-
Paris: la zone à trafic limité a contribué à améliorer la qualité de l'air, selon Airparif
-
En Inde, les viols restent un fléau malgré le durcissement de la législation
-
A Monaco, le festival de la démesure pour les superyachts
-
Le pape Léon XIV s'est envolé pour une première visite en France très attendue
-
Minerais critiques: l'américain KoBold explore en RDC avec l'IA
-
Au coeur du golfe de Guinée, un multimillionnaire paye la population pour préserver le "paradis" méconnu de Principe
-
Elite de basket: un prince déchu à remplacer
-
Ligue des nations: Roberto Mancini, la solution de secours qui doit réparer l'Italie
-
L'éditeur canadien de Thélyson Orélien suspend sa tournée promotionnelle
-
Trump met en scène sa "grande amitié" avec Xi
-
Ethiopie: internet perturbé dans le nord, en proie à des combats
-
Inde: "Peepal Baba" plante des arbres "pour offrir une seconde chance à la planète"
-
Mexique: forces de sécurité déployées dans les Etats touchés par l'ouragan Polo
-
Argentine: une bactérie suspectée dans la mort de centaines de baleineaux en Patagonie
-
Catastrophes climatiques: les pays riches doivent payer, dit un ministre népalais
-
Starbucks, en restructuration, continue de fermer des cafés en Amérique du Nord
-
Argentine: rebond de la pauvreté, qui touche près d'une personne sur trois
-
Ligue des nations: Pays-Bas et Allemagne dos à dos (1-1) pour les débuts de Xavi et Klopp
-
Ligue des nations: le Portugal s'impose malgré la fébrilité de Ronaldo
-
Wall Street clôture sans entrain, freinée par la hausse des coûts d'emprunt
-
A l'ONU, un Netanyahu combatif pourfend ses détracteurs
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère ont bloqué les ports de Bastia et Ajaccio
-
USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère bloquent les ports de Bastia et Ajaccio
-
Crise des carburants : Macron défend son action et envoie des "moyens militaires" en Arabie saoudite
-
Grand Paris Express: les mises en service des futures lignes de métro 16 et 17 retardées d'au moins un an
-
L'actrice Susan Sarandon interpellée lors d'une manifestation contre Netanyahu à New York
-
Moyen-Orient: le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques
-
Aux Etats-Unis, le coût des crédits immobiliers au plus haut depuis l'arrivée au pouvoir de Trump
-
Ethiopie: au Tigré, la reprise des combats fait craindre une "nouvelle boucherie" et le retour des pénuries
-
Un Netanyahu combatif s'adresse à l'ONU
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, affirme ses priorités stratégiques
-
Marina Vlady, deux, trois choses que l'on sait d'elle
-
Aéronautique: après le trou d’air du Covid, la culture sécurité revient au premier plan
-
Quand François Bayrou fait la leçon à la cour d'appel de Paris
-
Equipe de France: l'ère Zidane s'ouvre en Turquie
-
La Bourse de Paris en baisse face aux taux d'emprunt et au pétrole
-
Vente de SFR: environ un tiers des 8.000 salariés en grève, selon les syndicats
-
BJK Cup: l'Italie et l'Ukraine opposées en demi-finale
-
Les marchés mondiaux plombés par le pétrole et les taux
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, plaide pour une coexistence pacifique
-
Face aux accusations, Thélyson Orélien pointe une volonté de le "faire taire"
-
Newsom: la présidence Trump "telle que nous la connaissons" s'arrêtera après les élections de novembre
-
Mexique: forte houle dans le sud-ouest au passage de l'ouragan Polo
-
Les Bourses européennes plombées par la hausse du pétrole et des taux
-
Des centaines de manifestants à Caracas pour demander le retour de la prix Nobel Machado au Venezuela
-
Les proches de Dolly Parton se déchirent en justice sur sa succession
-
Auchan veut vendre 17 supermarchés à Lidl, dernière étape d'une mue inédite
-
La paix entre la Chine et les Etats-Unis prônée par Xi et Trump à la Maison Blanche
-
"Fichez-moi la paix!": à son procès, journée de tensions entre Dati et les parties civiles
Quitter l'Iran en guerre pour un pays en crise humanitaire: les Afghans sans "bon choix"
Sous une tempête de sable, le visage fatigué, des Afghans passent la frontière à Islam Qala (ouest). Ils quittent l'Iran secoué par une guerre "intense" et reviennent dans un Afghanistan en crise humanitaire où ils ne voient "aucune perspective".
"J'ai été forcé de revenir en Afghanistan à cause de la guerre", témoigne auprès de l'AFP Talibshah, 27 ans, qui travaillait dans l'agriculture dans la province de Qazvin, dans le nord-ouest de l'Iran et préfère taire son nom de famille.
Après un long voyage, il est arrivé au poste-frontière d'Islam Qala, dans l'ouest de l'Afghanistan. Désemparé après s'être fait flouer en changeant ses devises, il cherche comment rejoindre sa région natale de Sar-é Pol (nord), un périple de plusieurs centaines de kilomètres par des routes de montagne difficiles.
Grâce à son travail en Iran, Talibshah faisait vivre sa famille de sept personnes dont son père, sa mère, ses frères et soeurs dans une région d'Afghanistan où la sécheresse a rendu l'agriculture difficile voire impossible.
"Je ne sais pas si je vais pouvoir trouver un emploi ou pas. Nous sommes laissés sans perspective. Si je ne trouve pas de travail, je devrai émigrer à nouveau, nous n'avons pas le choix, nous ne pouvons pas mourir de faim", ajoute-t-il.
Près de la moitié de la population afghane --soit 21,9 millions de personnes-- aura besoin d'aide humanitaire en 2026, alertent les Nations unies. Et le pays est secoué depuis le 26 février par de nouveaux affrontements avec le Pakistan voisin qui ont causé la mort d'au moins 56 civils et déplacé environ 115.000 personnes, selon l'ONU.
Ces Afghans "fuient la guerre en Iran" et "arrivent dans un pays ravagé par la sécheresse, qui souffre d'un chômage élevé et fait maintenant face à un conflit" (avec le Pakistan), souligne Arafat Jamal, le représentant en Afghanistan du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
"Il n'y a pas de bon choix pour eux", déplore-t-il depuis Islam Qala.
Il y a eu environ 1.700 retours quotidiens depuis le début du conflit au Moyen-Orient il y a douze jours, mais le HCR craint des arrivées bien plus massives à l'avenir.
Il se dit prêt à accueillir ces Afghans quittant l'Iran en terme de personnel et d'infrastructure, mais "nous n'avons pas l'argent" pour financer cet effort, regrette M. Jamal.
- "50 fois plus intense" -
Au poste-frontière d'Islam Qala, les arrivées étaient déjà plus nombreuses mardi que la semaine dernière, selon un correspondant de l'AFP. Des familles passent rapidement, le visage fermé, une ou deux valises contenant leurs maigres possessions.
"La guerre en Iran est 50 fois plus intense cette fois-ci que lors de la dernière guerre" avec Israël en juin 2025, témoigne Mohammad Kabir Nazari, un Afghan de 47 ans qui travaillait comme agent de sécurité pour une entreprise à Téhéran.
"Les missiles venaient de tous les côtés, tous les jours. Pour les Afghans, il n'y avait pas de refuge, la situation est très mauvaise", ajoute-t-il.
L'activité économique "s'est réduite" y compris dans l'entreprise où il travaillait, poursuit-il. Les marchés, "d'habitude très fréquentés lors des périodes proches du nouvel an perse et de la fin du ramadan", sont vides.
Et ce ralentissement de l'économie iranienne a des conséquences sur les nombreux travailleurs afghans dans le pays. Un ami de M. Nazari lui a raconté avoir été licencié, avec d'autres Afghans, et prié de rentrer en Afghanistan.
Naeemullah Rahimi, 24 ans, lui aussi agent de sécurité dans une usine dans la banlieue de Téhéran, raconte avoir dû s'abriter dans un sous-sol chaque jour en raison des tirs de missiles: "Quand nous avons vu à quel point la situation était mauvaise, nous avons dû rentrer en Afghanistan".
Mais cet homme originaire de Maidan Wardak (centre) confie "ne pas savoir quoi faire" dans son pays où les emplois sont rares.
"Depuis septembre 2023, l'Afghanistan accueille des vagues et des vagues d'Afghans expulsés d'Iran et du Pakistan", souligne Arafat Jaamal. L'année dernière, ils étaient 2,8 millions, "le plus grand mouvement de retour au monde".
"S'il y a le même nombre cette année, le pays pourra-t-il gérer?", s'interroge-t-il.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser tomber l'Afghanistan", insiste le représentant du HCR. "Si nous négligeons une région, nous allons créer encore plus de déstabilisation" dans le monde.
J.Bergmann--BTB