-
En visite à Madrid, Javier Milei qualifie Pedro Sánchez Sánchez de "dictateur"
-
Lecornu reçoit les syndicats, qui exigent des réponses politiques, avant de nouvelles manifestations
-
Route du Rhum : Violette Dorange dans une nouvelle dimension
-
Santé: le ministère lance un "observatoire" de la désinformation
-
Tour de France 2027 : quel chemin entre Edimbourg et Paris ?
-
Bourse de Paris : EssilorLuxottica s'envole, Carrefour plonge
-
Agroalimentaire : à Paris, l'Inde affiche ses ambitions mondiales
-
Dans le Michigan, des voisins divisés à l'approche des élections américaines de mi-mandat
-
"Tout sauf Trump": près de Miami, le malaise latino
-
Creuser un puits, la solution des Cubains pour avoir accès à l'eau
-
"A l'abri, vite": à Kiev, l'école vit au rythme des alertes aériennes
-
Australie : la députée victime d'une attaque amputée des deux jambes
-
Ligue des champions : Kane/Konsa, une bataille d'Angleterre pour Bayern-Arsenal
-
Ligue des champions : enfin lancé avec le Real Madrid, Diomandé retrouve Leipzig
-
Ligue des champions : Florian Thauvin, le lensois providentiel
-
Ligue des champions : Lille reçoit Galatasaray pour débloquer son compteur
-
Un avion de chasse s'écrase près de Nancy, au moins un mort
-
A Madagascar, un poivre sauvage à sauver dans les forêts grignotées
-
L'émissaire de Trump en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
"Mainmise sur les médias" : des journalistes serbes sous pression à l'approche des législatives
-
A Rome, un hôpital met l'art au service des patients atteints d'un cancer
-
NBA : Wemby foudroyé par Oklahoma, les Sixers fâchent New York d'entrée
-
Corée du Sud : troisième essai pour reconduire un requin égaré vers la mer
-
NBA : Philadelphie fâche New York avec une victoire d'entrée contre les champions
-
L'émissaire de Trump attendu en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
Brésil : Lula et Bolsonaro veulent se disqualifier, les réseaux sociaux en cause
-
Procès Maradona : la défense plaide l'acquittement pour l'addictologue et la psychiatre
-
L'avenir de l'encadrement des loyers devant le Sénat
-
"Casseurs-payeurs": après les violences du 17 octobre, la réponse législative au Sénat
-
Distancé par YouTube sur les téléviseurs américains, Netflix ne rassure pas Wall Street
-
Premiers bénéfices pour SpaceX grâce au "cloud", Musk favorable à une fusion avec Tesla
-
Budget de la Sécu : le gouvernement sous le feu des critiques dès l'ouverture des débats
-
Lecornu reçoit les syndicats avant de nouvelles manifestations
-
Ligue des champions: Lucas Hernandez, l'invité surprise répond présent
-
Ligue des champions: le PSG continue son spectacle, même face au Barça
-
"Tensions" en France: inquiet pour la consommation, Carrefour réduit légèrement ses objectifs 2026
-
Et de deux... Boeing obtient la certification du 737 MAX 10, après celle du MAX 7
-
Albanie : le Premier ministre dénonce une "guerre hybride" derrière les manifestations violentes
-
En grande difficulté, GiFi va solliciter un redressement judiciaire
-
Wall Street clôture dans le vert, soutenue par les résultats d'entreprises et le pétrole
-
Après un demi-siècle, le mythique Orchestra Baobab parie sur une pétillante nouvelle génération
-
A la Maison Blanche de Donald Trump, le retour des turbulences à mi-mandat
-
Brésil : Lula veut disqualifier Flavio Bolsonaro pour "ingérence" de Meta
-
Procès Maradona : la défense demande l'acquittement du psychologue Diaz, l'accusé qui divise
-
Brésil : Meta assure que Lula et Flavio Bolsonaro sont traités de façon égalitaire
-
Ukraine : Zelensky salue le rétablissement du partage du renseignement américain
-
Ebola : un premier cas au Nigeria
-
Mairie de Limoges incendiée : interpellation de "l'un des suspects", lié à l'ultragauche
-
Sans enthousiasme, l'Assemblée s'empare du budget de la Sécu et ses économies massives
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, le "spread" au plus haut depuis 2011 en clôture
Partir ou rester? Le dilemme des parents ukrainiens à Bakhmout bombardé
Tania, quatre ans, tremble dans les bras de sa mère, les yeux grands ouverts, alors que le déluge de tirs d'artillerie résonne autour de la ville ukrainienne de Bakhmout, en première ligne de front dans l'Est.
Olena a été inventive jusqu'à présent pour essayer de cacher la vérité sur ce qui se passe à sa fille aux cheveux bouclés, mais sa créativité s'épuise.
"Parfois, je monte juste le volume de la télé (...). Si je dis constamment à l'enfant que c'est la guerre, je vais déranger son esprit. Mais je pense qu'elle comprend", dit-elle à l'AFP.
Bakhmout - l'une des rares villes encore sous contrôle ukrainien dans la région de Donetsk - est désormais au centre de l'offensive russe dans l'est du pays.
La prise de cette ville donnerait à la Russie le contrôle d'une autoroute stratégique et d'une voie d'approvisionnement, ouvrant la voie vers Kramatorsk, capitale administrative de la partie de la région de Donetsk, contrôlée par Kiev.
La famille d'Olena est l'une des rares à être restée avec leurs enfants à Bakhmout, située à seulement six kilomètres des positions russes.
Plus d'un tiers de la population de la ville qui comptait 73.000 habitants avant la guerre a fui. Samedi, le président Volodymyr Zelensky a exhorté tous les habitants de la région à évacuer.
Les rues sont presque désertes dans cette petite ville verdoyante, livrée aux chars roulant dans la rue et au rugissement constant des échanges d'artillerie.
- "Evacuation obligatoire" -
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté samedi les quelques 200.000 civils restants encore dans les zones sous contrôle ukrainien de la région de Donetsk à partir dès que possible.
"Plus il y a de gens qui quittent la région de Donetsk maintenant, moins l'armée russe tuera de gens", a-t-il déclaré.
Kiev a annoncé "une évacuation obligatoire" et a promis d'aider ceux qui partiraient.
La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a motivé cette décision par la destruction des réseaux de gaz et l'absence de chauffage l'hiver prochain dans la région.
Mais la plupart de ceux qui refusent de quitter Bakhmout avancent à peu près les mêmes arguments: trop pauvres, trop malades, trop vieux pour recommencer dans un nouvel endroit.
"La mère de mon mari est alitée depuis cinq ans et nous ne pouvons pas l'abandonner", explique Olena.
Les récentes frappes sur la ville, qui ont fait trois morts et de nombreux blessés, ont amené certains à reconsidérer leur décision de rester coûte que coûte.
- "Plus rien à prendre ici" -
C'est le cas de Kateryna qui prend un bus d'évacuation à Bakhmout avec ses trois enfants, âgés de huit, six et deux ans et demi.
Les larmes aux yeux, ils disaient adieu à leur mari et père Artem, qui restera à Bakhmout "parce que quelqu'un doit le faire".
Un pansement couvre une partie de la joue de Kateryna, tandis que son dos est parsemé d'ecchymoses et d'égratignures, causées par des éclats d'obus.
"Nous nous attendions à ce que tout se passe bien et c'est pourquoi nous avons attendu si longtemps. Mais ce n'est pas le cas. Je vois toujours un avenir pour mes enfants ici car un jour la situation sera à nouveau stable", espère Artem.
Au centre-ville, Olena, son mari et leur fille enfourchent le petit scooter rouge qu'ils partagent tous pour se déplacer, avec la petite Tania au premier rang.
"Il n'y a plus rien à prendre ici. Quand (les Russes) viendront, tout sera détruit", a-t-elle déclaré.
"Qui va reconstruire ? Combien d'années faudra-t-il à nos enfants pour tout reconstruire?", s'interroge-t-elle.
H.Seidel--BTB