-
Cuba: face aux pénuries, le dilemme du tri des patients dans un hôpital pour enfants
-
Au tribunal de Strasbourg, le sort funeste d'un jeune lynx et d'une poule
-
Wall Street ouvre en baisse: Dow Jones -0,67%, Nasdaq -0,54%, S&P 500 -0,49%
-
Cocktails Molotov contre le centre culturel russe à Prague, la police tchèque enquête
-
Equipe de France: une attaque libérée
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils au Moyen-Orient à s'éloigner des Américains
-
Biathlon: Quentin Fillon Maillet, "toujours en forme", rêve des JO-2030 (à l'AFP)
-
Allemagne: le parlement adopte la réforme attendue de la prévoyance retraite privée
-
Insensible aux propos de Trump, l'Iran menace les civils au Moyen-Orient
-
Nouvel album et tournée, Gilbert Montagné se raconte toujours en musique
-
Indonésie: les moins de 16 ans disent adieu aux réseaux sociaux
-
A Chablis, nuit de lutte pour limiter les dégâts du gel sur les vignes
-
En Allemagne, un village converti aux renouvelables défie la crise énergétique
-
Promotion de cosmétiques auprès des adolescents: l'Italie enquête sur LVMH
-
La Bourse de Paris replonge dans le rouge
-
Indonésie: deux bébés tigres meurent d'un virus dans un zoo de Bandung
-
Déficit public de la France moins élevé en 2025, à réduire en 2026 "quoi qu'il arrive"
-
Au Vanuatu, une feuille sacrée pour protéger les forêts des pillages
-
À La Réunion, le téléphérique urbain séduit et s'apprête à prendre de l'altitude
-
Déficit public de la France: après une bonne surprise pour 2025, un gouvernement "ambitieux"
-
Caisse noire pour l'État, refuge pour les civils: la double vie des "cryptos" en Iran
-
Un 32e Sidaction pour raviver une lutte fragilisée
-
En Afrique du Sud, le mohair prospère dans le désert
-
Au Népal, le triomphe du populaire Balendra Shah
-
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
-
Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels de moins de 18 ans
-
Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée
-
Miami: Sabalenka remporte le choc contre Rybakina, affrontera Gauff en finale
-
Vance vs. Rubio: le duel émergent pour succéder à Trump
-
Australie: trois sites majeurs de production de GNL interrompus au passage d'un cyclone
-
NBA: les Knicks surpris par les Hornets
-
Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7
-
Droits voisins, aliments sucrés pour nourrissons: carton plein pour la journée MoDem à l'Assemblée
-
L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur
-
Mondial-2026: l'Italie franchit un premier obstacle, le Kosovo aussi
-
Mondial-2026/Barrages: l'Italie passe l'obstacle nord-irlandais et ira défier la Bosnie
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide placé en détention provisoire au Portugal
-
Foot: La France domine le Brésil et prend date en vue du Mondial
-
"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
-
Décès de Loana: M6 va diffuser la série "Culte" mardi lors d'une soirée spéciale
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa bien placé après le court
-
A Paris, départ du premier train de nuit Paris-Berlin European Sleeper
-
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
-
Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU
-
Népal: le futur Premier ministre salue sa victoire dans un clip de rap, appelle à l'unité
-
La Bourse de Paris rechute (-0,98%) après trois jours de reprise
-
Tour de Catalogne: Vernon gagne la 4e étape au sprint devant Godon, toujours leader
-
Un bébé singe doré est né au ZooParc de Beauval, une première hors d'Asie
-
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
-
Dans l'espace, les spermatozoïdes ont du mal à trouver leur chemin
Massacrés en Slovénie, la mémoire des "collabos" divise 80 ans après
Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, Blaza Cedilnik n'a aucun lieu de recueillement pour se rappeler son père, l'un des 15.000 "collabos" slovènes brutalement exécutés après-guerre et que Ljubljana ne veut pas honorer.
"C'est comme si on n'existait pas. Personne ne nous a demandé notre avis alors qu'on est les principaux concernés", déplore auprès de l'AFP l'octogénaire.
Elle était âgée de seulement deux ans quand les unités communistes du maréchal Tito alliées aux Occidentaux ont chassé les forces de l'Axe occupant la Yougoslavie, dont faisait partie la Slovénie.
Les miliciens de la Garde nationale, recrutés dans la population locale, ont alors tenté de fuir les représailles de la résistance et de rejoindre l'Autriche voisine. Mais après les avoir désarmés, les Britanniques présents dans le sud les ont repoussés.
Ces "domobranci", comme on appelait les supplétifs des nazis en Slovénie, ont été sommairement massacrés, un crime de guerre resté impuni et qui ne collait pas avec le glorieux récit des héros de la Libération.
Des 9.100 victimes à ce jour exhumées d'une centaine de fosses communes, il ne subsiste que des restes, que l'armée slovène a décidé le mois dernier de transférer temporairement dans un ossuaire, à une demi-heure de la capitale.
- Épuration massive -
Une décision qui a indigné Blaza Cedilnik, en cette année de commémoration du 80e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie.
"Cela m'a retourné l'estomac, de voir ces ossements transportés dans des sacs en plastique", déplore la descendante de l'ancien professeur, déclaré mort en 1950.
Comme Peter Susnik, qui parle au nom du collectif des familles, elle voudrait qu'ils soit déplacés à Ljubljana.
Un mémorial aurait "une valeur symbolique" et "viendrait rappeler qu'un crime a été commis", estime-t-il, alors que les corps avaient été jetés dans des mines ou grottes abandonnées, lieux parfois détruits à la dynamite pour dissimuler l'épuration massive.
Mais le maire Zoran Jankovic refuse d'ériger un "monument aux domobranci" pour honorer ceux qui étaient du mauvais côté de l'histoire et ont eux-mêmes souvent été bourreaux: l'occupation a causé la mort de quelque 30.000 civils et 28.000 résistants, d'après les estimations officielles.
Pour l'historien militant de la cause Mitja Ferenc, qui participe depuis plus de trois décennies à une commission spéciale destinée à faire la lumière sur ces événements, "il est surprenant" et "incompréhensible" qu'on en soit encore là 80 ans après.
"Les victimes de la violence communiste doivent être défendues", insiste-t-il. "Ljubljana est la capitale de tous les Slovènes" et elle doit à ce titre "porter tous les souvenirs".
- Pardon -
M. Ferenc avance le chiffre de 15.000 meurtres perpétrés entre mai 1945 et janvier 1946, ne représentant que les Slovènes.
En comptant les victimes serbes ou croates, tuées sur le territoire slovène pendant leur fuite, on parle de dizaines de milliers d'hommes.
La dernière découverte date de 2022 et le charnier comptait les cadavres de 3.450 soldats, très jeunes pour la plupart. C'est le plus grand à ce jour.
Selon l'historien, les prisonniers ont été détenus dans des camps avant leur liquidation, comme celui de Teharje, à 70 km de Ljubljana. C'est là qu'un co-détenu ayant réussi à s'échapper a vu le père de Blaza Cedilnik pour la dernière fois.
La chape de plomb de la dictature a imposé le silence sur ces crimes jusqu'à l'éclatement de la Yougoslavie et le premier président de la Slovénie démocratique a, dès 1990, demandé pardon.
Or on est encore loin de la "réconciliation", admet Milan Kucan, ajoutant ne pas douter de la "volonté des autorités", qui s'efforcent de "clore de manière digne et respectueuse ce chapitre tragique".
Blaza Cedilnik ne demande qu'une chose: pouvoir enfin faire son deuil. Et défend la mémoire de son père, Anton Rabuza, assurant qu'il avait été enrôlé de force dans cette milice.
C.Meier--BTB