Berliner Tageblatt - Verdict en vue au procès du meurtre de Jam Master Jay, figure du hip-hop tué en 2002 à New York

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Verdict en vue au procès du meurtre de Jam Master Jay, figure du hip-hop tué en 2002 à New York
Verdict en vue au procès du meurtre de Jam Master Jay, figure du hip-hop tué en 2002 à New York / Photo: © AFP

Verdict en vue au procès du meurtre de Jam Master Jay, figure du hip-hop tué en 2002 à New York

Des "bourreaux" qui l'ont exécuté à cause d'une affaire de drogue: l'accusation a porté ces derniers coups mardi au procès des deux suspects jugés à New York pour le meurtre en 2002 de Jam Master Jay, figure du hip-hop et DJ de Run-DMC.

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Après ce réquisitoire final des procureurs, la défense prendra une dernière fois la parole mercredi et le jury se retirera ensuite pour délibérer et délivrer son verdict, plus de vingt ans après ce meurtre qui avait choqué toute la planète hip-hop.

Deux hommes, Ronald Washington et Karl Jordan Jr. (soupçonné d'avoir été le tireur), comparaissent depuis le 22 janvier au tribunal fédéral de Brooklyn pour avoir tué le DJ dans son studio d'enregistrement du Queens, sur fond d'affaire de drogue.

"Ce dossier n'est pas compliqué (...) C'est un dossier de cupidité, d'argent, de jalousie", a résumé le procureur Artie McConnell lors de sa plaidoirie finale, au terme de débats qui ont vu des proches de la victime, des témoins du crime et des enquêteurs témoigner.

Selon l'accusation, Karl Jordan Jr, filleul du DJ, et 18 ans à l'époque, lui a tiré une balle dans la tête, tandis que son complice tenait en joue les autres personnes présentes dans le studio.

- Part sombre -

Les procureurs s'appuient sur deux témoins qui ont longtemps gardé le silence, par peur de représailles selon l'accusation.

Pour la défense, ces témoignages sont sujets à caution, si longtemps après les faits.

"20 ans après, (le crime) n'est pas moins réel et ce n'est pas plus défendable", a rétorqué Artie McConnell.

Père de trois enfants, Jam Master Jay avait été tué le 30 octobre 2002, à 37 ans.

Sa mort dans son studio du Queens, l'arrondissement populaire new-yorkais où s'était formé Run-DMC au début des années 1980, avait été un immense choc pour l'univers du rap, et rappelé les morts violentes de deux autres géants, Tupac Shakur, assassiné à Las Vegas en 1996, et The Notorious B.I.G., tué à Los Angeles en 1997.

Ses funérailles dans la cathédrale Allen avaient été grandioses, réunissant le gotha du rap américain de l'époque, de LL Cool J à Queen Latifah, en passant par Chuck D (Public Enemy) et ses compères de Run-DMC, Joseph "Run" Simmons et Darryl "DMC" McDaniels, au milieu de plusieurs milliers de personnes.

Le trio est souvent considéré comme le premier grand groupe de rap, avec ses tubes "It's Like That", "It's Tricky", et la célèbre reprise du titre d'Aerosmith, "Walk This Way", en duo avec le groupe de rock.

Le procès a révélé une part plus sombre du DJ, de son vrai nom Jason Mizell, qui s'était impliqué dans le trafic de drogue pour soutenir son train de vie et celui de ses proches, alors que Run-DMC perdait de sa notoriété, selon les procureurs.

Son meurtre était resté non élucidé pendant deux décennies, avant l'annonce en août 2022 de l'inculpation des deux suspects, poursuivis aussi pour trafic de drogue.

Un troisième suspect, Jay Bryant, avait été inculpé en mai 2023, mais il sera jugé séparément et ultérieurement.

M.Ouellet--BTB