-
Tennis de table: Félix Lebrun devient le premier Français vainqueur d'un Grand Smash
-
La Belgique mobilisée face à un feu historique qui se rapproche de l'Allemagne
-
Dix-neuf morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Euro de natation: Léon Marchand sacré champion d'Europe du 400 m nage libre
-
Lula et Flavio Bolsonaro partent à la conquête du vote des femmes au Brésil
-
Community Shield: Arsenal se balade face à Manchester City version Maresca
-
Piratage du fisc : Lecornu s'empare du dossier face à l'ampleur de l'incident
-
Seize morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Quinze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Réseaux sociaux : Attal alimente le débat sur le référendum
-
Séisme : la Colombie poursuit les recherches sans trop d'espoir
-
La Belgique mobilisée face à un incendie historique
-
L'ouragan Lala s'éloigne d'Hawaï
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un car immatriculé en Pologne
-
Douze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Moscou visée par 600 drones, Kiev par des missiles balistiques
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un bus immatriculé en Pologne
-
Lula et Flavio Bolsonaro lancent leurs campagnes dans un Brésil polarisé
-
Andy Burnham, un "Premier ministre TikTok" qui snobe les médias traditionnels
-
Japon: les lunes de Mars en ligne de mire
-
Face à un des pires incendies de son histoire, la Belgique compte sur du soutien aérien
-
Indonésie: des milliers d'évacués en attente d'aide après le puissant séisme
-
Automobile : de la Kadett à Leapmotor, le long déclin d'Opel à Rüsselsheim
-
Dans la vallée du Rhin, le Riesling à l'épreuve du climat
-
L'ouragan Lala frôle la Grande Île d'Hawaï, fortes pluies
-
Incendies: "la situation évolue plutôt favorablement" dans les Landes
-
Trophée des champions: déjà un deuxième titre en jeu pour le PSG
-
Cyclisme: le biathlète Emilien Jacquelin entre "trac" et "excitation" pour ses débuts pros
-
Euro de natation: Marchand à l'assaut d'un nouveau terrain avec le 400 m nage libre
-
Colombie : une femme meurt pour sauver son chien du tremblement de terre
-
Séisme en Indonésie: la fuite en panique d'un hôpital pour "une nouvelle chance de vivre"
-
L'ouragan Lala provoque de fortes pluies et des coupures de courant à Hawaï
-
Athlétisme: Gressier ouvre enfin son compteur européen avec le bronze du 10.000 m
-
Euro de natation: une soirée dorée pour Léon Marchand et Mary-Ambre Moluh
-
Tennis: Djokovic battu dès son premier match au Masters 1000 de Cincinnati
-
Foot: Le Paris SG recrute l'ailier belge Mika Godts
-
La Belgique se bat contre un des pires incendies de son histoire
Crise du gaz: à Berlin, la ruée sur le charbon en prévision de l'hiver
"Un tel rush en été, tout ce monde qui veut du charbon, on n'avait jamais vu ça", confie Frithjof Engelke, un fournisseur berlinois des pierres noires devenues denrées rares dans la capitale.
La pénurie redoutée de gaz russe dans le sillage de la guerre en Ukraine a provoqué un engouement inattendu des particuliers pour ce mode de chauffage malgré sa nocivité.
Conséquence pour cet homme de 46 ans, patron de l'entreprise familiale centenaire Hans Engelke Energie: "les vacances attendront".
Il faut prendre les commandes, organiser les livraisons en camion - programmées jusqu'au mois d'octobre - et préparer les produits pour ceux qui viennent directement acheter leurs combustibles dans son entrepôt.
Par une chaude journée d'août, il pèse et ensache du charbon en vrac dans la poussière et le vacarme de sa machine de remplissage, puis dispose les sacs sur des palettes, en attendant les clients.
A Berlin, 5 à 6.000 foyers se chauffent encore au charbon, une toute petite fraction des quelque 1,9 million de logements, indique la ville.
Il s'agit souvent des personnes âgées, parfois entièrement dépendantes de ce combustible et vivant dans des habitations anciennes jamais rénovées, ou des amoureux de la chaleur lourde émanant des vieux poêles.
Mais cette année, de nouveaux clients sont arrivés "en masse", souligne Frithjof Engelke, dont la petite entreprise s'est aussi diversifiée dans les pellets de bois ou le fuel.
"Ceux qui se chauffent au gaz, mais qui ont encore un poêle à la maison veulent maintenant tous avoir du charbon", un phénomène, selon lui, généralisé en Allemagne.
- "Mieux que d'avoir froid" -
Jean Blum en fait parti. Ce jour-là, cet homme de 55 ans, cheveux et barbe blanche en pagaille, charge des sacs de 25 kg remplis des précieuses pierres noires dans sa remorque.
"J'achète du charbon pour la première fois depuis de nombreuses années", dit-il à l'AFP. Depuis que son logement est équipé au gaz, il allumait parfois son poêle mais seulement avec du bois.
Avec l'augmentation du prix du gaz, qui va s'exacerber à partir d'octobre quand les opérateurs pourront répercuter la hausse des prix de l'énergie sur le consommateur, il veut s'assurer un filet de sécurité.
"Même si c'est mauvais pour la santé, c'est toujours mieux que d'avoir froid", estime-t-il.
S'il faut débourser 30% de plus qu'auparavant, le charbon reste par ailleurs meilleur marché que le bois, dont les prix ont plus que doublé.
"Je m'inquiète, je me demande s'il y aura assez de gaz pour tout le monde", ajoute-t-il aussi, alors que Vladimir Poutine a déjà fermé en partie ce robinet dont l'Allemagne est très dépendante.
- "Renaissance" -
Le combustible noir connaît bon gré mal gré un retour en grâce dans le pays. Le gouvernement allemand s'est déjà résolu à un recours accru des centrales pour garantir les besoins énormes en électricité de son industrie.
Même s'il assure ne pas renoncer à son objectif d'abandonner cette énergie polluante en 2030, et exclut "une renaissance des énergies fossiles, en particulier du charbon", comme l'a récemment déclaré le chancelier Olaf Scholz.
Avec l'apparition de tous ces nouveaux clients privés, la production a du mal à suivre, et de nombreux petits marchands de charbon de la capitale n'ont plus rien à vendre.
"Nous produisons à pleine capacité pendant l'été, avec trois équipes, sept jours par semaine", indique pourtant à l'AFP Thoralf Schirmer, porte-parole de l'entreprise LEAG.
Situé dans le bassin minier de Lusace, à l'est, le site fournit en pierres de charbon des magasins de bricolage ou vendeurs de combustibles.
La production a bondi de 40% depuis janvier, précise-t-il, mais la demande est forte partout et la situation devrait rester tendue au moins jusque cet hiver.
D'autant que l'autre usine alimentant le marché en Allemagne, basée dans le bassin rhénan, va cesser sa production à la fin de l'année, réduisant l'offre.
"Je redoute un peu l'hiver", admet M. Engelke. Actuellement, les gens sont relativement détendus quand ils apprennent qu'ils devront attendre au moins deux mois avant d'être livrés, dit-il.
"Les choses seront radicalement différentes quand il va commencer à faire froid dehors."
J.Fankhauser--BTB