Berliner Tageblatt - Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo

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Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo
Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo / Photo: © AFP/Archives

Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo

Il n'y a pas photo: Tim Merlier a confirmé qu'il était bien le meilleur sprinteur du Tour de France en remportant sa troisième victoire dans cette 113e édition, jeudi à Chalon-sur-Saône, lors d'une douzième étape marquée par une violente chute dans le final.

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Pour le maillot jaune, il y a Tadej Pogacar, inaccessible leader du classement général qui se dirige sur une autoroute vers un cinquième sacre. Pour le maillot vert, on a Mads Pedersen, qui engrange le maximum de points aux sprints intermédiaires pour mener la tête de ce classement aux points, parfois faussement appelé "de meilleur sprinteur".

Car le meilleur sprinteur sur ce Tour ce n'est pas lui, mais le Belge Tim Merlier, incontestable empereur des arrivées massives avec trois victoires en cinq occasions.

Jeudi en bords de Saône, le coureur de Soudal Quick-Step a encore surgi au bon moment pour devancer Olav Kooij, auteur de son quatrième podium déjà, et Jasper Philipsen qui n'a une nouvelle fois pas réussi à concrétiser le travail de son équipe Alpecin.

Le voilà déjà à six victoires sur la Grande Boucle, 75 au total dans sa carrière. Pour immortaliser l'instant, le Belge de 33 ans a demandé à Tadej Pogacar de signer le maillot de son fils Jules et de faire une photo ensemble.

"Il est encore jeune, mais peut‑être qu'il s'en souviendra plus tard. Que ma famille soit là m'a donné une motivation supplémentaire. Celle-ci est spéciale", a expliqué Merlier, en couple avec Cameron Vandenbroucke, la fille de Frank Vandenbroucke, l'enfant terrible du cyclisme belge, décédé en 2009 à l'âge de 34 ans.

- La guérilla de Lidl-Trek -

Les minutes précédentes ont été moins mignonnes. Alors que les sprints avaient été épargnés de toute chute jusque-là, l'emballage final a été marqué par un violent crash dans les derniers mètres impliquant notamment le Français Dorian Godon et le Colombien Fernando Gaviria, victime d'une fracture de la clavicule.

Auparavant, les 25 derniers kilomètres avaient déjà été très animés avec plusieurs attaques de la part notamment d'un Quinn Simmons hyperactif avec ses coéquipiers de Lidl-Trek qui avaient décidé de mettre le bazar.

"On voulait tenter un truc, c'était cool à regarder non?", s'en est amusé leur directeur sportif Kim Andersen.

Ces tentatives de guérilla ont donné énormément de travail aux équipes de sprinteurs, notamment dans la côte de Montagny-lès-Buxy où Simmons, alias Captain America, a roulé comme un bœuf, tout en prenant le temps de taper dans la main de son père posté en bord de route.

- La nouvelle charge du "Sanglier" -

Le reste de l'après-midi a permis une nouvelle fois de voir à l'avant le Français Baptiste Veistroffer. D'abord seul, puis à quatre lorsque Mattéo Vercher, Damiano Caruso et Ewen Costiou l'ont rejoint. A deux Bretons ensuite avec Costiou. Et enfin à nouveau seul après que Costiou a lâché à son tour la roue du "Sanglier de Fouesnant", finalement repris à 33 km de l'arrivée après sa troisième fugue dans ce Tour de France.

Mais les équipes de sprinteurs n'allaient pas laisser filer la dernière occasion de s'illustrer avant au plus tôt mercredi prochain.

Car dès vendredi la pente s'élève avec l'ascension du Ballon d'Alsace avant deux étapes de montagnes samedi dans les Vosges et dimanche dans les Alpes.

"A partir de demain, ce sera surtout une question de survie pour moi", a commenté Merlier.

Le Belge ne croit "plus" au maillot vert qu'il n'a jamais vraiment chassé et pense qu'il n'y aura plus de sprint massif d'ici la fin. Mais il a dit qu'il voulait quand même voir Paris. Pour y célébrer son titre officieux de meilleur sprinteur du Tour.

O.Bulka--BTB