-
Comment TotalEnergies a profité du chaos pétrolier au Moyen-Orient
-
Le Club Med va créer une quarantaine de nouveaux villages d'ici 10 ans
-
"Inélégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Fermer CNews, comme le demande le maire de Saint-Denis? Pas si simple
-
La CEDH valide de lourdes amendes infligées à l'ex-chaîne C8
-
L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"
-
Le gouvernement français annonce la relance des appels d’offres pour les énergies éoliennes et photovoltaïques
-
Peine de mort en Israël: huit pays musulmans dénoncent une "escalade dangereuse"
-
Carburants: "Pas de pénurie" en France, assure le gouvernement
-
Le président français Macron en Corée du Sud pour une visite d'Etat
-
Les opérations américano-israéliennes "cause première" du blocage d'Ormuz, selon Pékin
-
Champions Cup: Julien Dumora et sa nouvelle vie d'entraîneur à Castres
-
Interdiction des réseaux sociaux aux enfants: l'Indonésie met en demeure une deuxième fois Google et Meta (ministère)
-
Un mois plus tard, Trump tente de justifier la guerre auprès d'Américains mécontents
-
PMA: le diagnostic pré-implantatoire, un débat toujours vif en France
-
La Bourse de Paris repart dans le rouge après le discours de Trump
-
Chemsex: un psychiatre alerte sur le coût psychique de la "sexualité augmentée"
-
En Arménie, la thérapie par le sel, menacée, au coeur d'un débat sur les soins alternatifs
-
Moyen-Orient: les marchés financiers déçus par l'allocution de Donald Trump
-
Mondial-2026: opération dernière chance pour les supporters sans billet
-
Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon
-
Un cabinet d'avocats s'attaque aux tarifs des péages d'autoroutes
-
Ukraine: face à l'impérialisme russe, une riposte death metal
-
Indonésie: au moins un mort dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les interventions contre les nuisibles en hausse, la filière demande une approche préventive
-
Arnaud Rousseau, grand cultivateur et candidat unique pour présider la FNSEA
-
NBA: Wembanyama marque encore 41 points
-
Nouvelle-Calédonie: la réforme constitutionnelle vers un rejet à l'Assemblée
-
Au moins un mort en Indonésie dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les Etats-Unis "proches de remplir" leurs objectifs en Iran, affirme Trump
-
Quatre astronautes sont partis vers la Lune pour la première fois depuis un demi-siècle
-
"Un proie idéale": Isabelle Adjani se défend en appel d'avoir cherché à frauder le fisc
-
Une grenouille marsupiale inconnue découverte au Pérou
-
Quatre jeunes écroués à Paris après l'attentat déjoué visant Bank of America, imputable à un groupuscule pro-iranien
-
Les astronautes en place à quelques heures du lancement de la mission lunaire Artémis 2
-
Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient
-
La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran
-
Presse: nouvelles économies en vue au journal Sud Ouest, 50 départs envisagés
-
A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah
-
L'ex-plumassier du Lido condamné à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
Burundi: l'armée annonce 13 morts, tous civils, dans les explosions d'un dépôt de munitions, des "dizaines" de tués évoqués
-
300 tracteurs dans les rues de Vienne pour réclamer l'étiquetage de l'origine des produits
-
La Cour suprême se montre sceptique face à la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Pour Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, il faut fermer CNews
-
Foot: l'Espagne choquée par un nouvel "épisode inacceptable" de racisme dans un stade
-
A Téhéran, funérailles et "résistance" après un mois de guerre
-
Audiovisuel public: accusé de trop s'enrichir, Nagui se défend bec et ongles à l'Assemblée
-
La défense du Canada et de l'Arctique entre dans une nouvelle ère, explique la cheffe d'état-major à l'AFP
-
Une journaliste accuse Booba de l'avoir "jetée en pâture" à sa "meute" numérique
-
La Cour suprême débat de la tentative de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
A Béziers, des milliers de viticulteurs demandent "d'agir vite" face à leur détresse
Concurrence étrangère et grande distribution qui tirent les prix vers le bas, normes jugées trop contraignantes et réchauffement climatique: des milliers de viticulteurs ont exprimé samedi à Béziers leur désarroi, demandant aux pouvoirs publics d'"agir vite".
Au moins 4.000 manifestants, selon la préfecture, 7.000 selon les organisateurs, ont défilé dans un calme seulement interrompu par des détonations de pétards.
Des membres de la Coordination rurale ont craqué des fumigènes jaunes et noirs à leur effigie et, côté FNSEA, le premier syndicat agricole, on se réjouit car "entre 4.000 et 6.000 (participants, ndlr), c'était pour nous une réussite", analyse Jean-Pascal Pelagatti, secrétaire général de la FDSEA de l'Hérault (antenne départementale de la FNSEA).
"On nous étouffe sous les normes. On nous noie sous les taxes. On nous ment sur les prix. Et pendant qu'on se bat pour survivre, d'autres exportent le vin au prix de l'eau. D'autres vendent des bouteilles au prix d'un simple café", a affirmé Romain Angelras, président des Jeunes agriculteurs (JA) du Gard.
"On nous parle aujourd'hui de souveraineté alimentaire. Mais nos politiques la sacrifie sur l'autel du libre-échange. Les vignerons ne se tairont pas. Il nous faut des réponses vite maintenant!".
"Madame la ministre, agissez vite, les viticulteurs n'ont plus le temps d'attendre!" car si rien ne se passe, "c'est tout le midi viticole qui se teintera de rouge", embraye Jérôme Despey, vigneron et vice-président de la FNSEA, président de la chambre d'agriculture de l'Hérault.
"Le vin n'est pas un ennemi public, il est culture, il est patrimoine et il est plaisir et partage autour d'une table", lance-t-il depuis une tribune installée devant le théâtre municipal.
Le préfet de l'Hérault, Francois-Xavier Lauch, a annoncé qu'une délégation de viticulteurs serait reçue le 24 novembre par le ministère de l'Agriculture, veille du grand salon professionnel Sitevi qui se tient à Montpellier du 25 au 27 novembre, où est attendu la ministre de l'Agriculture Annie Genevard.
Elle avait déjà reçu des représentants le 6 novembre.
Selon le président des Vignerons indépendants Jean-Marie Fabre, "trois leviers" à actionner pour amorcer une sortie de crise avaient été évoqués: un soutien de trésorerie sous la forme notamment de prêts de consolidation, un nouveau plan d'arrachage à hauteur de 35.000 hectares (sur les 780.000 ha de vigne française) et davantage de soutien au plan du commerce international.
- 2025, mauvais millésime -
Consommation de vin des Français en recul, épisodes de gel, de grêle et de sécheresse qui se multiplient, droits de douane de Donald Trump et taxes chinoises sur le cognac et l'armagnac... "Jamais notre secteur n'avait eu à traverser en quatre ou cinq ans autant de crises avec des origines multiples, multifactorielles", souligne Jean-Marie Fabre.
"Les trésoreries sont aujourd'hui totalement exsangues et les entreprises sont sur le point de lâcher", prévient-il.
"Dans toutes les zones viticoles de France, c'est compliqué", rappelle Jean-Samuel Eynard, président de la chambre d'agriculture de Gironde, où il cultive 35 ha de vigne d'appellation Côte-de-bourg.
Les difficultés sont accrues en Occitanie, premier vignoble de France en surface, aux appellations souvent moins renommées, et territoire particulièrement frappé par le changement climatique où les grappes se sont desséchées cet été sous des températures supérieures à 40 degrés.
Signe de l'urgence, FNSEA/JA et Coordination rurale ont mis de côté leurs divergences pour participer ensemble à cette action et porter une vingtaine de revendications comme "la lutte contre les prix du vin abusivement bas pratiqués par les négociants et la grande distribution", la simplification des contraintes administratives, l'accès à l'eau ou encore l'assouplissement de la loi interdisant la publicité pour le vin.
Après avoir bloqué des autoroutes et manifesté à Narbonne en 2023, les viticulteurs avaient opté pour Béziers, ville symbole d'où était partie la grande révolte viticole de 1907.
Tous craignent en plus que le millésime 2025 soit d'une maigreur inédite, "la plus petite récolte de vin depuis le gel historique de 2021", selon le président de la chambre régionale d'agriculture d'Occitanie, Denis Carretier. Voire depuis 1957, selon Jean-Marie Fabre, année marquée par un gel important et une fraîcheur estivale.
C.Kovalenko--BTB