky a reçu le soutien de personnalités influentes en Ukraine. Le médiateur des entreprises en Ukraine, Roman Waschuk, a déclaré que les preuves dans cette affaire "semblent assez fragiles".
La députée d'opposition Inna Sovsoune a dit de son côté à l'AFP y voir une stratégie présidentielle visant à utiliser la justice pour réduire les détracteurs au silence.
"Vous comprenez qu'il y a une affaire contre vous et qu'ils essaieront de l'utiliser si vous faites quelque chose qui leur déplaît", a-t-elle déclaré.
Interrogé par l'AFP sur cette affaire vendredi, le président Zelensky a répondu qu'il s'agissait d'une question relevant "du système judiciaire".
M. Zelensky a déclaré que la tache de Volodymyr Koudrytsky était de protéger le "système" énergétique face aux frappes russes, laissant entendre qu'il avait échoué à le faire.
Les critiques en Ukraine portent aussi sur la centralisation croissante du pouvoir dans le pays, une nécessité en temps de guerre mais qui va à l'encontre des réformes exigées de Kiev par l'UE pour son adhésion.
Depuis son indépendance de l'URSS en 1991, l'Ukraine est secouée par des scandales de corruption à répétition et le respect de l'Etat de droit fait l'objet d'inquiétudes persistantes.
Si Bruxelles a salué les progrès accomplis depuis la révolution proeuropéenne de 2014, son dernier rapport de suivi indique que "l'intégrité (...) et les capacités du pouvoir judiciaire et du ministère public (...) restent faibles".
Cet été, la présidence avait tenté de priver les deux principales instances anticorruption, le NABU et le SAP, de leur indépendance. Les autorités avaient dû faire marche arrière face à la levée de bouclier au sein de la société civile et chez les alliés occidentaux de Kiev.
- "Certains ont peur" -
Le cas de de Volodymyr Koudrytsky n'est pas isolé.
Le prédécesseur et rival de M. Zelensky, Petro Porochenko, a été inculpé en début d'année pour corruption et visé par des sanctions, une décision qu'il dénonce et juge motivée par des raisons politiques.
Autre affaire, qui fait craindre un renforcement du contrôle présidentiel sur les régions dirigées par l'opposition: le maire d'Odessa, Guennadi Troukhanov, a été déchu de sa nationalité ukrainienne pour des allégations selon lesquelles il possède un passeport russe. Des accusations rejetées par le maire.
L'organe anticorruption NABU n'a pas été épargné: un de ses enquêteurs a été arrêté dans une affaire de collaboration présumée avec la Russie. Pour ses collègues, il s'agit d'une affaire montée de toutes pièces en représailles à son travail.
D'autres membres du NABU ont également été arrêtés ou ont vu leur domicile perquisitionné, accentuant la pression sur l'agence.
"Certaines personnes ont peur. Mais en ce qui concerne le personnel du NABU en général, la plupart sont très motivées", a asuré à l'AFP son directeur, Semen Kryvonos.
Daria Kaleniouk, directrice du Centre d'action anticorruption, craint une nouvelle escalade avec l'équipe présidentielle. "La question maintenant est de savoir quelle sera leur réaction", dit-elle.
"Zelensky décidera-t-il de protéger son entourage et de passer à l'attaque ?"
G.Schulte--BTB