-
Auchan devant la justice pour ses services en ligne jugés inaccessibles aux malvoyants
-
Toujours moins bien payées que les hommes, les femmes cadres doivent "oser" négocier
-
Argentine: début du procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible" selon l'accusation
-
Les vidéos de guerre générées par IA doivent l'indiquer, annonce le réseau X
-
Guerre au Moyen-Orient: Macron envoie des renforts, l'Iran premier responsable
-
Guerre au Moyen-Orient: moqués, les influenceurs français à Dubaï face au retour de bâton
-
CNews et Europe 1 écartent un chroniqueur pour des "propos intolérables" sur les prisonniers étrangers
-
Avec son offre de dissuasion "avancée", Macron remet la France au centre du jeu
-
Feux, tempête, inondations: l'Aude appelle à l'aide
-
Macron s'adressera aux Français ce mardi à 20H00 sur la situation au Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris cède face aux craintes inflationnistes
-
Téhéran, ville fantôme sous les bombes
-
Affaire Elisa Pilarski: Christophe Ellul défend son chien Curtis, "jamais" agressif "avant le drame"
-
Argentine: huit ans après, procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible"
-
Une robe bleue, une chanson, un cri dans la montagne: ce qui fait tenir les Afghanes
-
Laits infantiles et recommandations sanitaires: le Conseil d'Etat donne raison à l'Etat face à des familles
-
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
-
Thales: encore une "très bonne année" en 2025 et des perspectives soutenues par la défense
-
Pologne: prison ferme pour trois médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, "trop tard" pour discuter selon Trump
-
La veuve de l'ex-chah à l'AFP: "l'avenir de l'Iran ne doit pas être décidé à l'extérieur de ses frontières"
-
Wall Street flanche, gagnée par l'angoisse géopolitique
-
Conflit Afghanistan-Pakistan : des dizaines de milliers d'Afghans déplacés, selon l'ONU
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street flanche à l'ouverture
-
Alerte sur les prix en zone euro, qui risquent de grimper après une remontée en février
-
Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales creusent leurs pertes face à la flambée des prix de l'énergie
-
Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'est ouvert
-
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient au quatrième jour de la guerre
-
Moyen-Orient: le ministre de l'Economie se veut rassurant sur l'impact du conflit en France
-
L'inflation en zone euro est remontée juste en dessous de 2% en février
-
F1: Hadjar, Gasly et Ocon attendus au tournant
-
La justice "partiellement favorable" à l'extradition d'un patron de presse sénégalais
-
Norvège: nouveaux chefs d'accusation contre le fils de la princesse Mette-Marit
-
Moyen-Orient: le gouvernement et la Banque de France "suivent de très près" la situation
-
Réchauffement: la biomasse de poissons amputée d'un quart d'ici 2100, selon l'Ifremer
-
A la frontière avec l'Iran, la fuite précipitée des Pakistanais
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales plient face à la flambée des prix du pétrole
-
Dette de Casino: les propositions de restructuration dévoilées le 5 mars
-
Guerre au Moyen-Orient: le centre de données, infrastructure cruciale mais très vulnérable
-
Dans une mine de Potosi, les jeunes Boliviens victimes du boom des métaux
-
Le blocage du détroit d'Ormuz, un "gel sans précédent" du commerce maritime mondial
-
NBA: Murray apporte la victoire à Denver, Boston bat Milwaukee malgré le retour d'Antetokunmpo
-
"Le Passage", plongée d'un père dans les abysses de la dépression adolescente
-
En Alsace, des mini-séismes mettent à mal la géothermie
-
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
-
Coupe de France: faux-pas interdit pour Marseille contre Toulouse, choc Lyon-Lens
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'ouvre mardi
Avec son offre de dissuasion "avancée", Macron remet la France au centre du jeu
Une "dissuasion avancée" au service de l'Europe : Emmanuel Macron a replacé la France au centre du jeu en proposant à ses alliés une coopération ambitieuse sur le feu nucléaire, même si beaucoup s'interrogent sur son devenir au-delà de 2027 avec le prochain locataire de l'Elysée.
"Il rappelle que la France peut jouer un rôle. Ils se remet dans le jeu. C'est bien qu'il le fasse", estime l'ex-Premier ministre belge socialiste, Elio di Rupo, aujourd'hui membre de la commission défense du Parlement européen.
Huit pays européens ont répondu présent à l'appel du président français, dont la Grèce, le Danemark et la Suède, bien au-delà du cercle des partenaires traditionnels, Allemagne, Royaume-Uni et Pologne.
La dissolution ratée de l'Assemblée nationale et l'absence de toute majorité en France depuis 2024 l'ont "beaucoup diminué en termes de crédibilité internationale" mais l'urgence internationale impose d'aller de l'avant, déclare M. di Rupo à l'AFP.
Le président français a annoncé lundi une augmentation - non chiffrée - de l'arsenal nucléaire français - 290 têtes actuellement - et le possible déploiement de Rafale porteurs de l'arme nucléaire chez les pays alliés qui participeront de leur côté au renforcement de la dissuasion français par des moyens conventionnels.
- "Leadership" -
Si cette "dimension européenne" est présente depuis les années 60 dans les "intérêts vitaux" français, clé de voûte de la dissuasion, elle franchit une étape nouvelle avec cette imbrication entre forces françaises et alliées, sachant que le président de la République restera l'unique décideur du feu nucléaire.
"La France a perdu beaucoup de son influence en Europe pour plein de raisons, sa situation intérieure, son économie, ses déboires en Afrique, sur le Maghreb, sans parler du Liban", relève Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.
"Mais il y a un point sur lequel elle est restée très influente, c'est sur son ambition politique pour l'Europe, cette fidélité à cette image d’une puissance européenne dotée de tous les attributs de la puissance, y compris maintenant nucléaires", dit-elle à l'AFP.
Pour Tomas Nagy, expert défense au groupe de réflexion slovaque GLOBSEC, Paris a une "chance réelle de montrer un leadership" en la matière, à condition d'aller "au-delà des simples messages politiques" et de mettre en oeuvre "des étapes concrètes" de "dissuasion avancée", avec des exercices conjoints, des déploiements et des consultations régulières entre alliés.
Avec un enjeu clé, comment en assurer la crédibilité auprès de l'adversaire pour qu'il ne puisse pas douter, en cas de franchissement de la ligne rouge, que les dommages seraient irrémédiables.
"Ces ambitions doivent survivre à la présidence d'Emmanuel Macron et à la prochaine, potentiellement plus turbulente, pour produire l'effet désiré", pointe Tomas Nagy, devant la perspective d'une possible victoire de l'extrême droite en 2027.
- "De l'Arctique à la Méditerranée" -
Cette "dissuasion avancée" contribue à édifier un pilier européen de défense, sans remettre en cause l'Otan, considère pour sa part Jean-Sylvestre Mongrenier, directeur de recherches à l'Institut Thomas More.
"La participation de la Pologne, sur l'isthme Baltique-mer Noire, de la Suède et du Danemark en Scandinavie et dans le Grand Nord, de la Grèce dans le Sud-Est européen, esquisse les contours d'un vaste ensemble géopolitique paneuropéen, de l'Arctique à la Méditerranée orientale", dit-il à l'AFP.
"En l'état actuel des choses, cette coopération nucléaire restera en-deçà de ce qui se fait dans l'Otan, entre les Etats-Unis, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie et la Turquie", ajoute-t-il.
Le parapluie nucléaire américain repose sur le stationnement permanent de bombes nucléaires chez les alliés, que ces derniers peuvent mettre en oeuvre en cas de menace ultime mais avec l'accord des Etats-Unis, qui restent le décideur ultime.
Pour l'Allemagne comme pour les autres pays européens non dotés de l'arme suprême, ce parapluie reste le rempart absolu et incontournable aussi longtemps que les Américains se porteront garants de la sécurité de l'Europe, même si les doutes grandissent en la matière.
"L'Allemagne devrait accepter l'offre de Macron, sans se détacher de l'Otan et des Etats-Unis. Personne ne sait qui lui succèdera à l'Elysée (...) Le parapluie de Macron pourrait alors vite se refermer", conclut le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.
A.Gasser--BTB