-
Mondiaux-2026: Angleterre-Argentine, sommet électrique entre deux rescapés
-
Mondial-2026: "inoffensifs", "absents", la presse française sévère après l'élimination des Bleus
-
Colombie: un ex-chef des Farc s'inquiète de violences face aux menaces du président élu
-
Audition sous tension attendue au Congrès pour le ministre de la Justice choisi par Trump
-
Le taux du Livret A attendu en hausse mercredi
-
Le procès d'un collégien pour le meurtre d'une surveillante s'ouvre mercredi en Haute-Marne
-
Mondial-2026: l'Espagne, injouable, enterre les rêves français en demi-finale
-
Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir
-
Les députés s'emparent du projet de loi sur la protection des enfants
-
La frontière entre Gibraltar et l'Espagne s'ouvre: premiers passages sans contrôle
-
Mondial-2026: la magie offensive des Bleus s'est envolée
-
Mondial-2026: l'Espagne brise le rêve des Bleus
-
Au premier jour de discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux "zones pilotes" au Liban
-
La Cour suprême américaine demande plus de moyens pour sa sécurité
-
Tour de France: Seixas, c'est du solide
-
Venezuela: un sauveteur retrouve la dépouille de son cousin après les deux séismes
-
A Cuba, une troisième coupure électrique totale en moins de dix jours
-
L'inflation s'est apaisée aux Etats-Unis avant la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris termine finalement à l'équilibre, le Slip Français en hausse
-
En pleines discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux "zones pilotes" au Liban
-
Le meurtre d'une femme politique britannique était une "attaque ciblée", selon la police
-
Des juges de la Cour suprême américaine demandent plus de moyens pour leur sécurité
-
En Inde, l'œuf au cœur d'une controverse diététique... et politique
-
Le pétrole ralentit avec l'abandon par Trump d'un projet de taxe de 20 % sur Ormuz
-
Canicule: Météo-France lève la vigilance rouge à partir de mercredi matin
-
Tour de France: Pogacar remporte la 10e étape et creuse encore l'écart
-
Dua Lipa soutient les manifestants albanais contre un complexe touristique lié à la famille Trump
-
Deux juges de la Cour suprême américaine auditionnées au Congrès
-
Le patron de l'IA chez Google appelle à la création d'une autorité de régulation dirigée par les Etats-Unis
-
Andy Burnham assuré de devenir Premier ministre du Royaume-Uni
-
Turquie, 15/7/2016: le destin à pile ou face d'Alper Kalin
-
En Espagne, dernier jour des fêtes de la San Fermin à Pampelune, 57 blessés cette année
-
Suisse: des centaines de supporteurs célèbrent la "Nati" à son retour du Mondial
-
Wall Street ouvre en hausse, entre inflation et résultats d'entreprises
-
L'inflation s'est un peu calmée aux Etats-Unis avant la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Les trésors fossiles d'Angeac-Charente s'exposent à Paris
-
La onzième étape du Tour: voir Nevers et sprinter
-
Espagne: la hausse des dépenses des touristes dope l'économie, malgré un contexte géopolitique instable
-
Légion d'honneur: Natalie Portman et Christine Lagarde dans la promotion du 14-Juillet
-
Pétrole et SpaceX font bondir les résultats de Goldman Sachs au deuxième trimestre
-
Fed: Warsh s'engage à débarrasser les Etats-Unis de l'inflation élevée de ces dernières années
-
L'actrice Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise
-
Ebola: l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser "de deux à quatre fois" les estimations officielles, selon l'OMS
-
Au Pakistan, des soigneurs aident les oiseaux à survivre aux étés de plus en plus chauds
-
Dans la forêt de Fontainebleau, les feux ont parcouru un peu plus de 2.000 hectares
-
L'UE renonce à imposer des batteries remplaçables dans les montres connectées
-
Le pétrole accentue sa flambée après de nouvelles frappes en Iran
-
Pic démographique et cheveux blancs, l'Europe au défi du vieillissement
-
Incendie dans un bar de Bangkok: les proches pleurent les 30 disparus
-
14-Juillet : l'Ukraine et les Européens à l'honneur d'un défilé massif à Paris
Argentine: prison et inéligibilité requises contre Cristina Kirchner
Douze ans de prison, ainsi qu'une inéligibilité à vie, ont été requis lundi à Buenos Aires dans un procès pour corruption contre la vice-présidente argentine Cristina Kirchner, figure de la gauche péroniste, ouvrant une hypothèque sur son avenir politique, à un peu plus d'un an d'élections générales.
L'ex-cheffe de l'Etat (de 2007 à 2015) Cristina Kirchner, 69 ans, était jugée dans ce procès en distanciel - et en son absence - pour association illicite et administration frauduleuse aggravées, une affaire d'attribution de marchés publics dans son fief de la province de Santa Cruz, en Patagonie (sud), durant ses deux mandats présidentiels.
Vice-présidente et présidente du Sénat depuis 2019, elle bénéficie à ce stade d'une immunité parlementaire, que seule la Cour suprême pourrait lever si elle venait à confirmer une éventuelle condamnation. Faute de quoi, elle pourrait se présenter aux élections législatives et présidentielle de fin 2023, même si elle n'a à ce jour pas laissé filtrer ses intentions.
Après les réquisitions viendront début septembre les plaidoiries de la défense, dans cette procédure ouverte en 2019, mais qui avait été suspendue par la pandémie de Covid-19. Elles devraient s'étirer sur plusieurs mois et le jugement ne devrait être rendu que vers la fin 2022.
Mais, signe de l'impact de Cristina Kirchner, aussi populaire à gauche que clivante,
Des rassemblements spontanés de plusieurs centaines d'opposants et de partisans de la responsable politique se sont produits lundi soir aux abords de son domicile à Buenos Aires, produisant des bousculades et poussant un épais cordon policier à faire usage de sprays lacrymogènes, a constaté l'AFP.
- "Irrégularités systématiques" -
Dans son réquisitoire, le procureur Diego Luciani a dénoncé "un authentique système de corruption institutionnel", "probablement la plus grande opération de corruption qu'ait connue le pays".
L'autre représentant du ministère public, Sergio Mola, a évoqué "des irrégularités systématiques dans 51 appels d'offres sur 12 ans".
Des peines de deux à douze ans de prison ont été requises contre les 12 co-accusés, notamment 12 ans contre un entrepreneur du bâtiment, Lorenzo Baez, déjà condamné l'an dernier à 12 ans de prison dans une affaire distincte d'évasion de capitaux vers des paradis fiscaux.
L'accusation a estimé les pertes causées à l'Etat à 5,2 milliards de pesos (38 millions de dollars au change officiel).
A maintes reprises, Cristina Kirchner, qui nie les faits reprochés, a dénoncé une persécution politique par une justice selon elle instrumentalisée par l'opposition de droite. Opposition et gouvernement en Argentine se renvoient régulièrement l'accusation de "guerre judiciaire" et d'instrumentalisation de la justice.
Dans un tweet lundi soir, Mme Kirchner a accusé les procureurs d'avoir "bâti leur accusation sur des questions qui n'avaient jamais été soulevées" dans l'acte initial. Elle a dénoncé un "peloton d'exécution médiatico-judiciaire", auquel elle a dit qu'elle répondrait sur le fond mardi via les réseaux sociaux, après s'être vu refuser lundi le droit à une déposition additionnelle, "violation des principes de défense".
- Le président à la rescousse -
Le président Alberto Fernandez (centre-gauche) a dans un communiqué condamné la "persécution juridique et médiatique contre la vice-présidente", et estimé "qu'aucun des actes imputés (...) n'a été prouvé".
Icône de la gauche péroniste, populiste pour ses détracteurs, Mme Kirchner a été mise en cause ces dernières années dans une dizaine de procédures distinctes, entre pots-de-vin, blanchiment de fonds, préjudice spéculatif occasionné à l'Etat ou entrave à la justice. Elle a bénéficié de non-lieux, deux encore fin 2021, mais cinq procédures restent en cours.
La probabilité d'une condamnation de Mme Kirchner a donné lieu ces derniers jours à des appels à la mobilisation émanant de politiciens, de mouvements péronistes, certains promettant "le bordel" si l'on touchait à la vice-présidente. Ces appels pourraient annoncer des manifestations tendues, en plus de celles qui chaque semaine à Buenos Aires protestent contre le coût de la vie et l'inflation (71% sur un an).
La semaine dernière, une figure emblématique, quoique controversée, la cofondatrice du mouvement des Mères (des disparus) de la Place de Mai, Hebe de Bonafini, avait ainsi appelé a un "soulèvement populaire" pour "empêcher que vice-présidente aille en prison".
En parallèle, une pétition signée par plus de 500 maires a dénoncé un procès visant à "bannir" Mme Kirchner de la politique d'Argentine, où elle reste un poids lourd à gauche, et une figure incontournable en vue des élections générales de 2023.
J.Bergmann--BTB