-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
-
Le chanteur Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison pour un viol en France
-
Cannes: Palme d'or d'honneur pour John Travolta, icône du cool hollywoodien
-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
-
Aux portes de pays baltes en alerte, la résignation de Russes de Pskov
-
A Gaza, un mariage collectif au milieu des décombres pour "continuer à vivre"
-
Paternité du cliché de la "petite fille au napalm": Netflix jugé en 2027 pour diffamation
-
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
-
Aux Emirats, Modi plaide pour un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr"
-
Hantavirus: ce que l'Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus
-
Groenland: les minerais critiques au cœur d'une visite du ministre du Commerce français
-
Contre les fusillades scolaires, l'usage de drones expérimenté aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre repli de la tech et remontée des taux obligataires
-
Cannes: John Travolta, une icône du groove à Hollywood
-
La guerre au Moyen-Orient, un nouveau danger pour les vautours égyptiens en route pour les Balkans
-
Défense: KNDS avance vers la Bourse sans attendre la décision de Berlin
-
Danemark: la reine Margrethe a subi une angioplastie à l’hôpital
-
Vers un dénouement en Espagne pour les orques de Marineland
-
En Egypte, la guerre au Moyen-Orient pousse les agriculteurs à voir plus petit
-
Modi en tournée aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Frappes israéliennes dans le sud du Liban au deuxième jour des négociations à Washington
-
Ukraine: Kiev en deuil, échange de prisonniers avec la Russie
-
Dans l'est de la RDC, les civils, victimes de la guerre des drones
-
Epidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, selon l'Africa CDC
-
Marineland vise un transfert des orques et dauphins en Espagne avant fin juin
-
Adolescent tué à Nantes: Nuñez promet de poursuivre la guerre contre le narcotrafic
-
Verdict attendu pour la star Saad Lamjarred, jugé pour viol
-
La transformation d'Harry Styles, idole des ados devenue une icône en solo
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes inflationnistes, les taux grimpent
-
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
Face aux mensonges et menaces du trumpisme, un républicain d'Arizona souffre de stress post-traumatique
Dans le confort de son bureau en Arizona, Bill Gates a parfois encore "du mal à accepter" son stress post-traumatique: en supervisant une élection présidentielle, ce républicain convaincu ne s'attendait pas à souffrir d'un mal qu'il associait surtout aux vétérans revenus d'Afghanistan.
Mais le scrutin hors normes de 2020 a bouleversé la vie paisible de cet homonyme du cofondateur de Microsoft, comme celle d'innombrables responsables électoraux aux Etats-Unis.
Pour avoir refusé d'accréditer les mensonges de Donald Trump et avoir validé sa défaite dans le comté le plus peuplé de l'Etat du Grand Canyon, le quinquagénaire a subi un déluge de pressions et de menaces.
Jusqu'à ce que sa colère le consume et que le diagnostic tombe.
"Ma thérapeute m'a dit: +vous souffrez de stress post-traumatique. Vous n'avez pas eu de balles sifflant au-dessus de votre tête, mais vous avez vécu un traumatisme important, de manière très publique+", raconte-t-il à l'AFP. "Votre intégrité est quelque chose de très important pour vous et elle a été mise en doute quotidiennement, (...) votre famille a été menacée et vous avez été menacé."
Joe Biden a devancé Donald Trump d'à peine 10.000 voix en Arizona fin 2020. Cet Etat clé du sud-ouest des Etats-Unis reste depuis au centre des théories complotistes assurant que l'élection a été volée.
Le conseil chargé de superviser le comté de Maricopa, au sein duquel siège M. Gates, a concentré les attaques. Malgré les pressions répétées de la frange trumpiste du parti républicain, il a certifié les résultats.
- "Trahi" par son propre camp -
Etiqueté comme un "traître" par son propre camp, le conservateur a enduré de nombreuses vagues de harcèlement.
Sur sa boîte mail, son téléphone ou les réseaux sociaux, "les menaces de mort sont devenues une sorte de bruit de fond constant", témoigne ce père de trois enfants. "Nous avons reçu certaines des menaces les plus viles que vous puissiez imaginer, une personne a tweeté que nos filles devraient être violées."
Sa famille a plusieurs fois dû quitter temporairement son domicile, pour des raisons de sécurité.
Recomptage, audit, enquête judiciaire: toutes les procédures menées en Arizona ont conclu à l'absence de fraude. Au fil de ces psychodrames, cet avocat diplômé d'Harvard s'est senti "trahi" par sa famille politique et a accumulé le ressentiment.
En mai 2022, il implose après avoir prononcé l'éloge funèbre d'une amie, elle aussi membre du "Grand Old Party". A la réception suivant les funérailles, il fulmine auprès d'un proche en pointant les autres républicains de l'assistance, jamais venus à sa rescousse.
Le lendemain, sa femme lui demande de suivre une thérapie. Elle ne reconnaît plus ce mari qui a perdu le sommeil, l'appétit et le sens de l'humour, et pleure parfois en interview avec la presse.
"J'étais juste rempli de colère", explique-t-il. "Je me sentais physiquement comme un personnage de cartoon, tout rouge à l'intérieur."
- "Préoccupé" par 2024 -
L'élu, qui n'avait jamais été en thérapie, y a trouvé une aide précieuse pour relativiser son sort.
"J'ai fait ma paix avec ça", reprend-il. "Je ne peux pas contrôler le fait que certains de mes camarades républicains pensent que je suis un traître, ou que d'autres aient tout simplement été trop lâches pour me défendre."
Cette aide psychologique lui a permis d'affronter un nouveau scrutin mouvementé en Arizona.
Car en novembre, les élections de mi-mandat ont été perturbées par les problèmes techniques de certaines machines électorales dans le comté de Maricopa. De quoi nourrir des accusations de trucage de la part des trumpistes battus, déboutés par la justice.
"Personne n'a été privé de son droit de vote", martèle M. Gates, après avoir géré le problème en toute transparence devant les médias du monde entier.
A son poste, il doit encore superviser l'élection présidentielle de 2024, pour laquelle les sondages prédisent une nouvelle confrontation entre Trump et Biden.
Avant ce scrutin, le républicain reste "préoccupé" face à l'atmosphère délétère et la désinformation qui persistent aux Etats-Unis. Après avoir brisé le silence, il encourage ses homologues à prendre soin de leur santé mentale.
"Beaucoup d'autres travailleurs électoraux ont vécu la même chose que moi", rappelle-t-il, en s'inquiétant des retraites anticipées et des multiples démissions à ce genre de postes.
Un responsable électoral local sur quatre a déjà été menacé de violences, selon un sondage publié en novembre par la fondation Democracy Fund.
Aux quatre coins du pays, ces fonctions cruciales pour garantir l'intégrité d'un scrutin sont parfois convoitées par des candidats ouvertement complotistes.
"Nous sommes loin d'être sortis d'affaire", avertit M. Gates. "L'élection de 2024 est vraiment importante pour l'avenir de cette démocratie."
J.Fankhauser--BTB