-
Ouragan Polo: le Mexique se prépare à des dégâts importants
-
En plein Paris, des pompiers traînent un faux Canadair et leur détresse
-
La pression réglementaire européenne commence à peser sur les résultats du groupe de fast-fashion Shein
-
La Bourse de Paris perd son élan et finit sur un jeu à somme nulle
-
Washington dément tout projet de ventes d'armes à la Chine
-
Israël: les Pays-Bas déplorent la révocation de leurs diplomates en Cisjordanie
-
L'ONU appelle à protéger les fréquences radio indispensables à l'observation de la Terre
-
L'Indonésie lutte contre les incendies, toute la région suffoque
-
Frappes saoudiennes et combats aux sol: ce que l'on sait sur la guerre au Yémen
-
Birmanie : 33 morts dans une frappe de l'armée sur un important marché
-
Les Bourses européennes ont perdu leur élan initial
-
Des "pompiers à bout de souffle" manifestent dans Paris
-
Dans le "corridor de Suwalki", stratégique pour l'Otan et la Russie, la vie malgré la menace
-
La mégafusée Starship d'Elon Musk signe son premier vol en orbite
-
Ukraine : nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
-
A Metz, le pape prône la paix et fustige la "tromperie" dans les relations internationales
-
Décollage de la mégafusée Starship pour un premier vol test visant l'orbite terrestre
-
Le réseau électrique, infrastructure cruciale à protéger notamment des cyberattaques
-
Turquie : condamné mais libéré jusqu'en appel, un humoriste tient tête à Erdogan
-
Prison aménageable et inéligibilité immédiate requises contre Rachida Dati
-
Ouagadougou-Alger: Swiftair condamnée, soulagement des familles "4.449 jours" après le crash
-
Inondations : huit morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Le foie gras au menu des prochaines élections à Washington
-
A l'approche des élections de mi-mandat américaines, les sites de désinformation prolifèrent
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Irann selon des médias britanniques
-
Ce que l'on sait sur un projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre
-
A Metz, le pape Léon XIV en chantre de la paix en Europe
-
Brouille au sujet de prisonniers nord-coréens : Séoul convoque le chargé d'affaires ukrainien
-
Bangkok inondé s'adapte avec des... marchés flottants
-
"Un pas de plus": introduit aux Jeux asiatiques, le padel rêve d'un futur olympique
-
En Inde, les bébés nés dans les hôpitaux publics valent de l'or
-
Turquie : un humoriste devant ses juges pour insulte à Erdogan
-
Logement : les manifestants à Madrid déterminés à "maintenir la pression" sur le gouvernement
-
En Ukraine, faire rouler les trains, nerf de la guerre
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Iran (médias)
-
Foot: premier vrai test en Belgique pour les Bleus de Zidane
-
A son dernier jour en France, Léon XIV rejette toute violence au nom des religions
-
À leur procès pour corruption, le PNF accuse Dati et Ghosn d'"atteinte manifeste à la démocratie"
-
En Corée du Nord, un effondrement des défections vers le Sud
-
Entre les immeubles, une ferme en quête de rentabilité et de lien
-
Inondations: huits morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Trump a proposé à Xi de vendre des armes à la Chine (ambassadeur américain)
-
Léon XIV à Metz, pour la dernière étape de sa visite en France
-
Trump confirme dîner avec le "très respecté" patron d'Anthropic, après des mois de tensions
-
TotalEnergies vise une croissance de 2 à 3% par an de sa production de pétrole et gaz entre 2030 et 2035
-
Léon XIV en route pour Metz, dernière étape de sa visite en France
-
Thaïlande: huit morts dans les crues depuis le 16 septembre (gouvernement)
-
Nouvelle-Zélande : la police au secours d'un jeune phoque égaré sur une route
-
Présidentielle au Brésil: pour sa dernière bataille, Lula affronte le fils Bolsonaro
-
Champion historique de la gauche brésilienne, Lula court contre le temps
Une marée humaine se répend dans Dakar pour accueillir les héros de la CAN
Une marée humaine s'est déversée lundi dans les rues de la capitale sénégalaise Dakar pour fêter les vainqueurs de la Coupe d'Afrique des nations de football, dans un exceptionnel moment de jubilation après plus de 50 ans de déconvenues.
Des centaines de milliers de personnes extatiques se sont pressées aux abords de l'aéroport Léopold-Sédar-Sengor, où les nouveaux champions se sont posés en fin d'après-midi et tout le long du parcours qu'ils étaient ensuite supposés suivre à travers la métropole ouest-africaine. La foule était aussi présente près du palais présidentiel où, pensait-on, l'équipe devait achever sa parade triomphale.
Une allégresse d'une intensité inédite depuis des années, dans un pays plus coutumier par culture de la réserve que de l'exubérance.
De toute la ville s'est élevée pendant des heures une clameur de chants, de sifflets, de cornes, entrecoupée des détonations assourdissantes de pétards. Une grande partie de la population, revêtue aux couleurs vert, or et rouge, voulait à l'évidence ne pas manquer la fête. Le public entretenait l'espoir d'entrevoir Sadio Mané et ses coéquipiers, y compris s'il fallait se jucher dans les arbres ou sur les panneaux publicitaires.
Quiconque avait entrepris de se déplacer en voiture était mieux avisé de continuer à pied.
La veille, les Lions de la Téranga avait mis fin à l'interminable attente d'une nation folle de ballon en battant l'Egypte aux tirs au but, consécration continentale après 55 années de participation et deux finales perdues.
Le très sage Sadio Mané avait donné le ton dimanche soir en annonçant que, bien que n'étant "pas un fêtard", il irait s'encanailler lundi soir dans un night-club connu de la capitale.
Et lundi, décrété jour férié par le président Macky Sall, les Sénégalais baignaient dans la fierté nationale, l'exultation et la confiance en des lendemains sportifs glorieux.
"C'est un moment inoubliable, qui restera à jamais", confiait Dié Mbaye, lycéenne de 17 ans, qui avait enfilé le maillot national pour se mêler à la foule tapageuse rassemblée près du palais présidentiel. La veille, comme des milliers de compatriotes, elle a bondi en criant et est sortie de chez elle quand Sadio Mané a inscrit le tir au but de la victoire.
- Nouveau rendez-vous avec l'Egypte -
"On le méritait, on attendait ça depuis 60 ans", disait-elle, un fanion aux couleurs nationales planté dans les cheveux, à peine audible dans le tohu-bohu.
De l'autre côté de la rue, Mamadou Bocoum , étudiant de 24 ans, n'hésitait pas à anticiper une vie meilleure: "ça va changer la vie", disait-il au milieu d'un groupe de jeunes hommes eux aussi aux couleurs et aux accessoires de circonstance, à commencer par l'omniprésente bannière tricolore frappée de l'étoile verte.
Après des mois difficiles, de crise économique, de restrictions sanitaires, d'agitation politique, cette victoire était un "soulagement", surtout pour une population jeune dont plus de la moitié a moins de 20 ans, disait-il.
L'arrivée attendue des champions a drainé avec des heures d'avance un flot dense et tonitruant s'étendant à perte de vue sur les axes menant à l'aéroport Sédar-Senghor, qui ne sert plus que pour les occasions exceptionnelles ou les transports militaires et présidentiels.
"On a des parents qui n’ont pas pu assister à un sacre des Lions. Donc c'est un évènement merveilleux auquel je dois prendre part", s'enflammait Mohamed Ndoye, 31 ans.
Le chef de l'Etat, rentré exprès, est lui-même allé accueillir l'équipe à sa descente d'avion après avoir annulé une visite officielle aux Comores.
Quant aux joueurs, "vous avez été (de) féroces (lions). Vous voilà sur le toit de l'Afrique", a-t-il dit.
Les Sénégalais envisagent gonflés à bloc les prochaines échéances sportives. "Le Sénégal peut battre n’importe quelle équipe en Coupe du monde", assurait Dala Thiam, étudiant de 22 ans.
Il faudra se qualifier pour le Qatar. Cela passera par un barrage fin mars...contre l'Egypte.
Y.Bouchard--BTB