-
Niger: échanges de tirs à Niamey, le signal de la TV publique coupé
-
Quatre Français portés disparus après les inondations au Népal et au Tibet
-
Les funérailles de Mathilde Favier et Nicolas Altmayer prévues le 31 août
-
Vaimalama Chaves annonce une nouvelle relation depuis la Polynésie française
-
L’horoscope du 29 août désigne le Sagittaire comme le signe le plus favorisé
-
Jean-Jacques Goldman ne participera pas aux concerts parisiens de Céline Dion
-
L’horoscope du 29 août invite le Cancer à poser de nouvelles limites
-
Manon Ardisson publie un premier roman inspiré du haras familial en Normandie
-
Le château d’Esclignac des frères Bogdanoff reste menacé d’effondrement
-
Prince, Paris et Bigi Jackson suivent des trajectoires distinctes après la mort de leur père
-
Épilation laser : comprendre et traiter la repousse paradoxale
-
Karima Charni remporte Le Grand Concours spécial rentrée sur TF1
-
Les proches de Dolly Parton réunis en petit comité dans un cimetière de Nashville
-
Donald Trump multiplie les initiatives médiatiques à trois mois des élections de mi-mandat
-
Changer l’eau des fleurs de Jean-Pierre Jeunet séduit le festival d’Angoulême
-
Raphaël Glucksmann affronte l’appareil socialiste dans la primaire présidentielle
-
Fitch maintient la dette souveraine de la France à A+ avec perspective stable
-
Le Hezbollah rejette l’accord-cadre entre le Liban et Israël et refuse son désarmement
-
Pierre Lucbert dément une rumeur sur sa santé et son départ de N’oubliez pas les paroles
-
Fabien Lecoeuvre décrit la complicité entre Cyril Hanouna et Shana Loustau
-
Crue dans l'Himalaya: plus de 600 morts, les secours à la recherche de milliers de disparus
-
Philippe Bouvard : sa dernière interview filmée dévoile son regard lucide sur la vie et l'amour
-
Hasan Piker, l'influenceur de gauche devenu radioactif pour les démocrates américains
-
Népal: humanitaire, sanitaire, énergétique... les défis après la crue dévastatrice
-
La Birmanie déchirée par la guerre communie autour des "épouses des esprits"
-
Malgré ses cadeaux fiscaux, Trump ne fait pas recette à Las Vegas
-
Dans les Corbières, un an après le mégafeu, des troupeaux face aux incendies
-
Dédiée aux enfants, la console Nex Playground vise l'Europe malgré les débats sur les temps d'écran
-
Posséder un restaurant à Cuba : une activité pour les courageux
-
A Sao Tomé-et-Principe, préserver les "roças", vestiges fragiles du passé colonial
-
Niger: des échanges de tirs se poursuivent à Niamey
-
Inondations au Népal : La France face au risque de rupture glaciaire
-
Guide : Comment choisir un legging qui sculpte le corps et galbe les fesses
-
Hojicha : bienfaits nutritionnels, caféine et conseils de consommation
-
Dr Jean-Baptiste Perney : L'IA e-sensia au service des urgences
-
Graffeo Coffee transforme une Ferrari 308 GTS en machine à espresso roulante
-
Crue dans l'Himalaya: au moins 633 morts, les recherches de disparus continuent
-
Crue dans l'Himalaya: au moins 623 morts, les recherches de disparus continuent
-
La Norvège, en deuil, entre dans une nouvelle ère sous Haakon VIII
-
Crue dans l'Himalaya: recherches de disparus et évacuations continuent
-
Les Islandais votent sur une reprise des négociations d'adhésion à l'UE
-
Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"
-
Les disparus dans les crues dévastatrices au Népal et en Chine
-
Ferveur et batailles acharnées au départ de l'UTMB
-
Ligue 1: Paris miraculé mais toujours au ralenti à Lille
-
Italie: Gonçalo Ramos libère l'AC Milan
-
Les marchés mondiaux digèrent le discours du patron de la Fed, plus ferme qu'attendu
-
Allemagne: le Bayern corrige Stuttgart (5-1) et garde ses bonnes habitudes en ouverture
-
Wall Street clôture en baisse après les avertissements de Warsh sur l'inflation
-
Crue dans l'Himalaya : près de 2.500 personnes portées disparues, les secours à pied d'oeuvre
Dans les Corbières, un an après le mégafeu, des troupeaux face aux incendies
"Est-ce que les animaux sont juste des tondeuses ?" Un an après les incendies qui ont traversé 17.000 hectares dans les Corbières, le pastoralisme est mis en avant comme outil de prévention des feux, mais les éleveurs soulignent que ce n'est ni une solution miracle ni leur mission.
Pour les agriculteurs pastoraux du massif, "le stress de l'incendie, ce n'est pas de se demander +si+ mais quand ça va arriver" à nouveau, résume pour l'AFP Lennert Vandenbroeck, éleveur de cochons et de brebis à Salza.
Dans son exploitation, les animaux vivent dans la nature et mangent ce qu'ils trouvent.
Plusieurs publications récentes soulignent le rôle positif du pastoralisme, dont c'est l'année internationale proclamée par l'ONU, pour lutter contre les incendies.
C'est un des leviers du plan de reconstruction Corbières 2030, présenté début août.
Le document souligne que le pâturage permet de créer des coupures naturelles contre le feu et d'entretenir les forêts.
A Cucugnan, les brebis et les chèvres de Frédéric Bichon pâturent dans les hauteurs du village, dans la garrigue. Au menu du jour : buissons, lavande ou thym.
"Contre les incendies, l'élevage est un des meilleurs outils", assure l'éleveur, qui a vu les feux cerner sa ferme ces dernières années.
- Complexité -
Emmanuelle Bernier, installée à Fontjoncouse, se trouvait au coeur de l'"ogre" en août 2025. De son ancienne maison, ne reste qu'un poêle dans les gravats. Ses brebis pâturent ailleurs car la terre calcinée de l'exploitation ne peut plus les nourrir.
"Les zones pâturées constituent un vrai pare-feu", pense-t-elle aussi. Mais ce n'est pas la panacée.
"Si je dois mettre mon troupeau (à contribution) pour l'entretien du milieu, avec des objectifs de pâturage, je ne pourrai plus continuer à faire des agneaux", explique Frédéric Bichon.
"Est-ce que les animaux sont juste des tondeuses ? Dans ce cas-là, il doit y avoir des aides financières pour compenser le fait qu'ils ne mangent que de la broussaille et qu'il n'y a pas autant de viande ou de lait à valoriser", estime-t-il.
Pour Lennert Vandenbroeck, installé dans les Hautes-Corbières avec sa compagne Zoé Lejeune, l'équation est "complexe".
"Si tu veux bien protéger contre l'incendie, il faut raser les parcelles." Or "on engraisse nos animaux à l'herbe, les agneaux ont besoin de bouger très régulièrement pour trouver la meilleure chose à manger, explique-t-il. Mais ça fait que l'herbe, à plein d'endroits, reste assez haute".
Pour leurs parcours, les éleveurs doivent s'entendre avec de multiples propriétaires, privés ou publics, et déclarer chaque jour sur quelle parcelle les animaux se trouvent.
- "Ca fait sens" -
Frédéric Bichon, lui, collabore avec un viticulteur : ses brebis pâturent dans son vignoble, qu'elles nettoient. En échange, le cultivateur fait pousser les graines et la luzerne qu'elles mangent parfois.
"Ca fait sens. Pourtant, ce genre de pratiques ne sont pas reconnues".
En revanche, "on va dépenser des millions d'euros pour refaire des pistes DFCI" (défense des forêts contre l'incendie), alors que les anciennes "sont de nouveau embroussaillés", pointe Etienne Ouvrard, éleveur de brebis à La Roque-de-Fa.
C'est une des causes de la propagation très rapide du feu l'été dernier.
Certains "pensent qu'on peut faire pâturer des animaux" n'importe où, rapporte Lennert Vandenbroeck, mais ce n'est "pas si évident". Si plusieurs troupeaux ou espèces se côtoient, il y a un risque de propagation de maladies comme la gale.
"Personne ne connaît très bien le métier d'éleveur pastoral, qui est très technique", souligne Marie-Odile Nozières-Petit, chercheuse à l'Inrae (Institut national pour la recherche en agriculture, alimentation et environnement).
La réflexion est également menée dans d'autres régions, comme dans le parc des volcans d'Auvergne, où 115.000 bêtes paissent de juin à octobre en estive. "En gardant des milieux ouverts" (landes, prairies), "si on a un feu de forêt, il va avoir moins de capacité à sauter d'un endroit à l'autre parce qu'il y a moins de hauteur de végétation", explique Elodie Mardiné, chargée de mission pour le parc.
En France, le pastoralisme concerne 35.000 exploitations et couvre 5,4 millions d'hectares, selon un rapport de la commission des affaires économiques du Sénat en juin. Il représente 18% des élevages et 22% des animaux élevés.
M.Ouellet--BTB