-
Top 14: Malgré les absences, l'UBB résiste et vient à bout de Bayonne
-
ATP 500 de Vienne : Alcaraz domine Medvedev et rejoint la finale
-
A Madagascar, des centres d'arnaque déplacés du Cambodge exploitaient des Africains
-
Pologne: le président reçoit les partis pour sortir de la crise politique
-
Cyclisme: Pogacar, qui avait trois vertèbres cassées, "juste heureux d'être en vie" (presse)
-
Ukraine : les habitants évacués d'Olechky accueillis par leurs proches
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez veut encore creuser l'écart
-
Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos
-
Allemagne: la police mobilisée en amont d'importantes manifestations de jeunes
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez se rapproche encore d'un 8e titre mondial
-
Pologne: le président consulte les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Corée du Sud : inhumation des cendres d'un vétéran français de la guerre de Corée
-
Pologne: le président convoque les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Piratage de Binance : comment des milliards de dollars de cryptomonnaies ont-ils pu être volés ?
-
Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit
-
À la COP17, le monde s'engage à remettre sur les rails les efforts pour protéger la nature
-
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
-
Ukraine : à Kherson, sur la ligne de front, le cessez-le feu offre un fragile répit
-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
Rançongiciels ou pédocriminels: les "cybergendarmes" de Metz traquent le crime en ligne
Rançongiciels, pédocriminalité, cryptomonnaies ou arnaques aux grands crus, voire au bois de chauffage: les cybergendarmes spécialisés de Metz passent leurs journées à pister les criminels en ligne, l'oeil rivé à leurs écrans.
Ils font partie de l'antenne messine du "C3N", acronyme du Centre de lutte contre les criminalités numériques, forte de huit gendarmes et qui couvre 18 départements de l'est de la France.
Pierre, ancien gendarme mobile de 29 ans, a été volontaire pour l'intégrer il y a un an. Il a directement été plongé dans le grand bain en enquêtant sur le groupe antivaccins "V_V", accusé d'avoir harcelé sur internet trois personnes entre le printemps et la fin de l'été 2021, dont la députée mosellane Isabelle Rauch (Horizons).
Huit personnes de ce groupe avaient été interpellées en janvier dernier à travers la France.
Le métier demande de s'adapter et de "s'intéresser à la matière" informatique, car les "techniques" utilisées par les criminels "évoluent" constamment, raconte Pierre.
"La cyberdélinquance s'adapte en permanence", abonde son chef, le patron de la section de recherches (SR) de Metz, le colonel Denis Hebinger, qui chapeaute la cellule.
Escroqueries, hameçonnage, rançongiciels, cyberharcèlement, téléchargement de fichiers pédopornographiques, en plus "de la délinquance classique qui s'appuie sur du cyber": entre 2020 et 2021, les infractions en ligne ont augmenté de 30%, note M. Hebinger. Désormais "une infraction sur dix relève du cyber", un chiffre "en hausse", ajoute-t-il.
- Insultes racistes contre les footballeurs -
Parmi les arnaques actuelles, lui et ses collègues notent que les "rançongiciels" sont "en pleine explosion": un "programme malveillant" s'introduit dans un système informatique, bloque les données et les ordinateurs et les cybercriminels demandent une rançon en échange d'une clé de décryptement, menaçant parfois de divulguer les données, détaille M. Hebinger.
Des "attaques lourdes" qui visent aussi bien des entreprises, des hôpitaux, des collectivités que des particuliers. Parmi la quarantaine d'enquêtes dont ils ont la charge actuellement, deux visent ce type de logiciels.
"Nous recommandons de ne pas payer", insiste M. Hebinger, précisant qu'il est "quasi impossible de récupérer 100% des données".
Les arnaques à la vente de bois ou de pellets de chauffage sont l'autre nouveauté du moment, souligne le lieutenant Louis-Marie Lamballe, 24 ans, à la tête de la cellule.
Avec les sept autres enquêteurs, il débusque les faux sites d'investissement dans les cryptomonnaies, les diamants, les grands crus... "L'imagination des escrocs n'a pas de limite".
Ces jours-ci ils assurent également une veille pour traquer d'éventuelles nouvelles insultes racistes sur les réseaux sociaux à l'encontre des joueurs de l'équipe de France de foot, dont certains ont été visés en ligne après la défaite en finale du Mondial contre l'Argentine dimanche.
Et les cybergendarmes peuvent aussi exploiter les données de serveurs, d'ordinateurs, de téléphones ou même de GPS de voiture pour "rechercher des preuves numériques" lors d'enquêtes.
- Affaire Mia -
Ainsi dans l'affaire de l'enlèvement de la petite Mia au printemps 2021, ils avaient fouillé quelque 120 scellés - ordinateurs, tablettes, clés USB... - pour "retrouver des communications utiles à l'enquête", comme des "éléments sur le financement des opérations", précise M. Hebinger.
Parfois, ces gendarmes prennent de fausses identités pour traquer trafiquants de drogue ou pédocriminels, une technique d'enquête "encadrée", explique le patron de la SR: des enquêteurs se glissent par exemple dans la peau d'une adolescente et donnent de faux rendez-vous afin de tenter d'arrêter des suspects.
Se font-ils parfois démasquer ? Non, répond le lieutenant Lamballe, car en face, "ce sont des gens prêts à passer à l'acte". Et dans ces enquêtes, les interpellations sont pour lui "toujours marquantes" car il a "le sentiment de protéger les mineurs".
De nouvelles techniques de veille permettent aussi aux gendarmes de "remonter sur des individus qui téléchargent en masse" des fichiers pédopornographiques, qui comportent un encodage particulier, repérable comme une signature, précise le colonel Hebinger.
Grâce à ce ciblage, ils ont pu ainsi détecter "plus de 300.000 fichiers présents sur des supports informatiques" et interpeller quatre personnes en Meurthe-et-Moselle en septembre dernier.
W.Lapointe--BTB