-
Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"
-
Pays-Bas-Maroc et Brésil-Japon, le Mondial-2026 à l'heure des premières affiches décisives
-
En route pour Downing Street, Andy Burnham va dévoiler sa potion de "choc" pour le Royaume-Uni
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match s'ouvre à l'Assemblée
-
Loi d'urgence agricole: dissensions en vue au Sénat, le gouvernement s'inquiète
-
Loi contre l'ultra fast fashion: adoption définitive en vue au Parlement
-
Commerce: pour éviter une confrontation, l'UE et la Chine tentent le dialogue
-
Mondial-2026: Le Canada premier qualifié pour les huitièmes de finale
-
Mondial-2026: un but tardif d'Eustaquio envoie le Canada en 8e
-
Près de Nancy, onze morts dans le crash d'un avion lors d'un baptême de parachutisme
-
Séismes au Venezuela: 1.450 morts, 189 immeubles entièrement écroulés
-
Athlétisme: Werro accélère encore sur 800 m, victoire sans record pour Duplantis à Paris
-
Championnats de France de natation: Ndoye-Brouard et Wattel répondent présent
-
Mondial-2026: une pluie de buts et de records
-
F1: victorieux en Autriche, Russell refait (un peu) son retard sur Antonelli
-
Championnat de France de cyclisme: le sacre annoncé et "rêvé" de Romain Grégoire
-
Venezuela: un jeune garçon sauvé des décombres, quête d'autres survivants "à la seule force des bras"
-
MotoGP: Ogura enfin récompensé, nouveau triplé pour Aprilia
-
Mondial-2026: les Bleus dans leur bulle
-
Nouvelle-Calédonie: les loyalistes gagnent du terrain, mais sans majorité au Congrès
-
Canicule: la chaleur reflue, la vigilance sanitaire demeure
-
Accident d'avion lors d'un baptême de parachutisme près de Nancy: onze morts
-
Les principaux crashs d'avions légers en France des 30 dernières années
-
Les fonctionnaires ne doivent pas être "les boucs émissaires" des difficultés financières, selon un ministre
-
L'intrigante "bulle froide" de l'Atlantique qui pourrait accentuer les vagues de chaleur
-
Nouvelle-Calédonie: les loyalistes largement en tête en province Sud, participation en recul
-
Ukraine: au moins deux blessés dans une attaque contre Kiev
-
Mondial-2026: les Tops et Flops de la phase de groupes
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef, selon un ministre
-
En Corée du Sud, des milliers de chiens disparus avant l'interdiction de leur viande
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef (ministre)
-
Championnat des Nations: six Toulousains en renfort, dont Dupont et Ntamack
-
Dans l'Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité
-
La Belgique balayée par de violents orages, un mort
-
Au salon du vélo Eurobike, l'IA pédale pour un secteur en recul
-
Mondial-2026: Place au tableau final !
-
Pakistan: trois paramilitaires tués dans une attaque à Karachi
-
Mondial-2026: hors de ses bases, le Canada veut continuer à écrire son histoire
-
Un écrivain victime d'usurpation d'identité dénonce une IA qui "fait vaciller le réel"
-
Canicule: la chaleur reflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Le gouvernement va réduire la liste des travaux éligibles à MaPrimeRénov'
-
Canicule: la chaleur refflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Nouvelle-Calédonie: participation en net recul aux provinciales, l'archipel attend les résultats
-
Ouganda: le principal groupe de médias indépendant fermé par le chef de l'armée
-
Inflation, dettes, course à l'IA... La BRI met en garde contre des "points de tensions" pour l'économie mondiale
-
Le centre de l'Europe écrasé de chaleur, la France commence à compter ses morts
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France, mais moins qu'en 2003
-
Canicule: les Français commencent à souffler, mais le bilan sanitaire inquiète
-
Australie: dans l'Outback, les dromadaires font la course pour la "Camel Cup"
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France
La "cybérisation" de la criminalité s'accélère, prévient le chef de l'unité nationale Cyber
Des données d'opérateurs de téléphonie au piratage massif d'informations de la Fédération française de tir, la France figure parmi les pays les plus touchés en matière de fuites de données et de "cybérisation" de la criminalité.
Le général Hervé Petry, commandant de l'unité nationale cyber (UNC), bras armé opérationnel de la gendarmerie dans le cyberespace, dresse auprès de l'AFP un état des lieux.
Question: Quelles évolutions constatez-vous?
Réponse: "On est en train d'assister à une +cybérisation+ de la criminalité, de la criminalité organisée notamment. Là où on peut être un peu surpris, c'est la rapidité du phénomène, son accélération, et les moyens dont ils se dotent pour passer à l'action, ce que l'on voit très bien par exemple à travers les +crypto-rapts+.
D'autre part, on note une augmentation du nombre de fuites de données qui, et c'est ça l'évolution, ne sont pas réalisées simplement dans l'optique d'une revente pour s'enrichir, mais sont réutilisées à des fins de ciblage de futures et potentielles victimes.
La cybercriminalité est en train d'évoluer d'une cybercriminalité très tournée vers la technique à une cybercriminalité très tournée vers les données. Donc, une cybercriminalité cognitive, d'une certaine manière.
Ils arrivent à agréger ces données, c'est assez récent, et à constituer des espèces de bases de données, des panels.
Il y a une forme d'industrialisation des cyberattaques entre des logisticiens et des gens qui achètent des outils d'attaque, ce qui explique aussi une forme de démocratisation de l'accès.
Mais une des caractéristiques aussi les plus fortes, est ce phénomène d'hybridation avec d'autres acteurs qui sont ou criminels ou gouvernementaux. On a affaire à des groupes criminels aujourd'hui qui sont en train de mieux s'organiser, avec une surface financière qui est importante et des capacités de recrutement via les réseaux qui n'est plus à démontrer, face à des gens sans véritable barrière morale.
On s'est aussi rendu compte assez rapidement que des États hostiles utilisaient des groupes criminels et des hackers pour nous attaquer".
Q- Quels sont les profils des hackers?
R- "Le hacker classique qu'on pourrait caricaturer avec une capuche dans sa cave derrière un ordinateur, ça existe, ils forment une communauté au niveau international, c'est très anglo-saxon.
Nos hackers à nous sont d'abord francophones, et sur le territoire national, ou à l'étranger dans des territoires où ils se sentent plutôt protégés, c'est une évolution que l'on constate.
Ils ne sont pas tous très bons en anglais mais ils développent des liens avec d'autres hackers francophones (ça peut être des Canadiens, Belges, Suisses, ou du Maghreb). Ils sont loin d'être des ingénieurs en informatique, ils sont un peu repliés sur eux-mêmes, enfermés dans le gaming et sont toujours dans la démonstration pour prouver qu'ils sont les meilleurs, capables de s'introduire dans n'importe quel réseau.
Il y a beaucoup d'émulation et beaucoup d'ego, et à un moment donné, il y a une espèce de convergence entre eux et les groupes criminels classiques, chacun pouvant trouver dans l'autre une forme d'intérêt.
Une partie des hackers aujourd'hui se rapproche des codes et des fonctionnements de la criminalité organisée classique - en termes de pression, règlement de compte, incendie sur des habitations, etc., et ils peuvent être issus des mêmes milieux sociaux et basculer dans une criminalité beaucoup plus agressive.
On retrouve des personnes recrutées sur les réseaux qui sont des petites mains sans foi ni loi. On retrouve ensuite des espèces de logisticiens et des commanditaires et qui empruntent beaucoup au monde et au réseau du narcotrafic. Il peut y avoir des commanditaires qui touchent à tout mais qui ont trouvé un nouveau filon et qui montent des coups par du recrutement. Il faut une forme d'ingénierie sociale, il faut bien l'identifier".
Q- Quels sont vos axes d'action alors même que les messageries chiffrées complexifient votre tâche?
R- "Les enquêtes sous pseudonymes, sous le contrôle du magistrat, le renseignement, et le troisième est ce qu'on a développé en matière de formation et de recrutement.
On a compris assez tôt que le cyber allait tout envahir en matière de criminalité, y compris le domaine classique de la criminalité organisée, des trafics. On a donc décidé de mettre dans les groupes d'enquête classique les 1.000 cyber-enquêteurs du haut du spectre dont est en train de se doter la gendarmerie.
Il faut toujours coller au plus près des évolutions criminelles pour pouvoir agir au plus vite sans trop de temps de retard. C'est notre enjeu".
H.Seidel--BTB