-
Après sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire s'installe à l'Hôtel de ville
-
Des foules de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Plusieurs millions de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, La Rochelle replonge, Toulon s'enfonce
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry couronnent leur saison avec l'or mondial
-
Tennis: après Indian Wells, Sabalenka titrée à Miami en battant Gauff en finale
-
Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient
-
Des milliers de rassemblements à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Cuba: deux voiliers d’aide humanitaire arrivent à La Havane après une perte de contact
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, Toulon s'enfonce
-
Foot: le Sénégal, déchu de son titre, exhibe le trophée de la CAN et bat le Pérou
-
Trois journalistes libanais, dont un de la chaîne du Hezbollah, tués par une frappe israélienne
-
A Londres, des dizaines de milliers de manifestants contre l'extrême droite
-
Air France tourne une page de son histoire en quittant Orly
-
Mondiaux de patinage: Ilia Malinin sacré pour la troisième fois de suite, Adam Siao Him Fa 5e
-
Voile: Guirec Soudée, skipper le plus rapide contre vents et courants dominants
-
Un attentat à l'explosif devant la Bank of America déjoué à Paris
-
Au pied des terrils, les vestiges industriels de Charleroi attirent les fans d'"urbex"
-
Top 14: Toulouse s'adjuge le choc face à un Montpellier bis
-
Foot: le Sénégal, bien que déchu de son titre, présente le trophée de la CAN-2025 au Stade de France
-
Etats-Unis: nouvelle vague de manifestations contre Donald Trump, la troisième en moins d’un an
-
Des frappes russes font quatre morts en Ukraine, un enfant tué en Russie, selon les autorités
-
Attentat déjoué à Paris devant la Bank of America
-
Au Liban, un demi-million d'élèves privés d'école à cause de la guerre et des déplacements forcés
-
Poison ou remède? Des collégiens domestiquent l'intelligence artificielle
-
Vers une possible reconduction du moratoire sur les taxes numériques à l'OMC
-
A une semaine de Pâques, Nestlé se fait voler douze tonnes de barres KitKat
-
Grèce : 22 migrants morts et 26 rescapés après six jours d'errance en mer
-
A Fresnes, mairie saccagée et vitrines brisées avant l'installation du nouveau maire
-
CNews: des parlementaires saisissent l'Arcom pour des propos sur le maire de Saint-Denis
-
Zelensky affirme que l'Ukraine et les Émirats arabes unis sont "convenus de coopérer" en matière de défense
-
Grèce: 22 migrants morts après six jours d'errance en mer
-
Les bateaux d'aide humanitaire vers Cuba localisés, les équipages "sains et saufs"
-
La méningite tue plus de 250.000 personnes par an dans le monde, selon une étude
-
Foot: l'équipe d'Iran rend hommage aux victimes d'une frappe sur une école attribuée aux Etats-Unis
-
Plus de 800 kilos d'écailles de pangolins saisis à Singapour
-
Les Houthis s'engagent dans la guerre au Moyen-Orient en visant Israël
-
Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle
-
Depuis Monaco, le pape Léon XIV dénonce les "abîmes entre pauvres et riches"
-
Le porte-avions américain USS Gerald Ford en Croatie pour des opérations de maintenance
-
Hausse des prix des carburants: manifestation de routiers sur l'A7
-
NBA: OKC rebondit, 41 points pour Doncic
-
Le pape Léon XIV débute son voyage éclair à Monaco avec le prince Albert II
-
F1: dominatrices, les Mercedes d'Antonelli et de Russell partiront en première ligne au Japon
-
Indonésie: 70 millions d'enfants privés de réseaux sociaux
-
Pour la troisième fois en moins d'un an, l'Amérique appelée à manifester contre Trump
-
Monaco accueille le pape Léon XIV pour un voyage éclair et surprenant
-
La guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, Washington espère la finir sous deux semaines
-
Népal: l'ex-Premier ministre arrêté après la répression meurtrière de manifestations
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demie contre Lehecka, qui a rendez-vous avec Sinner en finale
Biathlon: Martin Fourcade en homme de scène pour un "jubilé" avec les Français
Après une carrière bardée de titres, c'était son "unique regret": avoir dû tirer sa révérence à huis clos, en pleine émergence du Covid, en 2020. Bientôt, sur la base d'un projet original, Martin Fourcade va enfin pouvoir vivre son "jubilé", en montant sur scène à travers la France.
Kontiolahti, Finlande, 14 mars 2020. Après cinq titres olympiques et 11 sacres mondiaux en individuel, l'un des plus grands biathlètes de l'histoire termine sur une ultime victoire en poursuite... devant des tribunes vides. Le monde s'apprête alors à se confiner des mois durant face à la propagation du Covid-19.
Fourcade, lui, va mûrir un projet de spectacle sur son parcours de sportif de haut niveau. Intitulé "hors piste", d'une durée d'une heure quinze, le Catalan le présentera à partir de l'automne dans une dizaine de villes (17 dates au total), dont Perpignan, "où tout a commencé".
"Il me manquait quelque chose d'humain dans l'au-revoir que j'avais pu faire", explique à l'AFP celui qui occupe aujourd'hui les fonctions de président de la commission des athlètes des Jeux de Paris-2024 et qui est membre de celle du Comité international olympique (CIO).
QUESTION: D'où provient cette idée originale?
REPONSE: "C'est une envie qui est née pendant la phase du Covid. Je me suis rendu compte qu'il me manquait quelque chose d'humain dans l'au-revoir que j'avais pu faire au biathlon (...), ce qu'on appelle en sport de haut niveau un jubilé. Je me suis très vite rendu compte qu'un spectacle pouvait remplir toutes les cases, à travers une tournée en France, ce contact direct avec le public, des émotions que j'avais envie de partager, avec une prise de risque aussi".
Q: L'effet de surprise est réel, avez-vous cherché à le ménager?
R: "J'avais besoin de m'approprier le projet, de garder ça un peu confidentiel dans les premiers mois pour pouvoir avancer en toute sérénité dans sa construction. J'ai, par contre, au fil des années, beaucoup parlé de fin de carrière, ce qu'on appelle +la petite mort+ dans le jargon sportif. (...) En tout cas, en mon for intérieur, je peux dire que j'ai vraiment senti que le moment que j'avais choisi était le bon. Le seul regret avait été de ne pas pouvoir dire au revoir comme je l'imaginais".
Q: Avec ce spectacle, aurez-vous définitivement tourné la page?
R: "Oui, il y a ce ressenti. C'est une période de ma vie qui forcément me suivra jusqu'au bout, parce que c'est quelque chose de fort et que c'est une grande partie de mon identité (...). Mais c'est aussi quelque chose qui a pris fin sportivement il y a trois ans et qui doit trouver son point final et me permettre de passer à autre chose".
Q: Comment monte-t-on un tel spectacle quand on est novice?
R: "On se fait accompagner, comme en sport de haut niveau. En fait, il y a plein de parallèles. C'est à la fois des univers qui sont totalement différents dans les codes, sur la forme, mais qui, sur le fond, sont extrêmement proches, de la création du projet, où on va se poser, construire un calendrier de saison, à l'équipe qu'on construit... Jusqu'à ce trac de monter en scène sur une date bien précise. (...) J'ai constitué mon équipe un peu par morceaux. D'abord avec le co-auteur, Sébastien Deurdilly, qui travaille dans le monde de l'image, puis la production avec la scène nationale de Grenoble qui m'a présenté au metteur en scène Matthieu Cruciani. Au final, c'est un projet qui embarque une bonne vingtaine de personnes, dont une dizaine sur la partie tournée".
Q: Il y a plus de trac dans le dernier tir d'une course de biathlon ou à l'idée d'une première sur scène?
R: "Il y a plus de trac pour monter sur scène parce qu'aujourd'hui, je maîtrise moins l'univers. Quand j'arrivais sur un dernier tir de course, malgré la pression, j'avais ce bagage d'années de compétition et d'athlète qui me permettait d'avoir confiance. C'est tout l'enjeu des prochains mois de me construire par le travail cette sensation qui va permettre de transformer le trac de peur uniquement en trac de vigilance. Tout en sachant que la facilité, c'est quand même que je connais bien le personnage que je vais jouer...".
Q: Vous avez des fonctions au CIO et dans l'optique des Jeux. Vous gérez?
R: "J'ai devant moi un long tunnel qui prendra fin aux Jeux de Paris 2024. Je ne vais pas mentir, ça ne va pas être une année très reposante! Je pense que j'ai réussi (jusque-là) grâce à l'entourage que j'ai mis en place. Après, c'est quelque chose qui me plaît et il n'y a rien dans tout ça que je fais à contrecœur. C'est plutôt excitant".
Propos recueillis par Guillaume KLEIN
O.Bulka--BTB