-
Testostérone et antiféminisme, l'Arcom épingle le sexisme en ligne
-
Grève chez Lufthansa: environ 60% des vols long-courrier assurés, selon le groupe
-
"La guerre de trop": au Liban, la colère monte contre le Hezbollah
-
Municipales : la vidéosurveillance, une promesse phare dont l'efficacité reste à prouver
-
Samu et ambulanciers s'inquiètent du projet de loi de décentralisation
-
Liban: huit morts dans une nouvelle frappe sur Beyrouth, Israël menace d'une offensive terrestre
-
Ligue des champions: le PSG tient-il son match déclic ?
-
XV de France: après la gifle en Ecosse, Galthié maintient son cap
-
De Kiev à la campagne anglaise : la production ukrainienne de drones passe à l'échelle européenne
-
"Fraudes massives" aux cartes grises, la Cour des comptes appelle à une "reprise en main"
-
Moyen-Orient: le pétrole franchit brièvement les 100 dollars, pression sur les Bourses et le marché de la dette des Etats
-
Un train en provenance de Chine arrive en Corée du Nord, une première en six ans
-
"Pas de baguette magique": la difficile équation des prix du carburant
-
L'Antarctique, dévoué à la science, restera-t-il un continent de paix?
-
Cathay Pacific: la surcharge carburant double sur la plupart des liaisons
-
Liban: huit morts dans une nouvelle frappe israélienne sur Beyrouth
-
La guerre au Moyen-Orient, une perturbation "historique" de l'approvisionnement mondial en pétrole
-
Grand-messe politique en Chine: la continuité malgré le Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris en baisse face à la hausse des prix du brut
-
Cyclisme: Pour conserver Paul Seixas, "on répondra présent", affirme le DG de son équipe
-
Russie: quinze hommes condamnés à la perpétuité pour l'attaque jihadiste du Crocus City Hall en 2024
-
Attaque contre une salle de concert en Russie en 2024: quinze hommes condamnés à la perpétuité
-
Municipales: Grégoire et Dati jettent leurs dernières forces pour gagner Paris
-
La hausse du prix du pétrole pèse sur le marché de la dette des Etats et sur les Bourses mondiales
-
Homme d'affaires ou politicien ? Le Premier ministre tchèque face aux critiques
-
TotalEnergies maintient le plafond du prix de l'essence dans ses stations, relève celui du gazole
-
Cathay Pacific: la surcharge carburant double presque sur la plupart des liaisons
-
Après Kim Kardashian ou Mark Zuckerberg, les acheteurs d'abris anti-aériens se bousculent
-
Depuis l'Iran en guerre, le long périple des routiers vers l'Irak
-
Robotaxis: Uber prévoit un essai à Tokyo avec Nissan et le britannique Wayve
-
Menus chamboulés, services limités: en Inde, la guerre au Moyen-Orient s'invite dans les restaurants
-
L'Iran vise les infrastructures pétrolières du Golfe et fait à nouveau flamber les cours
-
Indian Wells: Djokovic sorti par Draper au bout du suspense, Alcaraz et Swiatek intraitables en 8es
-
NBA: Kawhi Leonard flambe avec 45 points, le Magic enchaîne
-
Ligue Europa: Face au Celta Vigo, Lyon au rebond malgré les absences
-
XV de France: vers un retour du duo Flament-Meafou en deuxième ligne
-
Chili: le nouveau président d'extrême droite Kast lance son "gouvernement d'urgence"
-
Le cofondateur du restaurant noma démissionne après des accusations de violences
-
Russie: verdict attendu pour les auteurs de l'attaque jihadiste du Crocus City Hall en 2024
-
Corée du Nord: la fille de Kim Jong Un montrée en train de tirer au pistolet
-
Argentine: évacuations après des inondations dans le nord du pays
-
Ligue des champions: nouveau coup de force de Bodo Glimt contre le Sporting Portugal
-
Ligue des champions: le PSG repousse les Blues
-
Ligue des champions: Dembélé-Barcola-"Kvara", dribbleurs à la fête
-
Ligue des champions: Valverde punit City, le Real fait un grand pas vers les quarts
-
Ligue des champions: City coule contre le Real, le Paris SG assomme Chelsea
-
Meta ferme 150.000 comptes liés à des centres de cyber-arnaque en Asie
-
L'IA peut encourager les passages à l'acte lors de tueries ou attentats, alerte une étude
-
Guerre au Moyen-Orient: les marchés pas convaincus par l'annonce d'un déblocage des réserves de pétrole
-
Municipales: Édouard Philippe appelle à la "mobilisation" au Havre, la présidentielle en arrière-plan
"Assez!": tempête en Croatie après un déni d'avortement
Le calvaire d'une femme empêchée d'avorter en Croatie malgré la tumeur agressive qui attaque son fœtus provoque l'émoi dans le pays à majorité catholique, où de nombreuses voix réclament la protection des droits des femmes.
Mirela Cavajda a légalement droit à une interruption volontaire de grossesse (IVG) dans son pays mais sera quand même contrainte de se rendre en Slovénie voisine, autre membre de l'Union européenne, pour mettre fin à l'épreuve.
Le scandale a éclaté au moment où les Etats-Unis sont secoués par une tempête politique dans l'attente d'un arrêt de la Cour suprême qui pourrait menacer le droit à l'avortement.
L'IVG est également contestée dans le petit pays des Balkans, où des groupes soutenus par l'Eglise ont tenté en vain en 2017 d'obtenir son abolition et où une majorité de médecins refusent de la pratiquer.
Fin avril, durant son sixième mois de grossesse, Mirela Cavajda a appris que son enfant à naître était atteint d'une tumeur au cerveau agressive qui risquait de le tuer et en cas de survie, provoquerait de très lourdes malformations.
"S'il naît, il sera comme un +légume+", a-t-elle dit en pleurs aux médias locaux. "Je suis rentrée chez moi et j'ai regardé le mur fixement", a poursuivi cette femme mariée de 39 ans déjà mère d'un fils. "J'ai pris la décision en une seconde."
En Croatie, l'IVG est légale jusqu'à la 10ème semaine de grossesse. Au-delà, elle est possible si la santé du foetus ou de la mère est gravement menacé et en cas de viol et d'inceste.
Mirela remplissait les conditions, ce qui n'a pas empêché quatre hôpitaux de Zagreb de lui claquer la porte au nez.
Elle a raconté qu'un médecin lui avait demandé si elle "tuerait un enfant de deux ans porteur d'une tumeur" et qu'un autre avait parlé "d'euthanasie".
La profession médicale lui a conseillé de se faire aider en Slovénie comme le font chaque année une dizaine de femmes dans des situations similaires, selon les défenseurs des droits.
- "Retour en arrière" -
Mais alors qu'un IRM montrait la détérioration de l'état de santé du fœtus, une commission médicale a fini par donner son feu vert à l'IVG.
L'avortement est encadré par une loi de 1978 adoptée alors que la Croatie faisait encore partie de la Yougoslavie communiste.
Mais depuis l'indépendance en 1991, le poids de l'Eglise catholique s'est accru et de nombreux médecins refusent de pratiquer les avortements au nom de "l'objection de conscience" instituée par une loi de 2003.
Plus de 80% des 3,9 millions de Croates sont catholiques.
Dans une lettre ouverte poignante, elle évoque son fœtus malade, un garçon qu'elle a appelé Grga et accuse la société comme les médecins de l'avoir abandonnée.
"Attendre que Grga meurt dans mon utérus, (ou) lui donner naissance pour le regarder mourir, (...) serait du sadisme pur", écrit-elle.
La semaine dernière, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour dire "Ca suffit!" et dénoncer les atteintes à la santé des femmes.
"Les femmes doivent bénéficier de droits acquis il y a bien longtemps", a dit Sonja Kraljevic à l'AFP, dénonçant un "retour en arrière".
D'après Branka Mrzic Jagatic, de l'ONG RODA, l'un des organisateurs, "ce cas a dévoilé que notre système de santé publique s'est complètement effondré en ce qui concerne la santé des femmes".
En 2019, une vague de témoignages sur les violences gynécologiques a déferlé sur les pays patriarcaux des Balkans dans le cadre du mouvement #MeToo.
- Humiliations -
Le déclencheur fut le témoignage d'une députée croate sur son curetage sans anesthésie subi après une fausse couche.
RODA avait recueilli des centaines de récits d'expériences douloureuses et humiliantes d'accouchements, de fausses couches et d'IVG.
"J'avais pensé que j'accoucherais sur une table de gynécologie" mais une "infirmière m'a dit d'aller dans la salle de bain" pour attendre l'expulsion, écrit une femme dans une lettre lue à la manifestation, évoquant son IVG médicamenteuse décidée à cause de malformations. "L'infirmière m'a dit que si je voulais une autopsie, je devais recueillir le fœtus dans mes mains. Et je l'ai fait".
Les groupes anti-IVG sont vent debout.
La "Marche pour la vie" annuelle pour exiger une nouvelle législation non "fondée sur l'idéologie ou la culture de la mort" a réuni récemment des milliers de personnes.
Près de 60% des gynécologues des hôpitaux publics refusent de pratiquer l'avortement, selon les chiffres officiels.
Parmi eux, Boris Ujevic, médecin à Zagreb. "La vie doit être respectée et la vie c'est la loi."
Les défenseurs des droits exigent que les femmes aient un accès garanti aux soins médicaux y compris l'IVG.
Les conservateurs au pouvoir ne se pressent pas pour se saisir du sujet tandis que les partis de gauche évoquent un référendum pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution.
En attendant, Mirela a refusé le protocole proposé en Croatie, à savoir l'accouchement induit d'un bébé menacé d'une mort rapide. En Slovénie, le cœur du fœtus est arrêté avant la procédure.
J.Horn--BTB