-
Un prodige japonais du eSport, âgé de 11 ans, décroche l'or aux Jeux asiatiques
-
Mondiaux de triathlon: Cassandre Beaugrand pour "finir en beauté"
-
Ligue des nations: les champions du monde espagnols repartent en chasse
-
Inondations: l'état de catastrophe déclaré dans toute la ville de Bangkok
-
Donald Trump refuse l'offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
A Paris, des foules attendues sur les Champs-Elysées pour la messe géante du pape
-
Brésil: Lula interdit les paris sportifs en ligne à quelques jours des élections
-
Les Etats-Unis inaugurent une journée en hommage à Dolly Parton
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus, coup dur pour Mbappé
-
Vie dure mais grands espoirs dans le berceau de l'exploitation pétrolière du Venezuela
-
Meurtre du rugbyman Aramburu: les deux tireurs condamnés à 19 et 26 ans de réclusion
-
Ligue des nations: pour les Bleus, une animation offensive cahin-caha
-
Le groupe U2 donne des concerts surprise à Dublin pour ses 50 ans
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus
-
Euro de volley: les Bleus rappuient sur la touche "Finale"
-
Espagne : la compagnie ferroviaire publique touchée par une cyberattaque
-
Ligue des nations: l'Italie passe à côté de son projet reconstruction contre la Belgique
-
Wall Street clôture en hausse, soutenue par le repli du pétrole
-
Trump a bien montré à Xi le chantier de la future salle de bal de la Maison Blanche
-
Grèce: 6 disparus après l'effondrement d'un immeuble dans le centre d'Athènes
-
Ligue des nations: Mbappé sort sur blessure en Turquie, juste après son but
-
La Californie inaugure une journée en hommage à Dolly Parton
-
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
-
Affaire Cambridge Analytica: Facebook a trompé ses utilisateurs, juge un jury du Nouveau-Mexique
-
La femme ayant accusé Jay-Z de viol dit avoir menti
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes à Kiev, Poutine peu enclin à des négociations
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, accueil de rock star au Stade de France pour Léon XIV
-
Sous le ciel immaculé de Paris, le "passage formidable" de la papamobile de Léon XIV
-
Trump et Xi concluent leur sommet devant les textes fondateurs de la démocratie américaine
-
Le nord-est des Etats-Unis se prépare à une tempête rare pour la saison
-
IA militaire: la justice américaine laisse le Pentagone écarter Anthropic
-
La Bourse de Paris moins optimiste que ses voisines
-
En Afghanistan, des taxis bravent l'interdiction d'écouter de la musique
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, une veillée au Stade de France pour Léon XIV
-
Cancer du poumon: arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès
-
F1: retour réussi d'Hadjar à Bakou, quatrième des qualifications
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats dans plusieurs localités, communications perturbées
-
Tennis: la République tchèque en finale de la Billie Jean King Cup
-
F1: Russell intraitable à Bakou, Antonelli part à la faute
-
En Suède, des WC de fortune et une manivelle pour se préparer à la guerre
-
Faire son plein ou aller au resto : les restaurants plombés par les tensions sur le pouvoir d'achat
-
Polo change de trajectoire et devrait toucher terre au Mexique
-
Dans la liesse populaire, le pape arrive à Notre-Dame
-
Le Kremlin dénonce une "persécution" après les sanctions de l'UE contre la chroniqueuse russe Fedorova
-
Sécheresse: la Garonne en "crise" en amont de Toulouse, niveau d'alerte inédit
-
Dans la ferveur populaire, le pape entame sa déambulation à travers Paris
-
Après l'Elysée et l'Unesco, la ferveur populaire attend Léon XIV dans les rues de Paris
-
Inquiétude au Royaume-Uni sur le sort du célèbre explorateur Ranulph Fiennes
-
Wall Street ouvre en légère hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Wall Street ouvre en petite hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
Après la chute d'Andrew, les finances des Windsor scrutées
La déchéance de l'ex-prince Andrew déclenchée par l'affaire Epstein a placé la famille royale britannique et ses finances sous les projecteurs, avec une enquête parlementaire attendue prochainement, une démarche rare illustrant une quête de transparence accrue.
Dans la ligne de mire de la commission des comptes publics de la Chambre des communes, le loyer symbolique payé par Andrew pendant plus de vingt ans pour sa luxueuse résidence de Royal Lodge, située dans le domaine de Windsor.
Un arrangement révélé par le Times en octobre lors de la saga qui a mené le roi Charles III à déchoir de son titre de prince son frère Andrew, en raison de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en détention en 2019.
Andrew Mountbatten-Windsor, tel qu'il est désormais appelé, a finalement quitté lundi cette demeure de 30 pièces après la publication de nouveaux documents et photos le concernant dans le dossier Epstein.
Il avait été sommé par le roi lui-même de quitter ce manoir pour se réinstaller dans une résidence du domaine de Sandringham, propriété personnelle du monarque, dans le nord-est de l'Angleterre.
Reste que les conditions de l'ancien bail qui liait Andrew au Crown Estate, la société commerciale qui gère l'immense parc foncier et immobilier de la Couronne dont le domaine de Windsor, interrogent.
Les députés ont rappelé qu'elles avaient des conséquences directes sur les ressources de l'Etat, les bénéfices du Crown Estate étant reversés au Trésor public.
"Toute baisse de revenus (...) réduit l'excédent annuel du Crown Estate et représente donc un coût pour le contribuable", s'est inquiété le président de la commission parlementaire des comptes publics, Geoffrey Clifton-Brown, qui a annoncé en décembre l'ouverture prochaine de l'enquête.
- "Tournant" -
Pour Francesca Jackson, doctorante en droit à l'université de Lancaster, cette enquête, dont la date exacte de lancement n'est pas connue, "marque un tournant dans l'équilibre constitutionnel entre le Parlement et la monarchie".
"Historiquement, le Parlement a toujours fait preuve d'une grande déférence envers la monarchie", souligne auprès de l'AFP cette chercheuse, dont la thèse porte sur la monarchie constitutionnelle du Royaume-Uni.
Mais elle en est persuadée: c'est "la pression" des députés sur le roi Charles qui a mené à ce que celui-ci agisse contre Andrew.
Comme elle, Norman Baker, ex-parlementaire libéral-démocrate (centriste) de 1997 à 2015, estime que la déchéance d'Andrew a "ouvert la porte" à l'idée de questionner la monarchie. Pour lui, l'enquête à venir est "un premier pas".
Dans son livre "Royal Mint, National Debt: The Shocking Truth about the Royals" (Monnaie royale, dette nationale: la vérité choquante sur les finances de la famille royale), il dénonce "la grande opacité" des finances royales, et plus globalement "le vrai coût" de la monarchie pour le contribuable britannique.
Il fustige la hausse "obscène" du Sovereign Grant, allocation annuelle versée au roi pour remplir ses fonctions officielles, notamment l'entretien des résidences royales.
En 2011, cette subvention s'élevait à 7,9 millions de livres sterling par an. Quatorze ans plus tard (pour l'année 2025-2026), elle s'élève à 132,1 millions de livres (plus de 151 millions d'euros). Et devrait atteindre 137,9 millions de livres en 2026/2027.
"Charles avait dit qu'il voulait une monarchie allégée, avec moins de membres actifs de la famille royale, mais les coûts, eux, n'ont pas été allégés", accuse Norman Baker.
La hausse est liée au changement de calcul de l'allocation, qui est depuis 2011 proportionnelle aux profits du Crown Estate. Or ces derniers ont été dopés par les revenus de la location des fonds marins britanniques, propriété du Crown Estate, à des parcs éoliens.
- "Soft power" -
Sur les 10 dernières années, le Crown Estate a reversé 5 milliards de livres dans les finances publiques, selon des chiffres du ministère des Finances.
Sollicité pour un commentaire, tant sur l'enquête que sur le livre, le palais de Buckingham n'a pas répondu à l'AFP.
Le commentateur royal Richard Fitzwilliams souligne quant à lui que la monarchie rapporte de l'argent notamment grâce au tourisme qu'elle génère.
Et qu'elle représente un outil "de soft power" qui "n'a pas de prix", comme lorsqu'elle déroule le tapis rouge à des dirigeants lors de visites d'Etat stratégiques, dont celle du président américain Donad Trump en septembre.
Pas de quoi convaincre Norman Baker, qui égrène les exemptions d'impôts dont la famille royale est bénéficiaire. Le roi, comme le prince William, paie un impôt sur le revenu, mais n'en dévoile pas le montant. Charles le faisait toutefois quand il était prince de Galles.
In fine, soutient l'ex-élu, les Britanniques "ignorent" tout du "vrai coût" de leur monarchie.
Reste que si "que pendant longtemps, elle a pu échapper à toute surveillance, les temps sont en train de changer", assure Francesca Jackson.
K.Thomson--BTB