-
Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé
-
Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée
-
Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre
-
Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés
-
"Merci madame la présidente": première à l'ONU, Melania Trump préside un Conseil de sécurité
-
Trump vu avec une grande plaque rougeâtre dans le cou
-
Wall Street ne cède pas à la panique face à la guerre au Moyen-Orient
-
Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie
-
Le très tranquille Koweït aspiré par la guerre au Moyen-Orient
-
Procès Paty en appel: entre six et 15 ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes
-
IA: Anthropic peut-il survivre à sa répudiation par le gouvernement Trump?
-
Iran: les perturbations aériennes vont durer jusqu'à "plusieurs semaines", selon Aéroports de Paris
-
Salon du livre de Paris: opposé au partenariat avec Amazon, le Syndicat de la librairie se retire
-
Londres assure que ses bases à Chypre ne seront pas utilisées par les Etats-Unis
-
En entreprise, les femmes plus nombreuses à se dire en "mauvaise santé mentale", selon une étude
-
En l'absence de Tariq Ramadan à son procès pour viols, la justice ordonne une expertise médicale
-
Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion
-
Le port de Berbera, atout à risque du Somaliland après sa reconnaissance par Israël
-
Macron présente une évolution majeure de la dissuasion nucléaire, ouverte sur l'Europe
-
Le Salon mondial du mobile de Barcelone, entre guerre au Moyen-Orient et nouveautés technologiques
-
Foot: Mbappé à Paris pour faire examiner son genou, pas d'opération prévue "à ce stade" (entourage à l'AFP)
-
Guerre au Moyen-Orient: les Bourses européennes terminent dans le rouge
-
Dordogne: les papeteries de Condat reprises mais la quasi-totalité des salariés licenciés
-
A l'abri des missiles, des touristes à Dubaï attendent leur vol retour
-
Le Hezbollah entraîne le Liban dans la guerre, ses activités militaires interdites
-
Climat: les outre-mer dotés de projections inédites pour anticiper le réchauffement
-
Procès Paty en appel: les quatre accusés dans l'attente du verdict
-
Nucléaire: Macron annonce une "évolution majeure" de la doctrine, la "dissuasion avancée"
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street évolue dans le rouge
-
Le Hezbollah entraîne le Liban dans la guerre, le gouvernement interdit ses activités militaires
-
Commerce nucléaire France-Russie: 4 militants de Greenpeace en garde à vue après le blocage d'un cargo à Dunkerque
-
Amsterdam: découverte d'un nouveau Rembrandt au Rijksmuseum
-
A Barcelone, le Salon mondial du mobile rattrapé par l'actualité au Moyen-Orient
-
Mélenchon, comparé à Jean-Marie Le Pen, s'excuse d'avoir "déformé par erreur" le nom de Glucksmann
-
Pour les habitants des bastions du Hezbollah, une fuite éperdue sous les bombes israéliennes
-
La Suisse et UE renforcent leurs liens via une série d'accords
-
La tenue du procès de l'islamologue Tariq Ramadan pour viols incertaine
-
Le Moyen-Orient s'embrase, du Liban au Golfe
-
Le procès de l'islamologue Tariq Ramadan pour des viols sur trois femmes s'est ouvert à Paris en son absence
-
F1: une saison pleine d'inconnues
-
L'Inde et le Canada annoncent des accords sur les terres rares et l'uranium
-
Moyen-Orient: recul des Bourses européennes à l'ouverture
-
A l'ombre de Trump, la chaîne CBS dans la tourmente. Et bientôt CNN?
-
Le Hezbollah entraîne le Liban dans la guerre, 31 morts dans des frappes israéliennes massives
-
La renaissance d'un chef cuisinier syrien, de la guerre civile à une rencontre avec Charles III
-
Israël frappe le Liban, la guerre s'étend dans la région
-
IA dans les télécoms et souveraineté au menu du Salon du mobile de Barcelone
-
NBA: fin de série pour les Spurs de Wembanyama
-
Le Liban une nouvelle fois entraîné dans la guerre
-
Avant les Oscars, les acteurs de "Sinners" sacrés aux Actor Awards
Est de la RDC: exode massif autour d'Uvira, plus que jamais menacée par le M23
Combats, fuite massive de population au Burundi voisin et signes de débandade militaire: Uvira, ville stratégique de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), était plus que jamais menacée mardi soir par la rapide avancée du M23 soutenu par l'armée rwandaise.
Cette nouvelle percée du groupe armé antigouvernemental et de ses alliés rwandais intervient près d'un an après celle qui leur avait permis de s'emparer de Goma et Bukavu, les deux plus grandes villes de l'est de la RDC. Cette région riche en ressources et frontalière du Rwanda est en proie aux conflits depuis trente ans.
Depuis mars, le front s'était relativement stabilisé et des pourparlers de paix avaient été engagés. Mais ces nouvelles violences sonnent comme un désaveu pour l'accord ratifié jeudi dernier à Washington par Kinshasa et Kigali, censé ramener la paix dans la région et qualifié de "miracle" par le président américain Donald Trump. Le texte prévoit une contrepartie économique promettant d'assurer à l'industrie de pointe américaine un approvisionnement en minerais stratégiques.
Le M23 et les soldats rwandais - entre 6.000 et 7.000 sur le sol congolais selon des experts de l'ONU -, sont désormais à une quinzaine de km au nord d'Uvira, cité congolaise de plusieurs centaines de milliers d'habitants, selon des sources sécuritaire et militaires à l'AFP. Ils étaient à une trentaine de km lundi.
Mais avant même que le M23 et les troupes rwandaises n'atteignent ses faubourgs, la ville enclavée entre des montagnes et le lac Tanganyka a commencé à se vider, habitants, soldats, policiers et personnels administratifs fuyant devant la menace.
Plus de 30.000 Congolais ont fui les combats et sont arrivés au Burundi en une semaine, selon un responsable administratif local burundais et une source onusienne. "Ces réfugiés congolais manquent de tout, on n'a pas de quoi les nourrir, les soigner", a déploré le responsable local.
Mardi, des bombardements ont résonné au cours de la journée sur Uvira, semant la panique dans les rues: "C'est le sauve-qui-peut", a dit un habitant joint par téléphone. "Nous sommes tous sous les lits à Uvira, c'est ça la réalité", a décrit un autre.
- "Chaotique" -
Des colonnes de soldats congolais, dont certains ont abandonné armes et uniformes, ont fui la ville, se dirigeant vers le sud du pays à bord de véhicules réquisitionnés à des civils ou même à pied, selon des sources militaires.
D'autres ont tenté d'emprunter un bateau sur le lac, la cohue au port local créant des tensions. Des tirs désordonnés ont été entendus.
"C'est chaotique, il n'y a plus de commandement. Uvira, c'est fini", a estimé un officier burundais contacté par l'AFP.
Certains soldats ont pillé magasins et pharmacie sur leur passage, arrachant même des téléphones aux mains des habitants, selon des témoins et des sources militaires.
Plusieurs centaines de soldats congolais et burundais avaient déjà traversé la frontière lundi pour se réfugier au Burundi.
Le M23 et les troupes rwandaises ont lancé l'offensive le 1er décembre, plusieurs sources sécuritaires signalant alors d'"importants mouvements de troupes" avec notamment l'arrivée de renforts rwandais au cours des deux dernières semaines.
Partant de la localité déjà sous contrôle de Kamanyola, ils ont comme auparavant surpassé une armée congolaise réputée mal organisée et en infériorité technologique, même si épaulée dans cette zone par des milliers de soldats burundais.
Le Burundi est présent dans l'est de la RDC depuis 2023. Avec au départ 10.000 soldats déployés, l'armée burundaise compte actuellement quelque 18.000 hommes sur le sol congolais, selon une source sécuritaire.
Uvira est la dernière grande agglomération du Sud-Kivu à encore échapper au contrôle du M23. Située sur la rive nord du lac Tanganyika, elle fait face à la capitale économique burundaise Bujumbura.
La prise de cette cité par le M23 constituerait une menace directe aux yeux du Burundi, le coupant totalement du territoire de la RDC.
Plusieurs sources diplomatiques européennes contactées par l'AFP ont toutefois minimisé les risques de débordement sur le sol burundais de l'offensive en cours.
Depuis fin janvier, le M23 contrôle déjà Goma, capitale du Nord-Kivu, ainsi que Bukavu, capitale du Sud-Kivu, depuis février. Après cette offensive d'ampleur du début d'année, le front s'était relativement stabilisé depuis mars.
Le président burundais Evariste Ndayishimiye avait été parmi les premiers à mettre en garde, tout comme l'ONU, contre le risque que le conflit dans l'est de la RDC ne tourne en guerre régionale dans les Grands Lacs.
strs-cld/mm
G.Schulte--BTB