-
Quatre astronautes sont partis vers la Lune pour la première fois depuis un demi-siècle
-
"Un proie idéale": Isabelle Adjani se défend en appel d'avoir cherché à frauder le fisc
-
Une grenouille marsupiale inconnue découverte au Pérou
-
Quatre jeunes écroués à Paris après l'attentat déjoué visant Bank of America, imputable à un groupuscule pro-iranien
-
Les astronautes en place à quelques heures du lancement de la mission lunaire Artémis 2
-
Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient
-
La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran
-
Presse: nouvelles économies en vue au journal Sud Ouest, 50 départs envisagés
-
A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah
-
L'ex-plumassier du Lido condamné à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
Burundi: l'armée annonce 13 morts, tous civils, dans les explosions d'un dépôt de munitions, des "dizaines" de tués évoqués
-
300 tracteurs dans les rues de Vienne pour réclamer l'étiquetage de l'origine des produits
-
La Cour suprême se montre sceptique face à la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Pour Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, il faut fermer CNews
-
Foot: l'Espagne choquée par un nouvel "épisode inacceptable" de racisme dans un stade
-
A Téhéran, funérailles et "résistance" après un mois de guerre
-
Audiovisuel public: accusé de trop s'enrichir, Nagui se défend bec et ongles à l'Assemblée
-
La défense du Canada et de l'Arctique entre dans une nouvelle ère, explique la cheffe d'état-major à l'AFP
-
Une journaliste accuse Booba de l'avoir "jetée en pâture" à sa "meute" numérique
-
La Cour suprême débat de la tentative de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Le maire de Saint-Denis appelle à la fermeture de la chaîne CNews après des propos polémiques le visant
-
Rwanda, Ouzbékistan: ces pays où l'Europe envisage d'ouvrir des "hubs" pour migrants
-
Grèce: le procès de la collision ferroviaire de Tempé a repris sous les protestations des familles
-
Prix du carburant: les "surplus" de recettes fiscales, une manne en question
-
Cyclisme: Ganna double Van Aert in extremis pour remporter A Travers la Flandre
-
Commission sur l'audiovisuel public: Nagui accuse le rapporteur de l'avoir "jeté en pâture"
-
Le procès en appel d'Isabelle Adjani pour fraude fiscale a repris à Paris
-
Foot: l'Espagne à nouveau confrontée au fléau du racisme dans ses stades
-
En présence de Trump, la Cour suprême débat de sa tentative de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient
-
Trump s'invite aux débats à la Cour suprême sur sa tentative de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Artémis 2: En Floride, l'impatience de touristes venus assister à un "moment historique"
-
Scaf: Dassault défie Airbus malgré la médiation franco-allemande
-
Airbus mise sur la coopération hélicoptères-drones pour la guerre de demain
-
"Pitoyable" : les femmes russes sans enfants poussées à consulter un psy
-
Carburants: Lecornu veut utiliser le "surplus" fiscal pour décarboner l'économie
-
Réchauffement climatique: des printemps plus comme les autres pour les glorieux kapokiers de Hong Kong
-
Moyen-Orient: vent d'optimisme sur les marchés boursiers
-
Liban: un haut dirigeant du Hezbollah tué dans une frappe israélienne à Beyrouth
-
Guerre au Moyen-Orient: Dubaï, capitale du luxe en sursis
-
La CGT bloque un hypermarché Auchan à Bagnolet
-
La compagnie ferroviaire espagnole Renfe suspend son projet de liaison à grande vitesse entre l'Espagne et Paris
-
"Intenable": face à la flambée des prix, des transporteurs tournent au ralenti
-
Mondial-2026: toujours plus bas, la chute de l'Italie et du calcio
-
Mort de Cédric Chouviat: "usage disproportionné de la force", la famille cible la responsabilité de l'Etat
-
Burundi: des "dizaines" de morts dans l'incendie d'un dépôt de munitions de Bujumbura, selon des sources sécuritaires
-
Dans le nord du Pakistan, afflux de touristes pour la floraison des arbres fruitiers
-
Taxe petits colis: la France persiste et espère avoir forcé les plateformes à "changer de modèle"
-
Le SP95-E10 atteint 2 euros le litre dans l'Hexagone
-
Derrière l'attentat déjoué contre Bank of America, l'ombre d'un groupuscule pro-iranien
Dans une prison d'Ukraine, un détenu kényan, soldat malgré lui de Moscou
Adossé à une paillasse de prison, Evans Kibet a les traits tirés et les yeux rouges. Ce Kényan qui rêvait de devenir athlète de haut niveau s'est retrouvé soldat de Moscou sur le front ukrainien, bien malgré lui assure-t-il.
Il est présenté par Kiev comme le symbole de l'engagement de ressortissants africains aux côtés de la Russie, alors que des centaines d'entre eux combattraient en Ukraine depuis l'invasion du pays par Moscou en 2022.
Détenu dans un établissement pénitentiaire spécial de l'ouest de l'Ukraine, l'AFP a pu le rencontrer lors d'une visite organisée par la coordination ukrainienne pour le traitement des prisonniers de guerre.
M. Kibet, la trentaine, a été capturé près de Vovtchansk, dans la région de Kharkiv (nord-est), selon une vidéo publiée en septembre par la 57e brigade d'infanterie motorisée.
Coureur depuis l'adolescence, l'homme dit s'être rendu en Russie pour un événement sportif en marge d'un festival culturel.
Alors qu'il envisageait de s'installer dans le pays, on lui propose un emploi présenté comme "gardien de bâtiment" et il signe un contrat rédigé en russe, langue qu'il ne pouvait "ni écrire ni lire".
Une fois fait, il est envoyé s'entraîner pour d'être déployé au front.
"Lorsqu'ils m'ont emmené dans un camp, c'est là que j'ai compris qu'il s'agissait d'un contrat militaire", dit-il à l'AFP.
"Ils ne vous forcent pas", insiste-t-il. "C'est juste que ces types sont malins, ils savent que vous signerez".
Il assure être parti en Russie avec quatre compatriotes, dont il n'a plus de nouvelles depuis son déploiement.
- Cauchemars du front -
Son expérience au combat, Evans Kibet ne veut pas l'aborder, "fatigué par les souvenirs" et hanté par des cauchemars ramenés du front.
Il raconte néanmoins sa reddition: après "trois jours dans la forêt", épuisé et perdu, il abandonne son arme et se dirige vers des tirs, sans savoir s'ils sont ukrainiens ou russes. "Je m'attendais à mourir..."
En novembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué ces recrutements "frauduleux" avec son homologue kényan William Ruto.
Selon Kiev, 1.426 ressortissants de 36 pays africains ont été identifiés dans les rangs russes, mais le chiffre des combattants pourrait être bien plus élevé.
Dans la même prison, l'AFP a rencontré des détenus togolais, camerounais et nigérians.
En avril, le Togo avait mis en garde ses citoyens contre les promesses de bourses en Russie, après la capture d'un de ses ressortissants sur le front.
Des familles camerounaises ont aussi confié à l'AFP leurs inquiétudes après le départ de proches attirés par la promesse de 3.500 euros et la nationalité russe.
En novembre, dix-sept Sud-Africains ont demandé "assistance pour rentrer chez eux", a indiqué la présidence sud-africaine, rappelant qu'il est interdit à ses citoyens de rejoindre des armées étrangères.
Outre les hommes envoyés au front, des femmes africaines sont également recrutées par la Russie avec la promesse de contrats lucratifs, pour finir dans des usines fabriquant des drones, selon plusieurs enquêtes.
- Rentrer au Kenya -
Au Kenya, les proches d'Evans interrogés par l'AFP décrivent un homme "humble", bon athlète qui n'a jamais percé, issu d'un famille très pauvre qu'il tentait d'aider.
"Depuis cinq ou six ans, il s'entraînait tous les jours dans l'espoir de pouvoir courir à l'étranger", se souvient son frère, Isaac Kipyego Masai, 32 ans.
Dans son pays, Evans Kibet a été condamné à 15 ans de prison pour tentative de meurtre, mais dans une décision datant de mars 2019, la justice kényane a reconnu que son procès n'a pas été équitable.
Sa famille affirme qu’il n’a passé qu’un an en détention.
M. Kibet espère rentrer au Kenya si "la guerre s'arrête rapidement", même s'il n'a "pas beaucoup d'espoir".
"Pour les Russes, c'est facile parce qu'ils font des échanges. Mais pas pour nous, les étrangers", dit-il, les échanges de prisonniers étant l'un des rares domaines où Moscou et Kiev continuent de coopérer.
Les détenus peuvent rester en captivité des "années ou des mois", selon Petro Iatsenko, porte-parole du centre ukrainien pour les prisonniers de guerre.
"Parfois, je me dis: +Pourquoi suis-je ici?+ Parfois, je me dis: +Dieu m'a sauvé la vie+".
Des ressortissants de nombreux pays combattent dans les armées respectives des deux belligérants dans cette guerre, les Russes ayant déclaré avoir notamment arrêté ces dernières années des Colombiens, des Britanniques, des Américains et des Australiens.
Moscou a aussi fait appel à des milliers de combattants nord-coréens dans la région russe de Koursk pour repousser les troupes ukrainiennes qui y avaient mené une offensive à partir d'août 2024.
L.Janezki--BTB