-
Foot: avis négatif du CNOSF, le spectre de liquidation se rapproche pour les Girondins
-
Euro d'athlétisme: Audrey Werro remporte "la course de l'année" à Birmingham
-
Natation: en finale du 200 m papillon, Marchand vise un premier titre européen
-
La Colombie recherche les centaines de disparus du séisme
-
Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance américain, avoue lui avoir "tiré" dessus
-
Foot: Jeff Bezos devient actionnaire minoritaire du club anglais de Liverpool (club)
-
La Bourse de Paris en repli quatre jours de suite
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu ce week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Mexique : le président indigène de la Cour suprême dénonce du racisme
-
"Elles changent ma vie": les lunettes "intelligentes" gagnent du terrain
-
Incendies en Espagne : les restes des premiers rois de l'Aragon sauvés des flammes
-
Les Bourses européennes en baisse, sauf Francfort
-
Aide à mourir: la loi franchit, sans bouleversement, l'épreuve du Conseil constitutionnel
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique
-
Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole
-
L'OMS dénonce plus de 10.000 attaques contre des centres de santé et un déni de justice
-
La justice française rejette un deuxième recours contre l'expulsion de Xenia Fedorova
-
Fisc piraté: ce que l'on sait des données dérobées
-
Croatie : un mort et des dizaines de blessés dans un incendie sur le littoral
-
Wall Street sans éclat, le marché en mode estival
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée, au nom de la liberté d'expression
-
Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves
-
Le "latiao" chinois, d'en-cas mal famé à phénomène viral
-
"Optimiser" son corps grâce aux peptides: des produits interdits et une tendance risquée pour la santé
-
SNC SCANDIC PAY: Betala – över hela världen och utan gränser
-
स्कैंडिक पे: दुनिया में कहीं भी, बिना किसी सीमा के भुगतान करें।
-
Colons en Cisjordanie: un ministre israélien pour un transfert du maintien de l'ordre à la police
-
SNC SCANDIC ÍOC: Íoc in áit ar bith ar domhan, gan teorainn
-
SNC SCANDIC PAY: Platby po celém světě bez omezení
-
斯堪迪克支付:全球無界支付
-
SNC 스칸딕 페이: 전 세계 어디서나, 제한 없이 결제하세요
-
SNCスカンディックペイ):世界中で、制限なくお支払いいただけます
-
SNC SCANDIC PAY: Płatności na całym świecie bez ograniczeń
-
SNC SCANDIC PAY: الدفع في جميع أنحاء العالم ودون حدود
-
СНК СКАНДІК ПЕЙ: Оплата по всьому світу без обмежень
-
СНК Скандик Пэй: Оплата по всему миру без границ
-
Boris Nadejdine, l'opposant qui pensait pouvoir rester libre en Russie
-
SNC SCANDIC PAY : payer partout dans le monde, sans limites
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale
-
RDC : le Conseil international des infirmières appelle à rémunérer les soignants face à Ebola
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale (police)
-
Lactalis rachète la division produits laitiers au Royaume-Uni du canadien Saputo
-
Croatie : un violent incendie fait 40 blessés et des dégâts importants sur la côte
-
Sécheresse au Royaume-Uni: les pompiers "sous pression" face à la multiplication des incendies
-
Macron à jet-ski : une image qui crée des remous
-
Landes : l'incendie a parcouru plus d'un millier d'hectares, les maisons sauvées
-
Allemagne: 1.800 personnes évacuées dans l'ouest à cause d'un incendie
-
Canicule en Europe : plus de 35°C prévus pour au moins 150 millions d'habitants vendredi
-
Cisjordanie: des militants israéliens tentent de ravitailler des Palestiniens assiégés
Ukraine: à Izioum, reconstruire et effacer les stigmates de l'occupation russe
Hormis les tanks fondus sur le bas-côté et la végétation calcinée par sept mois de déluge de feu, la deux voies qui mène à Izioum, surnommée "highway to hell" pendant la guerre, ressemble déjà à n'importe quelle route entretenue d'Europe.
L'asphalteuse est passée et les cratères d'obus ont été rebouchés. De fraîches lignes blanches anti-dépassement sont peintes de bon matin par une équipe d'ouvriers en gilets orange.
Cinq semaines après la libération de cette petite ville de l'Est de l'Ukraine, une autre bataille s'engage, avec une armada d'engins de chantier et d'ouvriers, pour reconstruire ce qu'il reste des infrastructures et effacer aux plus vite les stigmates de l'occupation russe.
Et les Ukrainiens commencent par utiliser ce que les Russes ont laissé dans leur sillage. Comme les restes hissés par un tractopelle d'un pont militaire, effondré sur l'un de leurs tanks "Z", dans la rivière du Donets.
"On va récupérer chacune de leurs pièces, les retaper et les utiliser ici ou dans un autre endroit où il y en aura besoin", explique le lieutenant Denis Ponomarenko, 27 ans, du service des routes, ponts et chaussées de l'armée.
A l'entrée de la ville, au milieu des ruines, un panneau d'accueil jaune et bleu porte le message: "Les amis vous êtes libres!". Il a recouvert le drapeau russe qui y avait été collé d'avril à septembre.
Izioum est sortie de son isolement. Les routes et liaisons ferroviaires fonctionnent et le réseau téléphonique et 4G a été partiellement rétabli depuis environ une semaine.
Mais les services essentiels d'eau, de gaz et d'électricité ont été décimés, laissant les 8.000 à 9.000 personnes restées ou revenues (sur 46.000 habitants avant la guerre) entièrement dépendantes de l'aide humanitaire pour survivre, indique dans son bulletin le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.
- 'Ce qu'on peut' -
Chaque jour sur la place centrale, là où le président ukrainien Volodymyr Zelensky est venu le 14 septembre hisser à nouveau le drapeau jaune et bleu, une queue se forme pour espérer récupérer un colis alimentaire.
"A part ça, il n'y a rien qui remarche", peste Ivan Zakhartchenko, un habitant âgé de 70 ans qui dit attendre en priorité le retour des bus pour aller faire vérifier son pacemaker.
Dans le ciel bleu d'Izioum, calme et sans le moindre missile, un ouvrier sur une échelle télescopique cloue des plaques d'aggloméré sur les fenêtres béantes de l'église historique de la ville, bâtie en 1648 en même temps que l'ancienne cité fortifiée.
"Le renouveau de l'église est un symbole du renouveau de la ville", commente au sol, satisfait, Semion, 48 ans, son prêtre orthodoxe en soutane.
Le reste de la ville, tout entière soviétique dans son agencement autour de bâtiments publics d'apparat désormais en ruines et de barres d'immeubles ouvriers, est pourtant invivable.
"J'ai un peu d'eau chez moi, mais j'habite au 3e étage et la pression est très faible. J'ai aussi le courant, mais on a pas de gaz et pas de chauffage et on ne sait pas si on en aura pour l'hiver", s'inquiète une habitante, Nadejda Nesterenko, 47 ans.
"Ma fille vit au-dessus au 5e et elle a encore un missile coincé dans son toit, et sa cuisine et sa salle de bain sont ouvertes au vent", ajoute-t-elle.
"Personne n'est venu l'enlever. On n'a vu personne", accuse Mme Nesterenko.
Interrogé par l'AFP, le maire d'Izioum, Valeri Martchenko, a indiqué que la municipalité "essayait d'aider à la réparation des appartements endommagés pour pouvoir les chauffer cet hiver".
"Aucun travail d'importance ne pourra être engagé d'ici le printemps", reconnait-il néanmoins, ajoutant travailler avec des "volontaires".
"On fait ce que l'on peut", dit-il.
A.Gasser--BTB