-
Protection des mineurs: enquête au Royaume-Uni sur les vérifications d'âge de Pornhub
-
Iran: des vols internationaux annulés après les sanctions américaines
-
Travail dissimulé chez Foodora : l'Urssaf réclame 2,7 millions d'euros, le feuilleton continue
-
Plus de 84.000 chiens et chats à l'abandon refusés par des structures saturées
-
Budget: Lecornu tend la main aux socialistes tentés par la censure
-
Carburants, gaz, fioul... l'exposition des ménages français à la hausse des prix
-
Prix des carburants : les aides du gouvernement aux professionnels et aux particuliers
-
Une nouvelle espèce de chat sauvage découverte en Bolivie, une première en un siècle
-
Prix des carburants: "Je n'ai pas envie d'embêter Total", assure Papin
-
Agriculture: le plan d'aide "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, selon Genevard
-
L'accès à la Maison Blanche, "un privilège, pas un droit", selon l'administration Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Voeckler et la nouvelle vague
-
L'Azerbaïdjan gracie un Français emprisonné après la levée de sanctions UE contre un oligarque
-
F1: après son bon début de saison, Hadjar prolongé par Red Bull
-
Le Cambodge montre ses muscles contre les escroqueries en ligne
-
La consommation de bio confirme son rebond, mais loin des objectifs
-
Les assurances à l'assaut des familles monoparentales
-
Après une sécheresse historique, Solidarité Paysans au chevet d'agriculteurs à bout
-
En Inde, le monde des affaires secoué par les querelles de succession
-
Trump menace l'Iran devant l'ONU puis annonce une reprise du dialogue
-
En mer Noire, la terreur des drones pour les marins turcs
-
Doublé inédit pour Nasser Al-Ittiyah: après le Dakar, le titre en tir sportif aux Jeux asiatiques
-
De nouvelles sanctions américaines doivent frapper les compagnies aériennes iraniennes
-
Sur le plateau prisé de Saint-Émilion, un domaine multiséculaire à "contre-courant"
-
Haltérophilie: la Nord-Coréenne Ri Song Gum bat trois records du monde en -49 kg
-
Avant les élections de mi-mandat, des républicains prennent leurs distances avec Trump
-
Léon XIV attendu dans la ferveur en France, entre sécurité XXL et défis pour l'Église
-
A Madagascar, un an de rapprochement avec Moscou
-
Le Royaume-Uni veut faire avancer la supervision de l'IA au G20, Trump résiste
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie"
-
L'ambitieux plan de protection de la nature prend du retard, alertent des militants du climat
-
Israël dénonce l'"absurdité grotesque" des propos de Macron à l'ONU sur la Cisjordanie
-
Face à l'avancée du désert, les éleveurs nomades de Mongolie se tournent vers la technologie
-
Les constructeurs ferroviaires optimistes, à condition d'avancer sur la standardisation
-
Colombie: le président envoie l'armée dans une ville des Caraïbes frappée par la violence
-
L'Iran et l'IA au menu de l'Assemblée générale de l'ONU
-
Coup d'envoi du concours des ours les plus gras d'Alaska
-
Harvey Weinstein, reconnu coupable d'agression sexuelle à New York, va connaître sa peine
-
Meta attendu sur ses lunettes et son IA, deux paris coûteux et contestés
-
Inégalités, chômage et défiance: le Maroc vote pour des législatives sans grand favori
-
Canada: le vendeur de "kits de suicide" dans l'attente de sa peine
-
Sourd aux appels au multilatéralisme, Trump défend à l'ONU une Amérique toute puissante
-
Le chef de l'ONU organise un dernier sommet sur le climat à New York avant son départ
-
L'ex-jihadiste français Othman Garrido condamné à 30 ans de réclusion criminelle
-
Anthropic et OpenAI lancent de nouveaux modèles en plein débat sur le ralentissement de l'IA
-
Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire
-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
Aux portes de la Russie, la Norvège entre en mode "défense totale"
La guerre est désormais une possibilité, de l'aveu même du Premier ministre. Voisine de la Russie dans le grand Nord, la Norvège passe en mode "défense totale", préparant sa population au pire à la lumière du conflit en Ukraine.
Creusé sous un paisible parc, l'abri antiaérien de St. Hanshaugen, l'un des plus grands d'Oslo, accueillera 1.100 personnes derrière ses lourdes portes métalliques, le jour où...
L'air est frisquet, la lumière pâle, les toilettes rudimentaires: l'antre n'a rien d'un trois étoiles, mais il est conçu pour protéger contre d'éventuels bombardements et menaces NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques).
"Aujourd'hui, on a environ 18.600 abris, de quoi couvrir un peu moins de 50% de la population" du pays (5,6 millions d'habitants), explique à l'AFP Øistein Knudsen, chef de la Défense civile norvégienne.
"Beaucoup ont besoin d'être modernisés: ils ont été construits pendant la Guerre froide, ils sont humides, vieux...".
Membre de l'Otan, le royaume scandinave veut rétablir l'obligation de doter les nouveaux grands bâtiments d'abris antiaériens, une exigence qui avait été levée en 1998, un "dividende de la paix" généré par l'implosion de l'URSS.
L'idée n'est pas de bâtir des coûteux abris, mais d'offrir une protection sommaire contre les menaces comme les drones désormais omniprésents sur les champs de bataille.
"Mes collègues ukrainiens mènent une guerre existentielle sur leur propre territoire, et pourtant ils trouvent encore le temps de partager leurs expériences", souligne Øistein Knudsen.
"Rien que les écouter raconter ce qu'ils vivent, les attaques contre la population civile, ce que cela signifie d'opérer comme force de défense civile en temps de guerre, ces expériences-là sont inestimables".
- Finie l'insouciance -
La construction d'abris est l'une des 100 propositions formulées l'an dernier dans un Livre blanc.
Le gouvernement veut aussi augmenter de 50%, à 12.000 hommes et femmes, les effectifs de la Défense civile, obliger toutes les communes à se doter d'un "conseil local de préparation" ou encore porter à 50% le taux d'autosuffisance alimentaire d'ici 2030.
Les ménages sont par ailleurs invités à stocker de quoi tenir durant sept jours.
"Pendant de nombreuses décennies en Norvège, nous avons eu le luxe de pouvoir consacrer nos ressources à d'autres choses", dit Kristine Kallset, secrétaire d'Etat au ministère de la Justice et de la Sécurité publique.
"Mais depuis que la situation sécuritaire s'est détériorée, nous avons compris qu'il y avait un certain nombre de choses à faire pour nous assurer que notre préparation intègre aussi la guerre dans le pire des scénarios", souligne-t-elle à l'AFP dans les nouveaux locaux du gouvernement.
Malice du calendrier, ces bâtiments reconstruits après avoir été dévastés en 2011 par l'attentat de l'extrémiste Anders Behring Breivik n'ont pas d'abri antiaérien.
Dans ses vœux de Nouvel An, le Premier ministre Jonas Gahr Støre a alerté ses concitoyens que "la guerre pourrait revenir en Norvège".
L'année 2026 a été décrétée celle de la "défense totale", concept qui vise à préparer tous les maillons de la société -armée, administrations, entreprises...- à une crise majeure ou une guerre.
- Grains de sable -
"Le tableau actuel des menaces, qu'il s'agisse de la crise climatique, de la rivalité entre grandes puissances, de la guerre en Ukraine, du Moyen-Orient ou des pandémies, est bien plus interdisciplinaire qu'il y a 20 ans", analyse Jarle Løwe Sørensen, spécialiste de la gestion de crise à l'université de Southern Norway.
"On est sur la bonne voie dans les préparatifs (...) mais il y a des mécanismes bureaucratiques, juridiques et organisationnels qui viennent souvent entraver le bon fonctionnement du système et empêchent que tout s'emboîte de façon vraiment optimale", affirme-t-il.
Les zones de responsabilité entre police, pompiers, services de santé ou encore la garde nationale ne coïncident ainsi pas toujours.
Dans les rues d'Oslo, le degré de sensibilisation varie.
"Je n'y pense pas au quotidien, mais j'ai mon petit kit d'urgence", confie Øystein Ringen Vatnedalen, un chef d'entreprise de 51 ans.
"J'ai mis un peu d'argent liquide de côté, j'ai réfléchi à quelques scénarios -où j'irais, de qui je m'occuperais — et j'ai une radio, de l'eau, tout ce que les autorités recommandent".
Consultante en développement durable de 48 ans, Käthe Hermstad, elle, n'a pas fait de préparatifs particuliers. "Le plus important, c'est d'avoir un réseau et une communauté autour de soi" pour s'entraider.
Selon une étude de la Défense civile, 37% des Norvégiens disent avoir renforcé leur préparation au cours de l'année écoulée, mais seuls 21% redoutent une guerre sur le territoire national d'ici cinq ans.
F.Müller--BTB