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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps
L'identification des corps des victimes de l'incendie en Suisse d'un bar se poursuit dimanche, avec 24 personnes identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d'une messe.
A ce jour, l'identité de onze mineurs a pu être établie. Vendredi, la police avait annoncé avoir formellement identifié 113 des 119 blessés.
Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.
Plusieurs patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.
- Messe et marche silencieuse -
La messe dominicale à l'intention des victimes a été suivie d'une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu'à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.
"Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin", a déclaré pendant l'office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.
"Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants", a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l'Eglise réformée de Suisse.
L'église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l'extérieur. Malgré des températures descendant jusqu'à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d'autres une simple rose rouge.
Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l'église, leurs casques à la main.
- Bougies et mousse -
Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l'origine du drame qui s'est déroulé la nuit de nouvel an.
Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'"homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence".
Avant d'envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l'établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d'exploiter et les mesures de sécurité.
L'enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s'est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s'il est à l'origine de la catastrophe.
- "Colère froide" -
La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n'ont rien dit à ce sujet pour l'instant.
Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d'une capacité maximale de 300 personnes.
Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu'il n'y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.
"C'est l'horreur absolue pour nous, (...) c'est tous des jeunes de familles qu'on connaît depuis toujours", a déclaré à l'AFP Charles-André Bagnoud, notaire à Crans Montana.
Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne (nord-ouest de la Suisse) venue en vacances à Crans-Montana, c'est l'incompréhension: "Comment c'est possible, en plus en Suisse, jamais j'aurais imaginé ça".
"J'ai une colère froide", a-t-elle dit à l'AFP.
L.Dubois--BTB