-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : les discussions continuent
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
-
Akkodis et l’association des transports publics de Hambourg présentent hvv mia à InnoTrans 2026 et montrent comment l’IA transforme la mobilité.
-
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro surfe sur le scandale
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa
-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
-
Presse : Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane
-
Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard
-
Carburants : de nouvelles aides annoncées mardi pour les Français les plus touchés
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
-
Loi "intégrale": création d'une justice spécialisée et jugement du viol réservé aux assises
-
Italie: "Je suis revenu pour gagner", assure Mancini
-
Inaction climatique: une ONG espère l'ouverture d'un procès historique en Suède en 2027
-
Colombie: un haut lieu touristique menacé par un incendie, partiellement contrôlé
-
Pékin confirme la visite de Xi aux Etats-Unis, en quête de "stabilité stratégique"
-
"L'avenir plutôt que les coupes sombres": les salariés de l'auto allemande refusent le déclin
-
Carburants, gaz pour l'hiver: l'exécutif sur tous les fronts
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à la diplomatie
-
Ligue 1: au PSG, encore des imperfections
-
Trois civils tués en Afghanistan dans des frappes pakistanaises
-
Exclus de la Maison Blanche par Trump, trois médias américains saisissent la justice
-
Real Madrid: les mêmes maux, et toujours pas de remède
-
Les radios s'unissent pour pouvoir continuer à être écoutées dans les voitures
-
La ministre Catherine Chabaud dans le Sud pour rencontrer à nouveau des pêcheurs
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: les députés ouvrent les débats
-
Afghanistan: trois morts dans des frappes pakistanaises, selon les autorités talibanes
-
Crise automobile: des milliers de salariés mobilisés en Allemagne
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Législatives en Russie: le parti de Poutine remporte un nombre record de sièges
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
Allemagne: après un "désastre" électoral pour Merz, l'extrême droite évoque son "crépuscule"
-
Samlingen Haupt: Vad pengar avslöjar om oss människor
-
Haupt Koleksiyonu: Paranın Biz İnsanlar Hakkında Anlattıkları
-
हॉप्त् कलेक्शन: पैसा हमारे बारे में एक इंसान के रूप में क्या प्रकट करता है
-
Συλλογή Haupt: Τι αποκαλύπτει το χρήμα για εμάς τους ανθρώπους
-
Surf: Tya Zebrowski, la prodige des vagues
-
UE: 403 millions d'euros d'amende contre Google pour le traitement des données de géolocalisation
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
A l'image d'Ormuz, une poignée de détroits maritimes sont depuis le XVIe siècle garants de la mondialisation du commerce, et soumis à de fortes tensions géopolitiques, explique à l'AFP le géographe Sylvain Domergue, enseignant à Sciences Po Bordeaux.
Alors que l'Iran resserre son étau sur Ormuz, ses soutiens yéménites, les rebelles houthis, veulent entraver le trafic en mer Rouge au départ et à destination des ports saoudiens, avec le risque, selon les experts, d'une perturbation de la circulation dans un autre détroit, Bab el-Mandeb, emprunté par les navires pour rallier le canal de Suez.
Ces deux passages maritimes, qui verrouillent l'entrée du Golfe et celle de la mer Rouge, font partie de la "dizaine" de détroits stratégiques pour le commerce international.
Par ces étroits corridors naturels transitent pétroliers, gaziers, vraquiers, et porte-conteneurs chargés des matériaux et marchandises vitales pour la mondialisation industrielle.
La convention des Nations unies de Montego Bay signée le 10 décembre 1982 - sorte de constitution des Océans - "acte le fait qu'un détroit est quelque chose de naturel qui ne doit pas être soumis à péage" et où est garanti "le principe de libre navigation", rappelle le géographe, auteur de "Géopolitique des espaces maritimes" (2025, Armand Colin).
En revanche, les canaux, comme Panama ou Suez, qui sont des infrastructures construites par les hommes sur des espaces terrestres, peuvent être soumis à péage par les Etats qui les contrôlent.
A Ormuz, l'Iran, qui "n'a pas ratifié la convention de Montego Bay, la respectait jusqu'à présent au titre du droit coutumier".
Dès 1507, le Portugal, dont les navigateurs furent les premiers à ouvrir la route des Indes, a essayé d'établir un contrôle sur le passage d'Ormuz afin de se garantir le monopole de l'accès aux épices et aux richesses de l'Orient, souligne l'universitaire.
- "Mare liberum" -
A l'issue d'une "controverse" célèbre, la thèse "Mare Liberum" du juriste et philosophe néerlandais Grotius l'a finalement emporté au début du XVIIe siècle: les détroits sont alors considérés comme stratégiques pour le commerce international de grande distance, car "la mer n'appartient à personne".
Les Pays-Bas reprennent et défendent la liberté des mers, suivis de l'Angleterre, (...), puis, vers la fin du XIXe siècle, par les Etats-Unis, qui respectent jusqu'à aujourd'hui "la quasi-totalité de la convention de Montego Bay", même s'ils ne l'ont pas ratifiée.
La thèse de la liberté des mers "n'a pas non plus empêché les Britanniques de guider en partie leur colonisation par la géographie des détroits", relève l'enseignant.
Les principaux points d'appui militaires britanniques ont ainsi été implantés le long de détroits: la grande base navale coloniale britannique en Asie, à Singapour, permettra le contrôle du détroit de Malacca, qui voit aujourd'hui passer la plus grosse partie du trafic maritime mondial en provenance de Chine.
En Europe, les détroits danois (l'Öresund, le Kattegat) qui ferment la mer Baltique, "ont eu une très grande importance au XIXe siècle parce qu'ils ont permis aux Danois pendant très longtemps de percevoir un péage". Ils sont stratégiques car ils "ferment l'accès à l'Atlantique aux puissances de la Baltique et notamment aux Russes", souligne le géographe.
Les seuls grands détroits où un péage est encore perçu sont les "détroits turcs" du Bosphore et des Dardanelles, qui relèvent d'accords antérieurs, signés à Montreux en 1936.
"A terme, d'autres questions de détroits se poseront", prédit le géographe, citant "le détroit de Taïwan" avec les ambitions territoriales de la Chine en Asie du sud-est, ou "celui de Malacca" qui concerne Singapour, la Malaisie et l'Indonésie.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a d'ailleurs affirmé mercredi qu'autoriser l'Iran à contrôler une voie navigable internationale comme le détroit d'Ormuz (via un péage) créerait un "très dangereux précédent" qui pourrait se répéter dans d'autres parties du monde.
"Il existe un principe fondamental en matière de liberté de navigation, et celui-ci est menacé. Je pense que l'économie mondiale est menacée, tout comme les règles qui ont régi le commerce international depuis 150 ans, et nous ne pouvons pas laisser cela se produire", a-t-il lancé lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Manille.
Dans le détroit de Taïwan, "il y a déjà une +guerre du sable+ : des navires chinois viennent ramasser du sable marin pour le secteur de la construction en Chine dans des eaux revendiquées par Taïwan, des actions de provocation", souligne le géographe.
Autre exemple: Le soir de l'annonce par les Iraniens de la mise en place d'un péage à Ormuz, "le premier ministre malaisien a pris la parole pour dire que c'était une très bonne idée dont il pourrait s'inspirer pour Malacca, avant de se rétracter".
"S'il y avait un péage à Malacca, Singapour perdrait de sa superbe et son statut de plaque tournante de l'Asie orientale", ajoute-t-il.
O.Bulka--BTB