-
En Inde, le monde des affaires secoué par les querelles de succession
-
Trump menace l'Iran devant l'ONU puis annonce une reprise du dialogue
-
En mer Noire, la terreur des drones pour les marins turcs
-
Doublé inédit pour Nasser Al-Ittiyah: après le Dakar, le titre en tir sportif aux Jeux asiatiques
-
De nouvelles sanctions américaines doivent frapper les compagnies aériennes iraniennes
-
Sur le plateau prisé de Saint-Émilion, un domaine multiséculaire à "contre-courant"
-
Haltérophilie: la Nord-Coréenne Ri Song Gum bat trois records du monde en -49 kg
-
Avant les élections de mi-mandat, des républicains prennent leurs distances avec Trump
-
Léon XIV attendu dans la ferveur en France, entre sécurité XXL et défis pour l'Église
-
A Madagascar, un an de rapprochement avec Moscou
-
Le Royaume-Uni veut faire avancer la supervision de l'IA au G20, Trump résiste
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie"
-
L'ambitieux plan de protection de la nature prend du retard, alertent des militants du climat
-
Israël dénonce l'"absurdité grotesque" des propos de Macron à l'ONU sur la Cisjordanie
-
Face à l'avancée du désert, les éleveurs nomades de Mongolie se tournent vers la technologie
-
Les constructeurs ferroviaires optimistes, à condition d'avancer sur la standardisation
-
Colombie: le président envoie l'armée dans une ville des Caraïbes frappée par la violence
-
L'Iran et l'IA au menu de l'Assemblée générale de l'ONU
-
Coup d'envoi du concours des ours les plus gras d'Alaska
-
Harvey Weinstein, reconnu coupable d'agression sexuelle à New York, va connaître sa peine
-
Meta attendu sur ses lunettes et son IA, deux paris coûteux et contestés
-
Inégalités, chômage et défiance: le Maroc vote pour des législatives sans grand favori
-
Canada: le vendeur de "kits de suicide" dans l'attente de sa peine
-
Sourd aux appels au multilatéralisme, Trump défend à l'ONU une Amérique toute puissante
-
Le chef de l'ONU organise un dernier sommet sur le climat à New York avant son départ
-
L'ex-jihadiste français Othman Garrido condamné à 30 ans de réclusion criminelle
-
Anthropic et OpenAI lancent de nouveaux modèles en plein débat sur le ralentissement de l'IA
-
Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire
-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
A l'ONU, Trump défend son nationalisme, sourd aux appels à la coopération internationale
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Carburants: l'aide aux grands rouleurs prolongée et élargie, alors que les Français paient des prix records
-
Trump veut renommer l'IA "super intelligence" et résiste aux appels à une supervision internationale
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Trump scelle le destin du Groenland dans le giron américain
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
-
Mondiaux de cyclisme: "c'est frustrant": la France encore en argent sur le relais mixte
-
Du sel, du vent et 118 marins engagés, la 13e Route du Rhum promet
-
Chili : floraison exceptionnelle dans le désert d'Atacama après les pluies d'El Niño
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros (Papin)
-
L'UE épargne deux oligarques russes, mais sauve in extremis ses sanctions contre Moscou
-
Onlyfans, MYM taxés de proxénétisme : chez des créatrices de contenus pornos, la peur de "travailler dans la rue"
-
Carburants: le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs pour contenir l'inquiétude des Français
-
Un écrivain phare de la rentrée littéraire accusé sur X d'avoir utilisé l'IA
-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
Birmanie: les agriculteurs souffrent des pénuries d'engrais et de carburant
Malgré le ciel de mousson promettant de fortes pluies, les agriculteurs birmans s'inquiètent pour leurs futures récoltes face à la crise des engrais et du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
"Si les prix continuent d'augmenter, j'en serai réduit à mendier ", dit à l'AFP Soe Naing, assis sur un sac de semences de riz face aux 12 hectares de terres qu'il loue dans la commune de Kawhmu, au sud de Rangoun.
"Je vais peut-être abandonner l'agriculture, même si c'est ma vocation", poursuit le quinquagénaire entre les rideaux de pluie annonçant le début de la saison des plantations dans la région.
La guerre au Moyen-Orient a provoqué des difficultés d'approvisionnement en Asie, très dépendante des navires transitant par le détroit d'Ormuz.
En proie à une guerre civile depuis un coup d'Etat militaire en 2021, la Birmanie est encore plus vulnérable que ses voisins: selon des chiffres officiels, le pays d'Asie du Sud-Est importe 90% de son fioul et jusqu'à 95% de ses engrais chimiques, produits en abondance dans le Golfe.
La flambée des prix de ces deux produits affecte les agriculteurs birmans, qui peinent à faire le plein de leurs motoculteurs pour labourer les champs et à acheter les engrais nécessaires pour renforcer leurs semis à un moment crucial du calendrier agricole.
Le Programme alimentaire mondial de l'ONU avertit qu'utiliser moitié moins d'engrais pourrait entraîner une chute de 15% de la production agricole en Birmanie, où l'insécurité alimentaire est déjà grande.
"Je n'ai jamais connu une période aussi difficile", se lamente Soe Naing, riziculteur de longue date. "Mes champs sont tout ce que j'ai, il n'y a pas d'autre espoir."
- "Aucune volonté" -
A plus de 4.000 kilomètres du détroit d'Ormuz, son confrère Moe Aung subit lui aussi l'impact de la crise mondiale du transport maritime.
Il sème ses graines de riz sur une boue non cultivée et prévoit d'utiliser six fois moins d'engrais que les années précédentes.
"Je le fais seulement parce que je suis propriétaire des terres, mais je n'en ai pas envie", souffle l'agriculteur de 53 ans. "Je n'ai aucune volonté de continuer si cette situation ne prend pas fin."
Le prix d'un sac de 50 kg d'engrais a été multiplié par cinq, avance-t-il, atteignant désormais 200.000 kyats (41 euros).
Acheter des engrais à crédit et payer après la récolte est courant, mais Moe Aung craint que les comptes ne s'équilibrent pas cette année.
"On vivait confortablement avant. On pouvait prendre soin de nos parents, avoir des activités sociales, notre famille était tranquille et heureuse... Ce n'est plus le cas maintenant", regrette-t-il.
La Birmanie a été par le passé le grenier à riz du monde. Elle en était le premier exportateur mondial avant la Seconde Guerre mondiale.
Mais des décennies de conflits et d'instabilité depuis son indépendance, en 1948, ont érodé son secteur agricole.
Les Nations unies estiment que le pays est confronté à une "polycrise" et le conflit au Moyen-Orient est venu aggraver la situation alors même qu'une autre menace se profile à l'horizon.
Les prévisionnistes annoncent en effet pour cette année un épisode particulièrement intense du phénomène climatique El Niño, qui peut provoquer vagues de chaleur et sécheresses en Asie du Sud-Est.
Il pourrait commencer dès les prochains jours et étrangler davantage une profession déjà à bout de souffle.
"Si ça continue comme ça, il n'y aura bientôt plus d'agriculteurs dans ce pays", déplore Su Su Nway, présidente d'un syndicat national. "Nous ne voulons pas que les générations futures se demandent si ces agriculteurs ont vraiment existé un jour."
W.Lapointe--BTB