-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
-
Laver Cup: l'Europe mène 7 à 5 après la deuxième journée
-
Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid
-
Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre
-
Top 14: Paris fait tomber le leader Lyon, Pau et Bayonne à l'affut
-
Mode à Milan: la créatrice Louise Trotter s'affirme chez Bottega Veneta
-
Porté par le succès populaire, le pape Léon XIV est arrivé à Lourdes
-
Triathlon: Cassandre Beaugrand, un 2e titre mondial au terme d'une année parfaite
-
Mondiaux de cyclisme: le couronnement de Demi Vollering
-
Women XV Global Series: les Bleues, solides et disciplinées, s'offrent le Canada
-
Après la messe géante à Paris, le pape Léon XIV arrive à Lourdes
-
"J'ai peur pour mes enfants": des marches pour le climat partout en France
-
Canaux qui débordent et routes submergées: graves inondations à Bangkok
-
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
-
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
-
Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Après la messe géante, le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, part pour Lourdes
-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
Le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, célèbre une messe géante à Paris
-
NBA: Stephen Curry prolonge avec les Golden State Warriors (club)
-
De l'Etoile à la Concorde, foule XXL pour une messe papale "marquante"
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique, deux leaders, un problème?
-
Athènes : six morts dans l'effondrement d'un immeuble d'un quartier touristique
-
Le prince Harry affirme que ses enfants sont "heureux" dans leur nouvelle école
-
Avant la messe géante, le pape Léon XIV acclamé par une marée humaine
-
Tennis: l'Ukraine terrasse l'Italie et s'offre sa première finale en BJK Cup
-
Foot: Zidane imprime sa marque mais perd gros avec Mbappé
-
Grèce : un deuxième corps retrouvé après l'effondrement d'un immeuble à Athènes
-
"Du bruit" et de la "joie" avant la messe du pape sur les Champs-Elysées
-
Aider à reconstruire son pays, la mission d'un survivant de la crue meurtrière au Népal
-
A Paris, les fidèles affluent avant la messe géante de Léon XIV
-
Top 14: de Camara à Delibes, le club des six Toulousains de Montpellier
-
OpenAI reconnaît que ses outils ont mis en ligne par erreur des images d'utilisateurs de ChatGPT
-
"Une fraternité pour toujours": Chapecoense rend hommage en Colombie aux victimes de la tragédie aérienne de 2016
-
L'Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, refus de Trump selon le WSJ
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape plaide pour "vivre ensemble dans la dignité"
-
Protection des mineurs: après Meta, TikTok accepte de limiter le temps d'écran des adolescents
-
Commerce: les Etats-Unis et la Chine se sont donné du temps, mais l'heure tourne
-
Le Guatemala cherche à assurer la survie d'un poisson "fossile"
-
Au Pérou, une statue géante du pape Léon XIV prend forme
-
Canaux qui débordent et routes submergées: inondations catastrophiques à Bangkok
-
Quand El Niño s'invite à la table des grands chefs
-
Foot: avec Putellas, les London City Lionesses veulent installer leur modèle 100% féminin
-
Afrique du Sud: couteau et bombe lacrymo, nouveaux accessoires de joggeuses inquiètes
Le Taj Mahal, joyau architectural de l'Inde, dans le viseur des fanatiques hindous
Trente ans après la destruction par des fanatiques hindous d'une mosquée séculaire à Ayodhya, qui avait engendré des émeutes interconfessionnelles sanglantes, les suprémacistes ciblent d'autres sites musulmans dont le Taj Mahal, joyau architectural et symbole de l'Inde aux yeux du monde.
Actuellement dans le collimateur des partisans de l'Hindutva (suprématie hindoue), la mosquée Gyanvapi, érigée au XVIIe siècle dans l'antique cité de Varanasi (ancienne Bénarès ou Kashi), dans l'Etat de l'Uttar Pradesh (nord), est la plus menacée.
La semaine dernière, selon des informations de presse, des fouilles ordonnées par un tribunal ont été conduites sur le site de la mosquée, et auraient mis au jour un "shiva linga", objet de forme phallique, "signe" du dieu Shiva pour ses adorateurs.
- Emeutes sanglantes -
Les musulmans ont déjà interdiction de pratiquer leurs ablutions rituelles habituelles là où la prétendue relique a été trouvée.
Ils craignent que ce lieu de culte islamique ne subisse le même sort que la mosquée Babri Masjid d'Ayodhya (Uttar Pradesh), bâtie au XVIe siècle.
Après la destruction de la mosquée en 1992, des émeutes interconfessionnelles, parmi les pires de l'histoire de l'Inde indépendante, avaient éclaté, et plus de 2.000 personnes, musulmanes pour la plupart, avaient péri.
Ces événements ont ébranlé les fondements laïques du pays et imposé le nationalisme hindou en force politique dominante, ouvrant la voie à l'élection de M. Modi en 2014 à la tête du pays, où vivent 200 millions de musulmans.
Depuis les années 1980, le BJP a soutenu avec grand zèle la construction d'un temple dédié au dieu Râma, avatar de Vishnou, sur le site même de la mosquée. M. Modi en a posé la première pierre en 2020.
Des extrémistes hindous se sont depuis tournés vers le Taj Mahal, bâti par les Moghols, qui ont régné sur une grande partie du sous-continent indien du XVIe au XIe siècle, et classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils s'agitent pour obtenir le droit d'y prier, arguant que le monument a été édifié sur le site d'un ancien sanctuaire dédié à Shiva.
Selon Sanjay Jat, porte-parole de l'Hindu Mahasabha, organisation radicale hindoue, le Taj Mahal a été construit à Agra (Uttar Pradesh) sur un temple dédié à Shiva "détruit par les envahisseurs moghols".
Le mausolée -- érigé entre 1631 et 1648 à l'initiative de l'empereur moghol Shah Jahan pour perpétuer le souvenir de sa défunte épouse Mumtaz Mahal -- est devenu le symbole universel de l'amour éternel, et la principale attraction touristique du pays, et des millions de visiteurs s'y pressent chaque année.
- "Nous détruirons le Taj" -
Que le Taj Mahal symbolise l'Inde aux yeux du monde entier a toujours enragé les suprémacistes hindous. Mais aujourd'hui ce ressentiment s'exprime au point d'en menacer ouvertement l'intégrité.
"Je continuerai à me battre pour cela jusqu'à ma mort. Nous respectons les tribunaux, mais si nécessaire, nous détruirons le Taj et prouverons l'existence d'un temple à cet endroit", affirme à l'AFP M. Jat, admettant de fait que la revendication n'est pas fondée.
Ce mois-ci, une requête d'un membre BJP a été déposée dans l'Uttar Pradesh afin de contraindre l'Agence archéologique indienne (ASI) à ouvrir vingt pièces du Taj qui, soi-disant, recèleraient des idoles hindoues. L'ASI a démenti l'existence de telles objets et le tribunal a sommairement rejeté la demande.
Audrey Truschke, professeure agrégée d'histoire de l'Asie du Sud à l'Université Rutgers (Etats-Unis), juge ces revendications "à peu près aussi raisonnables que de dire que la Terre est plate".
Aucune "théorie cohérente" sur le Taj Mahal n'est avancée, déclare à l'AFP l'experte, qui y voit plutôt l'expression d'"une fierté nationaliste furieuse et fragile qui ne permet à rien de non hindou d'être Indien et exige d'effacer l'apport musulman dans l'héritage indien".
Jeudi, un tribunal a accepté d'examiner l'une des nombreuses requêtes visant à détruire la mosquée Shahi Idgah à Mathura (Uttar Pradesh), où la police est depuis en état d'alerte.
Elle a été érigée par l'empereur moghol Aurangzeb après avoir conquis la ville et détruit ses temples en 1670, à côté un temple bâti ultérieurement sur le lieu de naissance du dieu Krishna, selon les hindous.
Ces revendications résultent d'une connaissance "très sommaire" de l'histoire indienne, explique l'historienne Rana Safvi, doublée d'un "sentiment de victimisation" alimenté par le flot de désinformation qui circule sur les réseaux sociaux.
G.Schulte--BTB