-
MotoGP: "Confiant" et dominateur, Martin favori à Silverstone
-
Tour de France: Vollering domine Niewiadoma à Nice et endosse le maillot jaune
-
Retour timide des touristes au Porge, encore meurtri par le mégafeu
-
Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev
-
Que peut-on attendre du pacte de défense scellé par Ryad, Ankara et Islamabad?
-
Foot: le père et agent de Lionel Messi décède à l'âge de 68 ans
-
Hongrie : le "juge qui a dit non" à Orban choisi par le camp Magyar pour devenir président
-
Euro de natation: Léon Marchand forfait sur les 200 et 400 m quatre nages
-
Angleterre: le milieu brésilien Bruno Guimaraes rejoint Arsenal
-
Tour de France: la lauréate sortante Pauline Ferrand-Prévot abandonne avant la 8e étape
-
Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
-
A Kiev, dernier adieu à un bénévole qui a consacré sa vie aux morts
-
Euro d'athlétisme: Duplantis, Werro, Jacobs, les stars à suivre à Birmingham
-
Violences sexuelles sur mineurs: un courrier de Darmanin pointe les défaillances des enquêtes
-
Le Sénat américain approuve la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice
-
Zelensky en Serbie pour sa première visite chez cet allié de Moscou
-
Vin: une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique
-
En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT
-
Début des vendanges en Bourgogne, un nouveau record de précocité
-
Plages désertes et "odeur insupportable": le Mexique lutte contre les sargasses
-
Pour les Afro-Américains de Memphis, voter pour exister dans un Etat à la carte électorale redessinée
-
Arrêter la guerre en Ukraine ? Le parti russe d'opposition Iabloko y croit
-
Lise Klaveness, l'anti-Infantino canal historique
-
Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août
-
"Je ne voulais pas me voir dans les miroirs": l'impact psychologique de la reconstruction mammaire
-
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données
-
Présidentielle: Gabriel Attal porte plainte, dénonçant une ingérence russe
-
Nocturne et amatrice de café: une nouvelle espèce de grenouille découverte au Costa Rica
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit" le narcotrafic
-
Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans pour des violences sur deux femmes
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
Indécis et dépassé: Boris Johnson éreinté pour sa gestion du Covid-19
Indécis, dépassé par les événements, peu soucieux des victimes... L'ex-Premier ministre britannique Boris Johnson a été éreinté par ses anciens conseillers pour sa gestion du Covid-19 mardi lors de l'enquête publique consacrée à la pandémie.
On savait déjà que l'ancien dirigeant conservateur avait tergiversé face à l'émergence du coronavirus, relativisant la menace puis tardant à imposer des confinements, qui ont été parmi les plus durs en Europe.
Mais les témoignages de son entourage ainsi que les documents publiés par la vaste commission d'enquête lancée en juin sur la crise sanitaire, qui a fait plus de 230.000 morts au Royaume-Uni, ont dépeint un tableau encore plus consternant du huis clos du pouvoir au printemps 2020.
Déjà devenu un symbole de cette période, l'emoji avec lequel ses équipes le décrivaient dans leurs échanges sur WhatsApp, rendus publics: un caddie de supermarché, susceptible d'être poussé ou de dériver dans toutes les directions.
"Presque tout le monde le qualifiait de caddie, oui", a confirmé son puissant chef de cabinet de l'époque, Dominic Cummings, interrogé pendant plusieurs heures par la commission d'enquête.
Ce dernier, connu pour son franc-parler, ses méthodes abruptes et sa volonté de secouer l'administration, a plus généralement décrit un "système qui ne fonctionnait pas".
"C'était la mauvaise crise pour les compétences du Premier ministre", a estimé Lee Cain, ancien directeur de la communication à Downing Street "C'est quelqu'un qui repoussait souvent les décisions, prenait conseil auprès de multiples sources et changeait d'avis sur les différents sujets".
Cela peut constituer "une grande force" en politique mais la pandémie exigeait "des décisions rapides" et "des gens qui tiennent bon", a-t-il ajouté: "Il se décide en fonction de la dernière personne consultée dans la pièce. C'est assez épuisant".
- "Incapable" -
Après avoir examiné comment le pays était préparé à la crise sanitaire, la commission d'enquête, censée durer au moins trois ans et présidée par la juge Heather Hallett, se penche sur la gouvernance et la gestion politique de l'apparition du virus.
Elle dissèque ainsi une période qui aura marqué le début de la chute de Boris Johnson, lui-même hospitalisé en soins intensifs quelques jours au printemps 2020 car atteint du Covid-19.
Outre ses revirements face aux vagues de l'épidémie, il lui a été reproché sa nonchalance qui a permis la tenue de fêtes à Downing Street malgré les restrictions.
Ce scandale du "partygate" a largement contribué à la démission de l'ex-Premier ministre à l'été 2022. Il a ensuite démissionné de son siège de député en juin après avoir été reconnu coupable d'avoir menti à ce sujet au Parlement, mettant fin aux spéculations sur un retour au pouvoir.
Lundi, le conseiller Martin Reynolds avait raconté comment Boris Johnson soufflait "le chaud et le froid" tandis que des messages WhatsApp du secrétaire général de Downing Street Simon Case --le plus haut fonctionnaire du pays-- se montraient très sévères envers le Premier ministre, "incapable de diriger".
"Je suis au bout du rouleau. Il change de direction stratégique tous les jours", écrivait M. Case.
Le journal que tenait le conseiller scientifique en chef du gouvernement de l'époque, Patrick Vallance, enfonce le clou en rapportant des échanges "dingues" avec l'ex-Premier ministre.
"Il dit que son parti +pense que tout cela (les confinements, NDLR) est pathétique et que le Covid correspond juste à une manière pour la nature de s'occuper des personnes âgées+ et je ne suis pas sûr qu'il ne soit pas d'accord", écrivait-il en décembre 2020, alors que se profilait une nouvelle vague.
Si une partie de l'opinion reproche à Boris Johnson son indécision et sa tentation de laisser courir le virus, une frange de la presse conservatrice critique désormais ouvertement les restrictions sanitaires, les jugeant liberticides et inefficaces.
O.Bulka--BTB