-
Venezuela : le bilan du double séisme monte à 3.535 morts
-
Basket: les Bleus cuisent à l'étouffée les Finlandais
-
Face aux crises, l'Afghanistan a besoin des hommes et des femmes, insiste l'ONU
-
Wall Street clôture en hausse, tirée par les semi-conducteurs
-
Après le feu d'artifice géant, Washington plongé dans un nuage toxique
-
Canicule: les salariés de RTE exercent leur "droit d'alerte" sur les infrastructures
-
Wimbledon: nouveau roi du Central, Arthur Féry continue l'aventure
-
Ukraine: des bombardements russes font au moins 24 morts à Kiev et dans sa région
-
Microsoft supprime 4.800 postes, lance la restructuration de Xbox
-
Au procès Finaxiome, des parties civiles exaspérées, un prévenu qui dément toute implication
-
En Iran, le cercueil d'Ali Khamenei est arrivé dans la ville sainte de Qom
-
EU Inc., une menace pour les droits des travailleurs européens?
-
Sommet Otan: les alliés vont dévoiler des "dizaines de milliards de dollars" de contrats
-
Cédric Jubillar change de stratégie de défense et reconnaît avoir tué son épouse
-
Maserati: BYD ne discute pas d'un partenariat avec Stellantis, assure la dirigeante du groupe chinois
-
Le prince Harry est arrivé à Londres pour une visite dont l'organisation tourne au psychodrame
-
Interdiction des réseaux : Bruxelles appelle la France à revoir sa copie
-
Macron en Syrie, première visite d'un chef d'Etat occidental depuis la chute d'Assad
-
Nouvelle panne électrique générale à Cuba, sous blocus pétrolier des Etats-Unis
-
Incendies: deux hommes suspectés de plusieurs départs de feu dans l'Hérault
-
Le Hamas dissout ses instances dirigeantes à Gaza, Israël y voit une "ruse"
-
Avant la mort de Jean Pormanove, mauvaises blagues ou vraies violences ?
-
Mondial-2026: Espagne-Portugal à l'ombre du scandale Balogun, Trump assume, Infantino se défend
-
L'incendie des Pyrénées-Orientales ralentit, des moyens aériens supplémentaires attendus mardi
-
Les fortes chaleurs s'étendent, 61 départements en vigilance orange
-
Wimbledon: Paolini stoppe Eala, trois débutantes en quarts
-
Le chef de l'ONU appelle à une gouvernance mondiale "pensée et organisée" de l'IA
-
Pyrénées-Orientales: "C'était comme entrer dans un tunnel de fumée"
-
La Bourse de Paris en légère baisse, repasse en dessous des 8.500 points
-
Le gouvernement demande 800 millions d'euros d'économies sur les accidents du travail
-
Emmanuel Macron en Syrie, première visite d'un chef d'Etat occidental depuis la chute d'al-Assad
-
Tour de France: Pogacar ne peut pas s'en empêcher
-
A Vienne, deux tortionnaires syriens condamnés à huit ans de prison
-
Fibre Excellence: ultime délai pour conforter l'offre de reprise du papetier déposée par Pigasse
-
Royaume-Uni: Nigel Farage rattrapé par des affaires de dons non déclarés
-
Les Bourses européennes clôturent sans entrain, au gré d'informations locales
-
Assassinat d'Yvan Colonna: la justice confirme le renvoi du détenu radicalisé Elong Abé devant les assises
-
Tour de France: Tadej Pogacar remporte la 3e étape et prend le maillot jaune
-
Ukraine: des bombardements russes font au moins 22 morts à Kiev et dans sa région
-
La troisième canicule en moins de deux mois s'étend sur les deux tiers du pays
-
Téhéran noir de monde pour la procession funèbre de Khamenei
-
Canicule: 61 départements en vigilance orange mardi
-
Wall Street en hausse, portée par la tech
-
L'incendie des Pyrénées-Orientales ralentit mais provoque de gros dégâts
-
La quatrième étape du Tour: dans la fournaise occitane
-
Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse et veut collaborer avec la justice
-
Troisième canicule en moins de deux mois, des pics à 40°C
-
Ukraine: des bombardements russes font au moins 18 morts à Kiev et dans sa région
-
A Damas, drapeaux français et espoirs économiques avant la visite de Macron
-
Incendies: un homme en garde à vue pour neuf départs de feu dans l'Hérault
Le Blosne, un quartier rennais "traumatisé" par une fusillade liée au trafic de drogue
Une fusillade à l'arme automatique, une dizaine de dealers impliqués, pendant plus d'une heure, à Rennes: de nombreux habitants du Blosne, traumatisés par cette nuit du 9 mars, regrettent que ce quartier longtemps apprécié soit rongé par le trafic de stupéfiants.
"S’il n’y avait pas le problème de la drogue, il n'y aurait rien à dire sur le quartier", relève Annie, qui ne veut pas donner son nom de famille comme les autres personnes interrogées.
Cette retraitée de 67 ans apprécie la verdure de ce quartier composé de grands ensembles, où 200 millions d'argent public ont été investis, avec de nombreux équipements neufs, comme le Conservatoire.
Non loin de l'arrêt de métro et de cerisiers en fleurs, les impacts de Kalachnikov au cours "de véritables scènes de guerre" la nuit du 9 mars, selon un communiqué du syndicat Alliance, étaient encore visibles sur les tours de la place du Banat.
"On entend souvent des coups de feu, je croyais que c’était la police...On a l'impression qu'il ne peut rien arriver aux dealers", dit Annie au sujet de la nuit de la fusillade. Habitant à un rez-de-chaussée, elle a déjà subi la visite de "policiers qui ont fouillé sous le rebord (de son balcon) où il y avait de la drogue. Ils ont bien vu que ce n’était pas à nous", soupire-t-elle, désabusée.
Laurent, infirmier libéral, qui sort du hall d'une tour, vient de rendre visite "à une patiente traumatisée".
Habitué à aller dans ce quartier du sud de Rennes, il doit parfois "passer en prenant la haie d’honneur formée par des dealers" pour se rendre chez ses patients. "Ça va finir que des gens vont vouloir partir, et être comme à Marseille avec des quartiers où l'on ne peut plus aller", lâche-t-il, amer.
Sarah, 30 ans, habite elle place de Serbie, où se trouve un important point de deal de Rennes, qui en compte une trentaine, selon le parquet.
"Ce n’est pas possible d’élever des enfants dans un tel milieu, ils dealent devant les enfants", maugrée cette mère d'un garçon de quatre ans, qui paye 719 euros de loyer pour un T3.
"C'est à peine si j’ouvre les volets, j’ai tellement peur... Quand ils crient, je ferme toutes mes portes et je me mets dans une pièce avec mon fils. Je veux quitter le quartier", assure-t-elle.
- "Mafias du narcotrafic" -
Selon Frédéric Gallet, du syndicat Alliance, au Blosne se joue "une guerre de conquête des points de deal".
D'après le procureur de Rennes Philippe Astruc, "l'équipe qui tenait ce point de deal de revente s'est faite déloger en décembre". Deux groupes se disputent ce point de vente avec "une partie des acteurs qui viennent de la région parisienne".
Nathalie Appéré, maire PS de Rennes, assure que "le Blosne n’est pas un territoire perdu: il est hors de question qu’un bout de territoire soit laissé à la main des dealers et confisqué, d'autant plus que ce quartier fait l’objet actuellement d’un grand programme de rénovation urbaine".
"C'est le territoire le moins dense et le plus vert de Rennes, avec une qualité de vie qui est reconnue, des services publics très présents. C'est d’autant plus révoltant (...) que les efforts puissent être confisqués par les mafias du narcotrafic", ajoute l'élue.
Dans une tribune au vitriol publiée au Figaro, Florian Bachelier, ancien député LREM d'Ille-et-Vilaine, dénonce lui "l'abandon du quartier du Blosne qui concentre la pauvreté d'une ville dont les loyers ont explosé et qui a progressivement recommunautarisé ses tours avec les nouveaux arrivants et où le trafic de stupéfiants permettait jusqu'alors d'acheter la paix sociale à bas prix".
Transportant son sac de courses, Pimeta, retraitée d'origine portugaise et arrivée en 1982, dit vivre désormais dans l'angoisse de la balle perdue. "On y a élevé nos enfants qui jouaient avec tout le monde et aujourd'hui nos enfants, qui sont partis d'ici, ont peur pour nous".
L.Janezki--BTB