-
Foot: Ousmane Dembélé sur la route d'un second Ballon d'Or
-
Autour de la capitale de l'Inde, l'avenir menacé du rempart des monts Aravallis
-
Liban: Israël s'empare de la forteresse emblématique de Beaufort, étend son offensive dans le sud
-
Des neurones prennent les commandes du jeu "Doom" dans un laboratoire australien
-
Au Cachemire, vivre à quelques mètres de ses proches, mais hors de portée
-
Courtisés de toutes parts, les créateurs de contenu se préparent à peser sur la présidentielle
-
Indonésie: 20 ans plus tard, le volcan déverse encore sa boue
-
A Hong Kong, les autorités veulent desserrer l'emprise des machines a pince
-
Israël annonce étendre son offensive au Liban
-
A Malte, début du dépouillement des bulletins aux élections législatives
-
NBA: Wembanyama et les Spurs en finale face aux Knicks après un exploit en Oklahoma
-
Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire
-
Les héros du PSG de retour pour fêter leur doublé en Ligue des champions
-
Présidentielle en Colombie: la gauche sortante défiée par une droite offensive sur la sécurité
-
Trump veut se produire en meeting à la place de musiciens pour l'anniversaire des Etats-Unis
-
Ligue des champions: tensions dans Paris, plus de 200 interpellations
-
Ligue des champions: 20.000 personnes sur les Champs, tensions près du Parc des Princes
-
Ligue des champions: 20.000 personnes sur les Champs, la tension monte d'un cran à Paris
-
Roland-Garros: Kouame sort par la grande porte
-
Ligue des champions: Dembélé, Kvara, Safonov... les hommes du second sacre du PSG
-
Ligue des champions: le PSG décroche une deuxième étoile au bout du suspense
-
Choose France: le japonais SoftBank annonce un investissement record de 75 milliards d'euros lié à l'IA
-
Foot: le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale
-
Beyrouth accuse Israël de mener une "politique de la terre brûlée" au Liban, de nouveau frappé par l'armée israélienne
-
Hantavirus : dûment désinfecté, le Hondius peut repartir en croisière
-
Roland-Garros: le huitième de finale contre Chwalinska, "une belle occasion" pour Parry
-
Roland-Garros: Parry terrasse Anisimova, choc Osaka-Sabalenka en huitièmes
-
Ligue des champions: "Des centaines de milliers de personnes" attendues dans les rues de Paris
-
MotoGP: Raul Fernandez se joue des favoris au Mugello
-
Roland-Garros: la Française Diane Parry (92e) élimine la 6e mondiale Amanda Anisimova au 3e tour
-
Tour d'Italie: Vingegaard rose bonbon
-
Présidentielle: en meeting, Attal vante sa "force d'agir" et expose sa "promesse française"
-
Top 14: Toulouse en demi, le Stade français qualifié, La Rochelle de retour dans le top 6
-
Top 14: Toulouse assure sa première place et sa qualification en demi-finale en dominant Lyon 39-31
-
Une baleine échouée sur une plage de l'Ile de ré
-
Les Maltais votent sur fond de crise au Moyen-Orient
-
Liban: nouvelles frappes de l'armée israélienne, qui progresse en profondeur
-
Le climat se réchauffe, les Français achètent toujours plus de piscines
-
Orages à venir après la première vague de chaleur d'une année qui risque d'en connaître d'autres
-
Roland-Garros: Osaka s'offre un premier huitième de finale à Paris
-
Foot: Liverpool se sépare de l'entraîneur Arne Slot après une seconde saison décevante
-
Présidentielle: Tondelier dévoile ses mesures pour la santé environnementale
-
Le Premier ministre maltais en lice pour sa réélection sur fond de crise au Moyen-Orient
-
Ebola: le patron de l'OMS est arrivé en Ituri, épicentre de l'épidémie en RDC
-
Ligue des champions: le PSG à une marche d'un légendaire doublé contre Arsenal
-
Mort d'Edgar Morin, monument centenaire de la vie intellectuelle française
-
En Hongrie, les médias réapprennent l'indépendance
-
Liban: nouveaux ordres d'évacuation, l'armée israélienne progresse en profondeur
-
Les grandes dates d'Edgar Morin
-
Les studios hollywoodiens et les acteurs trouvent un terrain d'entente sur l'IA
Mayotte: sur la piste des dugongs, mammifères mythiques en danger d'extinction
À la barre de son bateau au nord de Mayotte, El Assad Makine se souvient de la seule fois où il a croisé un dugong, ce gros mammifère marin herbivore si rare dans le lagon mahorais qu'il en est devenu une figure presque légendaire.
"C'était une journée normale. J'étais à l'îlot M'tsamboro", raconte le prestataire nautique, connu sous le nom de Giggs. Peu après le déjeuner, des enfants disent avoir vu un "dauphin bizarre" ressemblant à un phoque.
"Là, j'ai tout de suite su qu'ils parlaient du dugong", poursuit-il. Ni une ni deux, il fait voler son drone pour immortaliser le spectacle: une mère et son petit nageant dans les eaux turquoises du lagon, l'un des plus vastes et des plus préservés de l'océan Indien.
Pour El Assad Makine, avoir vu cet "animal mythique" est "un accomplissement". Peu de personnes peuvent se vanter d'avoir aperçu ce cousin du lamantin, parfois surnommé vache marine.
Silhouette fuselée, peau gris ardoise, queue fendue comme celle d'une baleine, le dugong peut atteindre trois à quatre mètres et peser plusieurs centaines de kilos. Brouteur paisible, il engloutit chaque jour des dizaines de kilos d'herbes marines.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe parmi les espèces vulnérables, et considère "en danger" la sous-population résidant dans le sud-ouest de l'océan Indien.
À Mayotte, on ne compte que six individus, alors qu'ils étaient estimés à plus d'une centaine avant les années 1970, selon David Lorieux, coordinateur scientifique pour l'association de protection des mammifères marins Ceta'Maore.
Pendant trente ans, la pêche a presque décimé l'espèce, jusqu'à sa protection en 1995. "La population stagne à moins de dix depuis les années 2000. La sonnette d'alarme a été tirée trop tard pour qu'elle puisse recroître", les femelles ne pouvant mettre au monde un petit qu'à partir de 10 ans, puis tous les quatre à sept ans, déplore M. Lorieux.
Avec les risques persistants de prise accidentelle et la dégradation des herbiers qui le nourrissent, la préservation du dugong est primordiale pour éviter son extinction dans le 101e département de France.
- Traquer l'ADN dans l'eau -
À bord du bateau de Giggs, Auriane Serval, chargée de projet pour la conservation des dugongs au sein de l'association Les Naturalistes, se prépare à plonger. Cinq jours plus tôt, une douzaine de capteurs filtrants ont été placés dans le nord du lagon, dans l'espoir de détecter l'animal.
"Les espèces perdent de l'ADN avec la desquamation (perte des cellules de la peau, ndlr). En analysant en laboratoire cet ADN en suspension, on peut déterminer si un dugong est passé récemment", explique la biologiste marine.
Sous l'eau, elle récupère les capsules au niveau des coraux, avant que son équipe ne conditionne les échantillons sur le pont. Cette méthode dite "passive" n'est pas la seule employée.
Pour la première fois à Mayotte, un protocole de filtration "active" est aussi utilisé. "On a une pompe au bout de laquelle on met un filtre avec une membrane, à laquelle va adhérer l'ADN", détaille Mme Serval en installant le matériel.
Pendant quarante minutes, le bateau avance lentement sur trois kilomètres pour pomper 60 litres d'eau. "Avec ces deux méthodes, on a des informations différentes: une sur cinq jours, et l'autre instantanée", justifie la scientifique.
Objectif de cette mission lancée en avril: déterminer quand les dugongs sont présents, et à quels endroits. "Cela nous permet ensuite de faire un effort de conservation sur des zones cibles", ajoute-t-elle.
Les associations espèrent qu'en préservant les individus restants et leur habitat, la population pourra un jour recroître, peut-être aidée par quelques migrations régionales. Animal plutôt sédentaire, fidèle à ses prairies sous-marines, le dugong est capable de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre de nouveaux herbiers ou des eaux plus chaudes.
En attendant, la sensibilisation reste nécessaire, selon David Lorieux. "Les gens pensent qu'il n'y en a déjà plus, ou que le dugong est déjà condamné. Or il y a des observations, il faut le protéger, ce ne sont pas que des légendes", conclut-il.
D.Schneider--BTB