-
Ben Gvir, ministre et impétueuse star de l'extrême droite israélienne
-
Mondial-2026: avec son "aura", Manuel Neuer de retour avec l'Allemagne
-
Santé au travail: le gouvernement attentif aux nouveaux arrivants, à la santé mentale et aux violences sexistes
-
Airbus et Air France condamnés en appel pour le crash du Rio-Paris en 2009
-
Samsung: les salariés de la division puces recevront une prime moyenne de 338.000 dollars
-
Stellantis annonce un plan d'investissements de 60 milliards d'euros sur 5 ans
-
Ebola en RDC: un premier cas signalé au Sud-Kivu où l’épidémie se propage
-
Trois associations saisissent la justice contre les "carences" de l'Etat dans la lutte contre les PFAS
-
Un cadre sur deux utilise l'IA dans son travail, selon l'Apec
-
"Timmy", la baleine échouée retrouvée morte au Danemark, déplacée jeudi
-
"C'est spectaculaire!": Paris découvre le Pont Neuf emballé par JR
-
"Flottille pour Gaza": Israël s'apprête à expulser les militants étrangers capturés en mer
-
Coup d'arrêt pour le service First VPN, prisé des cybercriminels
-
Prix en rayon: la commission d'enquête du Sénat dénonce les pratiques des distributeurs face à leurs fournisseurs
-
Cuba outré par l'inculpation de Raul Castro par les Américains
-
Climat: les pays riches dépassent leur objectif de financement, incertitudes sur l'après
-
Cambodge: un festival pour invoquer la pluie et la paix avec la Thaïlande
-
Les Etats-Unis estiment qu'il est "temps de remettre leur empreinte sur le Groenland", déclare l'émissaire américain à l'AFP
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le casse-tête de Lecornu
-
McDonald's France victime d'une fuite de données, des comptes fidélité débités
-
Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient
-
Le chef de l'armée pakistanaise attendu en Iran, la situation "sur le fil" pour Trump
-
Bourses mondiales: prudence en Europe, les semi-conducteurs flambent en Asie
-
Bolivie: les ressorts de la crise politique qui fragilise le président Rodrigo Paz
-
Bourse de Paris: Ubisoft cède plus de 15% après ses résultats
-
Inculpation de Raul Castro: un ex-espion cubain raconte sa version de l'attaque de 1996
-
D'où vient SpaceX, qui vise la Lune, Mars et une entrée en Bourse?
-
Dialogue ou affrontement: l'attitude face aux groupes armés divise en Colombie
-
Olivier Andriès, le patron cash de l'aéronautique française
-
Venezuela: disparition forcée et mort, une crainte latente pour les prisonniers politiques
-
Brésil: Flavio Bolsonaro dans la tourmente à l'approche de la présidentielle
-
Tennis: Arthur Fils se présente en outsider à Roland-Garros
-
Le dentiste, un fil solide entre l'Ukraine et ses exilés
-
Champions Cup: Ben Tameifuna, le pilier totem de l'UBB
-
"Chacun a son propre Coluche", dit Michel Denisot, auteur d'un documentaire sur l'humoriste
-
Marges dans la grande distribution: la commission d'enquête du Sénat dévoile ses recommandations
-
La Cour internationale de Justice s'apprête à statuer sur le droit de grève
-
Suppression des ZFE, artificialisation des sols: décision très attendue des Sages sur la loi de simplification
-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France risquent une condamnation en appel
-
Samsung: des actionnaires s'opposent à l'accord avec les syndicats sur les profits de l'IA
-
Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire
-
Play-offs NBA: le Thunder, champion en titre, répond aux Spurs de Wembanyama
-
Un buffle "sosie" de Donald Trump est devenu une star au Bangladesh
-
Bolivie: le président Paz annonce un remaniement après des semaines de contestation
-
Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le dilemme de Lecornu
-
Aux Etats-Unis, dernier épisode du "Late Show" détesté de Trump
-
Stellantis annonce ce jeudi son plan stratégique pour redémarrer avec un partenariat chinois
-
SpaceX lance la dernière version de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse
-
L'Iran examine une offre américaine, situation "sur le fil" pour Trump
Inculpation de Raul Castro: un ex-espion cubain raconte sa version de l'attaque de 1996
L'inculpation aux Etats-Unis de l'ancien dirigeant cubain Raul Castro, accusé du meurtre d'Américains en 1996 lorsque deux avions civils pilotés par des anti-castristes avaient été abattus au large de Cuba, a ravivé l'un des épisodes les plus tendus de l'histoire récente entre La Havane et Washington.
Le 24 février 1996, des chasseurs Mig cubains avaient abattu deux petits avions civils dans le détroit de Floride, causant la mort de quatre personnes appartenant à l'organisation "Hermanos al rescate" (Frères à la rescousse).
Un troisième avion, à bord duquel se trouvait José Basulto, le chef de cette organisation fondée par des exilés cubains anti-castristes, est parvenu à s'échapper.
Washington soutient que l'attaque a eu lieu dans les eaux internationales, tandis que La Havane affirme avoir agi en légitime défense dans ses eaux territoriales.
Trente ans plus tard, la justice américaine accuse Raul Castro - alors ministre de la Défense - de meurtre, de complot en vue d'assassiner des Américains et de destruction d'aéronefs, en plein regain de tensions entre les deux pays.
René Gonzalez, 69 ans, pilote et ex-agent du renseignement cubain, infiltré à cette époque aux Etats-Unis où il a participé à la fondation de "Hermanos al rescate" en 1991, livre à l'AFP sa version des événements.
- Une organisation pas seulement "humanitaire" -
René Gonzalez se souvient que l'organisation était connue pour ses missions visant à secourir des Cubains qui tentaient de rejoindre la Floride, les "balseros".
Mais, selon lui, "derrière un concept humanitaire de sauver des vies se dissimulait toute une série de projets qui n'étaient pas publics", dit-il, comme des actions violentes de déstabilisation sur l'île.
"Ils sont montés d'un cran (...) sous l'effet de la perception que (le gouvernement communiste) n'en avait plus pour longtemps", explique-t-il, en référence à la très grave crise économique que traversait Cuba dans les années 1990.
L'ex-agent nuance toutefois en précisant que tous les membres ne partageaient pas ces intentions.
"Parmi ceux qui sont morts, il y a deux jeunes pour lesquels j'ai de la peine, Carlos Costa et Mario de la Peña, qui voulaient simplement accumuler des heures de vol et sauver des balseros" et "n'avaient rien à voir avec le reste des autres plans", affirme-t-il.
Il se souvient avoir participé à une incursion aérienne au-dessus de La Havane en 1994: "Nous avons volé à environ trois milles (4,8 km) du Malecon", promenade côtière de La Havane, "en lançant des fusées éclairantes, des fumigènes (...) ce fut une violation flagrante (de l'espace aérien cubain), très médiatisée" par la presse américaine.
- Le jour de l'attaque -
Concernant le 24 février 1996, René Gonzalez se souvient du moment où il a appris la nouvelle: "pour moi, ça a été un choc".
En tant qu'agent cubain infiltré en Floride, "ça a été des jours compliqués, il fallait être constamment en alerte, transmettre des informations, recevoir des orientations (de La Havane) sur la manière de gérer les choses", raconte celui qui a été condamné à 15 de prison aux Etats-Unis pour espionnage.
Pour lui, l'attaque perpétrée par les Mig a été utilisée politiquement par les secteurs les plus radicaux de l'exil cubain en Floride.
"Ils étaient heureux parce qu'en réalité ils ont réussi - bon, ils ont provoqué quatre morts - mais ils ont obtenu une loi qui nous a fait beaucoup de mal", dit-il en référence à la loi Helms-Burton, qui a transformé en loi fédérale l'embargo contre Cuba, adoptée par le gouvernement de Bill Clinton (1993-2001) en riposte à cet événement.
- "Cela ne me surprend pas" -
René Gonzalez estime que l'inculpation de Raul Castro, frère du défunt Fidel Castro, fait partie d'une "stratégie plus large" de Washington pour accroître la pression sur Cuba.
"Cela ne me surprend pas, compte tenu du contexte d'agressivité que le gouvernement Trump a généré en recourant de nouveau à la diplomatie des canonnières", dit-il.
"Ce réquisitoire n'est rien d'autre que (...) la manœuvre de ce secteur (de l'exil anti-castriste) pour voir s'il parvient finalement à pousser le gouvernement américain (à agir) contre Cuba", analyse l'ancien agent.
Selon lui, certains à Miami "rêvent" depuis des décennies d'une confrontation directe entre les deux pays. "Ce serait une tragédie pour Cuba et pour les Etats-Unis (...), je ne voudrais pas avoir à tirer sur un jeune Nord-Américain", conclut-il.
D.Schneider--BTB