-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
La fin du pic caniculaire se précise, 37 départements encore en rouge samedi
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
-
Accord-cadre entre Liban et Israël, qui laisse deux "zones pilotes" à l'armée libanaise
-
La canicule "se poursuit", malgré les prémices d'un répit
-
Les Etats-Unis ont frappé des cibles en Iran en réponse au cargo attaqué
-
Mondial-2026: la France première, le Sénégal espère
-
Mondial: trois sur trois pour les Bleus avec un Dembélé en feu
-
Le double séisme au Venezuela a fait au moins 920 morts et 50.000 disparus
-
Marchés mondiaux: les semi-conducteurs à la peine, le pétrole en nette baisse
-
Trump menace les pays européens qui taxeraient les services numériques
-
Israël et le Liban saluent la signature d'un accord-cadre à Washington, rejeté par le Hezbollah
-
Wall Street termine la semaine en petite baisse
-
OpenAI déploie son nouveau modèle sous tutelle du gouvernement américain
-
OpenAI lance son nouveau modèle GPT 5.6, limité à quelques partenaires américains
-
Enquête ouverte après des signalements sur des soupçons de trafic d'enfants sur Vinted
-
À son procès en appel, Stéphane Plaza dément "être violent"
-
Pas de verdict pour le suspect d'un des incendies de Los Angeles
-
Canicule: la vigilance rouge recule, les hôpitaux restent sous pression
-
Canicule: la chaleur tue, il faut arrêter les chantiers l'après-midi, dit Sophie Binet
-
Ormuz: des navires continuent à traverser malgré les menaces iraniennes
-
Ligue 1: la femme d'affaires américaine Michele Kang a racheté l'Olympique lyonnais
-
Des bijoux ayant appartenu à Claudia Cardinale vendus 826.000 euros aux enchères
-
La Bourse de Paris termine la semaine en légère baisse, sauvée par ses valeurs traditionnelles
-
Boxe: l'Ukrainien Usyk annonce renoncer à ses trois ceintures mondiales des lourds
-
Canicule: de nouveaux départements vont sortir de la vigilance rouge, les hôpitaux restent sous pression
-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
-
Loukachenko sera toujours une menace pour l'Ukraine, selon l'opposante bélarusse Tikhanovskaïa
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse: Paris -0,55%, Londres -0,21%, Francfort -1,29%
-
Séisme au Venezuela : une mère fouille dans les décombres, à la recherche de son fils disparu
-
Sous l'effet de la chaleur, les glaciers risquent une "très forte perte", alerte un glaciologue suisse
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
Protéger les pétroliers de l'Iran rime avec déploiement militaire massif, à Ormuz et au-delà
Desserrer l'étreinte iranienne sur la circulation des pétroliers implique de sécuriser non seulement le détroit d'Ormuz, mais aussi la vaste zone maritime alentour, contre toute une palette de menaces aérienne, navale et de mines, nécessitant des moyens militaires massifs, ont expliqué à l'AFP des experts.
Depuis le début de la guerre, l'Iran a attaqué des navires sur une zone allant des côtes irakiennes, tout au fond du Golfe Persique au nord-ouest, jusqu'au Golfe d'Oman au sud-est qui ouvre sur l'Océan indien.
Réduire la problématique au seul détroit d'Ormuz "est une analyse incomplète", explique l'analyste naval Tayfun Özberk, ancien officier de la marine turque: "La zone de menace que l'Iran peut générer s'étend bien au-delà. Ce point est crucial, car le trafic est exposé non seulement lors du bref passage du détroit, mais aussi pendant la phase plus longue de +canalisation+ où les routes, les limitations de vitesse et les voies de passage prévisibles accroissent la vulnérabilité".
Toutefois, le point critique reste le détroit lui-même, qui n'excède pas une trentaine de kilomètres en son point le plus étroit, car la proximité des côtes réduit considérablement les temps de réaction des bâtiments militaires pour intercepter une éventuelle attaque.
"Hors du détroit, il y a des risques tant qu'on està portée de missile. Plus la distance est grande, plus il y a de temps pour analyser et se préparer", résume une source militaire européenne.
Toute opération d'escorte de bateaux civils organisés en convois, comme cela a été évoqué par Donald Trump, ne pourra donc se limiter au seul détroit, et devra être en mesure de faire face à tout l'éventail de capacités antinavires iraniennes.
- "Protection limitée" -
"Organiser un convoi escorté à travers Ormuz n'est pas seulement compliqué, mais cela n'offre qu'une protection limitée", estiment les chercheurs Christian Bueger et Jane Chan dans une note de l'université singapourienne RSIS.
"L'ampleur des menaces est critique. Il faudrait non seulement une défense aérienne, mais aussi des capacités d'interception des vedettes rapides et des drones de surface, ainsi que des capacités de détection des mines", soulignent-ils.
Par ailleurs, "les convois sont une activité très gourmande en ressources", rappelle pour l'AFP le docteur Sidharth Kaushal, du Rusi britannique. "Pendant la +guerre des pétroliers+ (durant la guerre Iran-Irak, ndlr), les États-Unis ont dû maintenir jusqu'à 35 navires dans le golfe", rappelle-t-il.
Or, "depuis 1988, le nombre de bâtiments militaires occidentaux pouvant conduire des missions d'escorte de convois a chuté de 75%", relève Hans Tino Hansen, PDG du cabinet Risk Intelligence, relevant par exemple que les Etats-Unis avaient 204 navires offrant cette capacité en 1988, contre 82 aujourd'hui.
La forme que prendrait d'éventuels convois ne peut pas encore être déterminée.
"Il ne faut pas s'imaginer des bateaux civils qui se suivent à la queue leu leu, avec un bâtiment militaire à l'avant et un autre à l'arrière. La manoeuvre est coordonnée de manière différente à chaque fois, en fonction de la menace la plus probable", explique un haut-gradé de la marine française sous couvert d'anonymat.
- Mines -
La première difficulté sont les mines, "le levier stratégique le plus efficace pour Téhéran car elles augmentent l'incertitude et les coûts même lorsqu'elles ne coulent pas de navires", relève M. Özberk.
"Si c'est miné, il faut commencer par créer des routes libres avec des bateaux de guerre des mines, très vulnérables et qu'il faut donc protéger, qui avancent à 4 km/h pour libérer un chenal, une bande de quelques centaines de mètres", explique la source militaire.
"Même comme cela, un convoi doit être précédé d'un navire de guerre des mines pour détecter toute anomalie. Dans le convoi, il faudra insérer des frégates à intervalles réguliers pour faire face aux menaces aériennes et de surface", poursuit cette source.
S'il n'y a pas de mines, "les convois se forment plus facilement, ils peuvent transiter à haute vitesse et les frégatespeuvent manoeuvrer autour des bateaux à protéger", explique-t-elle encore.
Au-delà des moyens navals, "les drones et la couverture aérienne peuvent apporter une aide précieuse, mais ils complexifient la sécurisation des voies maritimes", relève le Dr Kaushal.
"De plus, les mécanismes de coordination avec les acteurs commerciaux sont imparfaits, comme on l'a constaté en mer Rouge où certains navires n'ont pas respecté la consigne de désactiver leur signal (de positionnement) AIS" pendant qu'ils étaient protégés contre la menace des Houthis.
Selon lui, le schéma le plus probable serait que "des destroyers et des avions tenteraient de mettre en place un réseau de défense aérienne couvrant l'ensemble des routes maritimes, tandis que des hélicoptères assureraient la couverture contre les drones de surface".
J.Bergmann--BTB