-
Japon: la Première ministre sur le point d'annoncer des élections anticipées, selon la presse
-
Dans l'Inde du Sud, la passion du jallikatu, l'autre tauromachie
-
Vietnam: début du congrès quinquennal du parti communiste
-
Chine: objectif de croissance atteint, mais net ralentissement fin 2025
-
En Chine, l'art religieux, un commerce en voie de disparition
-
Chine: le taux de natalité en 2025 au plus bas jamais enregistré
-
"Un patriote": au Venezuela, le chagrin de la mère d'un cadet tué lors de l'opération américaine
-
Le président du Guatemala déclare l'état de siège après des meurtres de policiers par des gangs
-
L'incendiaire de la cathédrale de Nantes jugé pour l'assassinat d'un prêtre
-
Incendies au Chili: le bilan relevé à 19 morts, couvre-feu dans les localités les plus touchées
-
Le prince Harry de retour devant la justice à Londres pour son combat contre les tabloïds
-
Epilogue à l'horizon pour le budget, Lecornu va choisir l'outil-couperet
-
Espagne: au moins 21 morts et des dizaines de blessés dans une collision entre deux trains
-
CAN-2025: le Sénégal et Dakar dans une liesse immense après le sacre des Lions face au Maroc
-
Espagne: au moins 21 morts et des dizaines de blessés dans un accident entre deux trains
-
CAN-2025: le Sénégal champion d'Afrique dans la confusion la plus totale
-
Présidentielle au Portugal: centre gauche et extrême droite s'affronteront au second tour
-
Un penalty, un boycott, une panenka ratée: les folles minutes de la finale Sénégal-Maroc
-
Présidentielle au Portugal: centre gauche et extrême droite au second tour
-
Incendies au Chili : le bilan passe à 18 morts, couvre-feu dans les localités les plus touchées
-
Ligue 1: L'OL de retour dans le top 4, Rennes freiné par Le Havre
-
Groenland: face aux menaces de Trump, l'UE élabore sa riposte
-
Présidentielle au Portugal: le candidat socialiste en tête du premier tour
-
Iran: accès à internet très limité après un "bref" rétablissement
-
Budget: Lecornu précise l'effort pour les entreprises, tranchera lundi entre 49.3 et ordonnance
-
Les opposants au projet de loi fin de vie manifestent à Paris
-
Champions Cup: O'Gara déplore l'élimination "inacceptable" de La Rochelle
-
Ligue 1: Rennes freiné par Le Havre, Paris FC se donne de l'air
-
Le président syrien annonce un accord de cessez-le-feu avec les forces kurdes
-
Champions Cup: 20 sur 20 pour Bordeaux-Bègles, La Rochelle éliminée
-
Ouganda : le président Museveni qualifie des membres de l'opposition de "terroristes"
-
La Réunion: le volcan du Piton de la Fournaise entre en éruption
-
Groenland : les pays menacés par Trump font bloc, l'UE cherche la riposte
-
Iran: internet partiellement rétabli, réouverture des écoles
-
Guatemala : des otages libérés d'une prison où a eu lieu une mutinerie
-
Incendies au Chili : au moins 15 morts et 50.000 personnes évacuées
-
Ordonnance budgétaire ou 49.3: Lecornu à l'heure du choix
-
Ski: Vonn presqu'au septième ciel à Tarvisio, Miradoli au pied du podium
-
Groenland : les pays européens menacés par Trump affichent leur unité
-
Open d'Australie: Alcaraz et Sabalenka en patrons, Williams battue avec les honneurs
-
L'armée reprend aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie
-
Les opposants à la future loi fin de vie manifestent à Paris
-
Slalom de Wengen: McGrath double la mise, Rassat enfourche
-
Biathlon: la poursuite parfaite et en patronne de Lou Jeanmonnot à Ruhpolding
-
Iran: le pouvoir envisage de rétablir internet, réouverture des écoles
-
Open d'Australie: Jacquemot s'offre Kostyuk, Bonzi et Jacquet perdent en cinq sets
-
Ski: l'Allemande Aicher remporte le super-G de Tarvisio devant Vonn, Miradoli 4e
-
Open d'Australie: Venus Williams arrache un set mais perd au premier tour
-
Groenland: les Européens s'activent pour répondre aux menaces américaines
-
Les forces syriennes reprennent aux troupes kurdes villes et champs pétrolifères
"Assez!": tempête en Croatie après un déni d'avortement
Le calvaire d'une femme empêchée d'avorter en Croatie malgré la tumeur agressive qui attaque son fœtus provoque l'émoi dans le pays à majorité catholique, où de nombreuses voix réclament la protection des droits des femmes.
Mirela Cavajda a légalement droit à une interruption volontaire de grossesse (IVG) dans son pays mais sera quand même contrainte de se rendre en Slovénie voisine, autre membre de l'Union européenne, pour mettre fin à l'épreuve.
Le scandale a éclaté au moment où les Etats-Unis sont secoués par une tempête politique dans l'attente d'un arrêt de la Cour suprême qui pourrait menacer le droit à l'avortement.
L'IVG est également contestée dans le petit pays des Balkans, où des groupes soutenus par l'Eglise ont tenté en vain en 2017 d'obtenir son abolition et où une majorité de médecins refusent de la pratiquer.
Fin avril, durant son sixième mois de grossesse, Mirela Cavajda a appris que son enfant à naître était atteint d'une tumeur au cerveau agressive qui risquait de le tuer et en cas de survie, provoquerait de très lourdes malformations.
"S'il naît, il sera comme un +légume+", a-t-elle dit en pleurs aux médias locaux. "Je suis rentrée chez moi et j'ai regardé le mur fixement", a poursuivi cette femme mariée de 39 ans déjà mère d'un fils. "J'ai pris la décision en une seconde."
En Croatie, l'IVG est légale jusqu'à la 10ème semaine de grossesse. Au-delà, elle est possible si la santé du foetus ou de la mère est gravement menacé et en cas de viol et d'inceste.
Mirela remplissait les conditions, ce qui n'a pas empêché quatre hôpitaux de Zagreb de lui claquer la porte au nez.
Elle a raconté qu'un médecin lui avait demandé si elle "tuerait un enfant de deux ans porteur d'une tumeur" et qu'un autre avait parlé "d'euthanasie".
La profession médicale lui a conseillé de se faire aider en Slovénie comme le font chaque année une dizaine de femmes dans des situations similaires, selon les défenseurs des droits.
- "Retour en arrière" -
Mais alors qu'un IRM montrait la détérioration de l'état de santé du fœtus, une commission médicale a fini par donner son feu vert à l'IVG.
L'avortement est encadré par une loi de 1978 adoptée alors que la Croatie faisait encore partie de la Yougoslavie communiste.
Mais depuis l'indépendance en 1991, le poids de l'Eglise catholique s'est accru et de nombreux médecins refusent de pratiquer les avortements au nom de "l'objection de conscience" instituée par une loi de 2003.
Plus de 80% des 3,9 millions de Croates sont catholiques.
Dans une lettre ouverte poignante, elle évoque son fœtus malade, un garçon qu'elle a appelé Grga et accuse la société comme les médecins de l'avoir abandonnée.
"Attendre que Grga meurt dans mon utérus, (ou) lui donner naissance pour le regarder mourir, (...) serait du sadisme pur", écrit-elle.
La semaine dernière, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour dire "Ca suffit!" et dénoncer les atteintes à la santé des femmes.
"Les femmes doivent bénéficier de droits acquis il y a bien longtemps", a dit Sonja Kraljevic à l'AFP, dénonçant un "retour en arrière".
D'après Branka Mrzic Jagatic, de l'ONG RODA, l'un des organisateurs, "ce cas a dévoilé que notre système de santé publique s'est complètement effondré en ce qui concerne la santé des femmes".
En 2019, une vague de témoignages sur les violences gynécologiques a déferlé sur les pays patriarcaux des Balkans dans le cadre du mouvement #MeToo.
- Humiliations -
Le déclencheur fut le témoignage d'une députée croate sur son curetage sans anesthésie subi après une fausse couche.
RODA avait recueilli des centaines de récits d'expériences douloureuses et humiliantes d'accouchements, de fausses couches et d'IVG.
"J'avais pensé que j'accoucherais sur une table de gynécologie" mais une "infirmière m'a dit d'aller dans la salle de bain" pour attendre l'expulsion, écrit une femme dans une lettre lue à la manifestation, évoquant son IVG médicamenteuse décidée à cause de malformations. "L'infirmière m'a dit que si je voulais une autopsie, je devais recueillir le fœtus dans mes mains. Et je l'ai fait".
Les groupes anti-IVG sont vent debout.
La "Marche pour la vie" annuelle pour exiger une nouvelle législation non "fondée sur l'idéologie ou la culture de la mort" a réuni récemment des milliers de personnes.
Près de 60% des gynécologues des hôpitaux publics refusent de pratiquer l'avortement, selon les chiffres officiels.
Parmi eux, Boris Ujevic, médecin à Zagreb. "La vie doit être respectée et la vie c'est la loi."
Les défenseurs des droits exigent que les femmes aient un accès garanti aux soins médicaux y compris l'IVG.
Les conservateurs au pouvoir ne se pressent pas pour se saisir du sujet tandis que les partis de gauche évoquent un référendum pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution.
En attendant, Mirela a refusé le protocole proposé en Croatie, à savoir l'accouchement induit d'un bébé menacé d'une mort rapide. En Slovénie, le cœur du fœtus est arrêté avant la procédure.
J.Horn--BTB