-
Sur l'internet pakistanais, 1,5 million d'enfants victimes de violences sexuelles
-
Collection Haupt : ce que l'argent révèle sur nous, les êtres humains
-
Gironde: après la "guerre du feu", l'urgente réparation des engins anti-incendie
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture, portées par la baisse du pétrole
-
En Syrie, une bibliothèque de textes islamistes cachée sous Assad sort de l'ombre
-
L'Indonésie peine à maîtriser des incendies qui noient toute la région dans la fumée
-
Trois blessés dans une explosion de mine dans la Zone démilitarisée en Corée
-
En Colombie, un village touristique menacé par le feu dans les Andes
-
Syrie: des explosions sur un site militaire près d'Alep font quatre blessés
-
Bornéo: la femme qui murmurait à l'oreille des éléphants
-
Russie: le parti de Poutine largement en tête des législatives marquées par des attaques ukrainiennes
-
Les Etats-Unis ont discuté avec la Chine d'un "mécanisme" de dialogue sur l'IA
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: le texte entre dans le vif des débats
-
Carburants : l'exécutif sur tous les fronts
-
Après de cinglantes défaites électorales, le chancelier Merz au défi de se relancer
-
Face à Trump, Macron et Carney veulent un rapprochement "profond" de leurs deux pays
-
Ligue 1: même moyen, le Paris SG trop fort pour l'OM
-
Mondiaux de cyclisme: Evenepoel puissance 4, Seixas en bronze sur le chrono
-
Face à Trump, Macron et Carney plaident pour un "rapprochement profond" de leurs pays
-
Washington craint "une escalade" au Moyen-Orient après une attaque des Houthis sur Ryad
-
Elif Eralp, l'anti-AfD et voix des mal-logés à la porte de la mairie de Berlin
-
Au Maroc, le désenchantement de la jeunesse à l'épreuve des législatives
-
Espagne: le Real Madrid, surclassé par l'Atlético, laisse filer le Barça
-
Angleterre: thriller haletant pour Manchester City, retour gagnant pour Iraola
-
Macron et Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon avec un "message fort" pour Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Marlen Reusser, reine du chrono pour ses 35 ans
-
La France s'apprête à entrer dans l'automne avec un temps sec et chaud, selon Météo-France
-
Fumées dans le nord de Quito au quatrième jour d'un feu de forêt
-
Un colon tué en Cisjordanie, l'auteur présumé arrêté
-
La Corée du Nord tire deux missiles dans la mer du Japon
-
Droits télé: le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé en France par une enquête pour prise illégale d'intérêts
-
Le surfeur Kauli Vaast veut "défendre" son titre aux JO de Los Angeles
-
En Californie, l'équipe de France de surf prend la vague des JO-2028
-
La Corée du Nord tire deux projectiles dans la mer du Japon
-
Turquie: avec la répression anti LGBT+, "Erdogan lance la campagne présidentielle" (militant)
-
Aux Philippines, l'angoisse d'une tribu face à un projet IA américain
-
L'Etat accorde un prêt de 2 millions d'euros à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens
-
Allemagne: des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
La Russie subit une attaque de drones ukrainiens massive au dernier jour des législatives
-
Sécurité XXL, cadeaux et traditions: dans les coulisses d'un voyage du pape
Tuer les kangourous pour leur épargner la famine
Les kangourous d'Australie pourraient mourir de faim par millions si l'explosion actuelle de leur population n'est pas maîtrisée, avertissent spécialistes de la faune et organisations écologistes, dont certaines préconisent même un abattage massif des marsupiaux.
Symbole de l'Australie, le kangourou pose un problème environnemental majeur au gigantesque pays en raison de son cycle de reproduction en dents de scie: leur nombre peut atteindre des dizaines de millions lorsque le fourrage est abondant après une bonne saison des pluies. Mais des hécatombes massives peuvent aussi les décimer quand la nourriture vient à manquer.
"Lors de la dernière sécheresse, nous avons estimé que 80% à 90% des kangourous sont morts dans certaines zones", explique à l'AFP l'écologiste Katherine Moseby.
"Ils entrent dans les toilettes publiques et mangent le papier hygiénique. Ou bien ils restent couchés sur les routes, affamés, pendant que leurs petits essaient de se nourrir", poursuit-elle.
Selon Mme Moseby, abattre les kangourous -et les destiner à la boucherie et à la maroquinerie- serait à la fois une façon charitable de leur épargner d'atroces souffrances, et un moyen de contrôler leur population.
"Cela permet de limiter le nombre d'animaux pour qu'en cas de sécheresse, il n'y ait pas de problèmes de bien-être", affirme Mme Moseby. "Si nous les considérions comme une ressource et que nous les gérions de cette manière, nous n'aurions pas les décès catastrophiques que nous connaissons".
Le gouvernement australien protège le kangourou, mais les espèces les plus répandues ne sont pas en danger d'extinction. Ce qui signifie qu'elles peuvent être chassées, moyennant autorisation, sur la majeure partie du territoire.
Chaque année, jusqu'à cinq millions de kangourous sont abattus pour leur viande ou leur cuir. Et selon Dennis King, de l'Association de l'industrie du kangourou d'Australie, le pays est à l'orée d'un boom démographique de l'animal.
"Après trois ans de La Niña sur la côte Est, c'est le scénario de croissance parfait pour les kangourous pour les deux prochaines années", prédit-il, en référence au phénomène atmosphérique qui a généré de fortes précipitations en Australie. "Le cycle de reproduction s'accélère", note M. King.
Selon ses estimations, la population de kangourous en Australie est tombée sous les 30 millions après les terribles sécheresses du début des années 2000, mais elle a depuis rebondi et pourrait bientôt dépasser les 60 millions.
- Massacre -
Des organisations de défense des animaux dénoncent l'abattage commercial comme un "massacre cruel" et ont fait pression sur les grandes marques de vêtements sportifs mondiales, comme Nike ou Puma, pour qu'elles renoncent à utiliser le cuir de kangourou dans leurs produits.
"Nike s'est séparé de son seul fournisseur de cuir de kangourou en 2021 et cessera de fabriquer tout produit avec du cuir de kangourou en 2023", a déclaré une porte-parole de l'entreprise en mars.
Dans l'Etat américain de l'Oregon (nord-ouest), où Nike a été fondé, des élus ont déposé début 2023 un projet de loi visant à interdire l'utilisation de "toute partie de kangourou mort".
"Ces animaux endémiques sont massacrés à des fins de profit commercial", a dénoncé l'organisation Animals Australia.
Mais les campagnes pour mettre fin à cette industrie, quoique bien intentionnées, sont trompeuses, avertit George Wilson, un des grands spécialistes de la gestion de la population de kangourous.
"Ils disent que ce n'est pas éthique. Mais ce n'est pas éthique de les laisser mourir de faim", dit-il à l'AFP. "Ce qui serait cruel, ce serait de ne rien faire", ajoute-t-il.
Un avis partagé par Mme Moseby. "Arrêter de tuer les kangourous pour leur cuir ou leur viande n'apportera aucun bénéfice", affirme-t-elle. "Cela va encore aggraver les choses".
O.Krause--BTB