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Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
Les autorités syriennes ont annoncé vendredi avoir découvert une cache d'explosifs après l'arrestation de membres d'une cellule présentée comme liée au groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui serait responsable d'attentats survenus pendant la visite à Damas du président français Emmanuel Macron.
Deux bombes avaient explosé mardi, quasi-simultanément, près de l'hôtel Four Seasons où Emmanuel Macron avait passé la nuit, peu après son départ de l'établissement pour le palais présidentiel. Elles avaient fait un mort et 36 blessés.
Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, a annoncé l'arrestation de la cellule responsable de ces attaques.
Peu après, Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a déclaré à la télévision d'Etat que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI".
Et vendredi, le ministère de l'Intérieur a fait état des "aveux des membres de la cellule" ayant permis de "découvrir une cache secrète utilisée pour entreposer des explosifs en vue de la préparation d'une série d'attentats".
- Arrestations -
Les autorités avaient indiqué avoir arrêté les auteurs présumés des attentats dans les environs de Damas.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, "des dizaines de personnes ont été arrêtées" jeudi soir dans une banlieue pauvre de Ech al-Warwar.
Essentiellement peuplé d'alaouites avant la chute du président Bachar al-Assad en décembre 2024, ce quartier avait été visé par des perquisitions après la prise du pouvoir par une coalition islamiste en décembre 2024, poussant une partie de ses habitants à partir.
Un habitant qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP vendredi que les arrestations de la veille n'avaient pas visé à sa connaissance des membres de cette minorité dont est issu M. Assad.
Le ministère de l'Intérieur n'a pas précisé si le groupe EI était également responsable d'un attentat à la bombe qui avait fait 10 morts dans un café de Damas le 2 juillet.
La visite d'Emmanuel Macron était la première d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition islamiste.
Le président français avait indiqué que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de plus de 13 ans (2011-2024).
Depuis qu'il a renversé Bachar al-Assad, Ahmad al-Chareh, un ancien jihadiste, s'emploie à pacifier le pays.
Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'EI.
L'EI s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie et y avait imposé un règne de terreur, avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par cette coalition antijihadiste.
Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.
K.Brown--BTB