-
Foot: "Manchester City mérite ses trophées", soutient Luis Enrique
-
Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert
-
L'acteur Francis Renaud en garde à vue pour "viols, harcèlement et violences"
-
Des chaussures non conformes vendues sur Shein, Temu et AliExpress, selon une étude
-
Hongrie : la majorité pro-UE supprime des lois anti-LGBT+ d'Orban
-
"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions
-
La Bourse de Paris freinée par le luxe et les semi-conducteurs
-
Le géant américain Nvidia entre au capital du français Doctolib, annonce son patron Jensen Huang
-
Rues inondées, véhicules submergés: en Libye, de fortes pluies paralysent la capitale et causent un décès
-
Lunettes connectées: signalez quand vous filmez, demande le régulateur européen
-
Ryad frappe un site pétrolier au Yémen, selon un média des Houthis
-
Mer Noire : onze disparus après de nouvelles frappes sur deux navires près des côtes bulgares
-
Israël : une ville du désert à l'épreuve de l'expansion ultra-orthodoxe avant les législatives
-
Trump renvoie son ambassadrice en Grèce, Kimberly Guilfoyle, éclaboussée par des scandales
-
La Fonderie de Bretagne en route vers la liquidation faute de repreneur
-
En Hongrie, la majorité pro-UE commence à supprimer les lois anti-LGBT+ d'Orban
-
Un retour "éprouvant", mais de premiers résultats "époustouflants" pour Sophie Adenot
-
Wall Street piétine, tiraillée entre craintes sur la tech et résultats
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire"
-
Ryad menace un site pétrolier yéménite à Sanaa, appelle les civils à évacuer
-
Thélyson Orélien dément avoir utilisé l'IA mais reconnaît des plagiats
-
Les lycéens de nouveau dans la rue avant un nouvel appel pour samedi
-
"C'est en rupture partout": à La Réunion, la débrouille et l'exaspération face aux coupures d'eau
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent, le RN veut aller "au débat"
-
Incendies en Indonésie: 300 maisons brûlées, 1.000 personnes évacuées dans le sud de Sumatra
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire" (entretien AFP)
-
Ligue des champions : Manchester City vise "le match parfait" contre le PSG (Maresca)
-
Au Mondial de l'Auto, la CGT demande un "changement de cap industriel"
-
Les lycéens de nouveau dans la rue, avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Visé par une enquête de la BBC, Abramovitch nie toute fraude fiscale
-
Le pape Léon XIV hospitalisé pour être opéré du poumon
-
Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l'économie mondiale
-
La F1 de retour en Afrique "au début des années 2030" avec un Grand Prix au Rwanda
-
Le roi d'Espagne accueilli par une foule enthousiaste à Ceuta pour une visite diplomatiquement sensible
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent avant un vote à suspense
-
L'UE toujours dépendante des hydrocarbures russes, mais moins que ne l'affirme Moscou
-
Sécheresse et canicules: la récolte de maïs encore revue à la baisse
-
IA: 225 chercheurs réclament des "changements immédiats" pour prévenir des incidents majeurs
-
Mouvement des lycéens : les derniers développements
-
Les lycéens dans la rue pour un "acte V", avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Agirc-Arrco: les retraités fixés mercredi sur l'augmentation de leur pension complémentaire
-
Face aux chocs climatiques, ces "bras armés" des réserves communales encore peu utilisés
-
La Bourse de Paris résiste au repli des valeurs du luxe
-
Philippines : plus qu'un seul chef d'accusation retenu contre la vice-présidente Duterte
-
Décupler la production: un groupe automobile allemand
assemblera des drones pour l'armée française
-
Le Gemelli de Rome, "l'hôpital des papes" où sera opéré Léon XIV
-
Les ultra-riches hantent le débat budgétaire, à l'aube de la campagne présidentielle
-
Lentilles, pistaches: des vignerons du Sud se tournent vers des cultures "d'avenir"
-
Cancer du sein: à Nantes, des chercheurs traquent les failles des tumeurs chez les jeunes femmes
-
LVMH en petite croissance cet été mais la mode et la maroquinerie sont à la peine
Anti-obésité: début du remboursement de Wegovy et Mounjaro en France
Les anti-obésité Wegovy et Mounjaro ont rapidement conquis leur place à l'échelle mondiale. Leur remboursement débute ce lundi en France, mais les contraintes seront strictes et nombre de patients devraient dans l'immédiat continuer à les payer par eux-mêmes.
Ces analogues du GLP-1, une classe de médicaments qui contrôle la glycémie et fait perdre du poids, sont désormais pris en charge à 65% par l'Assurance maladie pour les patients atteints d'obésité massive sans comorbidité ou sévère avec comorbidité.
Seuls les médecins des structures spécialisées dans l'obésité, comme notamment les centres spécialisés de l'obésité (CSO), peuvent établir la première prescription de ces médicaments injectables. L'ordonnance sécurisée doit s'accompagner d'un formulaire de prise en charge.
"Il faudra vraiment qu'on s'assure que les ordonnances sont parfaites", dit à l'AFP, Eric Myon, un pharmacien parisien qui essayait encore cette semaine "de récupérer la liste de tous les prescripteurs de CSO ou rattachés aux CSO (...) pour savoir quel médecin est vraiment prescripteur, primo-prescripteur, reconnu et validé".
Seul réel changement attendu dans l'immédiat par ce pharmacien, secrétaire général de l’UNPF (Union National des Pharmacies de France): "à partir de lundi, tous les prix de ces GLP-1 seront identiques en France", alors que jusque-là leurs prix variaient en fonction des officines.
A court terme, il ne s'attend "pas à une évolution de la demande" : "les médecins ne vont pas pouvoir voir tous les patients voulus d'ici à l'été" et, selon lui, les autres patients déjà traités qui ne rentrent pas dans les critères, "vont continuer à les acheter" hors prise en charge.
Dans sa pharmacie, "une quinzaine de personnes par semaine" n'hésitent pas à payer ces produits de leur poche, "la motivation des patients dépassant leurs contraintes économiques".
- "Suivi tranquille" -
C'est aussi le choix de Léa Boulanger, 29 ans, traitée depuis décembre pour son obésité sévère avec Mounjaro pour lequel elle débourse 279 euros par mois : "je préfère avoir mes prescriptions par mon médecin traitant en qui j'ai confiance. Il n'y a pas de jugement ni de tabou", explique à l'AFP cette maraîchère bio dans l'Oise, déterminée à continuer à financer elle-même son produit qui lui a fait perdre "20 kilos", pour bénéficier d'un "suivi tranquille".
Car les règles sont théoriquement contraignantes. La prise en charge à 65% des médicaments doit être combinée à une alimentation moins calorique et une augmentation de l'activité physique.
Mais "croyez-vous que des inspecteurs de la Haute autorité de santé iront vérifier que les gens font bien leur temps d'exercice chaque jour et qu'ils ont rempli correctement leur frigo?", questionne Pierre-Yves Geoffard, professeur à l'Ecole d'Économie de Paris.
Un million de personnes seraient potentiellement éligibles, mais le ministère de la Santé estime que la réalité sera probablement en-dessous, tablant sur un coût total de cent millions d'euros pour l'Assurance Maladie en 2027.
- "Page blanche" -
Une estimation prudente, alors que, dix-huit mois après le lancement de ces amaigrissants, le marché de l'obésité en France pèse déjà plus de 150 millions d'euros, une valeur multipliée par plus de 20 par rapport à 2024, selon des données du groupe Iqvia.
Depuis le lancement de Wegovy en octobre 2024, le nombre de boîtes vendues par mois a progressé de 23%.
Et, avec l'arrivée des versions en comprimés, la dynamique pourrait s'amplifier. "Est-ce que les autorités françaises vont vouloir accélérer sur les formes orales pour rapidement avoir un traitement de maintenance à un coût plus maîtrisable que les injectables?" s'interroge Alexandre Fauconnier, du cabinet de conseil Kearney.
Face à une forte attente, certaines mutuelles pourraient proposer une prise en charge plus large, notamment pour les personnes non éligibles au remboursement: "cela leur leur fait un argument de vente dans un marché concurrentiel d'assurance complémentaire", estime M. Geoffard.
"La page est blanche pour nous en tant que complémentaire santé", confiait récemment Olivier Milcamps, directeur études & prospective de Harmonie Mutuelle.
"On va proposer le ticket modérateur" aux personnes éligibles et travailler à "un pacte tarifaire" mais "en cas d'abandon de l'activité physique adaptée par les patients adhérents, est-ce qu'on arrête de rembourser le médicament?".
J.Horn--BTB