-
Turquie: démis par la justice, le chef de l'opposition dénonce les manoevures du pouvoir
-
BP écarte son président en raison de "graves préoccupations" sur sa gouvernance
-
Une nouvelle journée caniculaire : "échapper à la chaleur"
-
Les marchés mondiaux partagés face aux incertitudes autour de la guerre au Moyen-Orient
-
Un car scolaire percuté par un train en Belgique, quatre morts dont deux enfants
-
Anxiété, idées suicidaires, violences sexuelles: enquête alarmante des étudiants en médecine
-
Les librairies Furet du Nord et Decitre demandent leur placement en redressement judiciaire
-
Liban: Israël appelle à évacuer la ville de Nabatiyé dans le sud
-
Procès libyen: Hortefeux se décrit en homme "physiquement debout" mais "moralement à terre"
-
Stellantis va investir un milliard d'euros pour la production de véhicules électriques à Mulhouse, annonce Macron
-
La "Luce" de Ferrari, un premier modèle électrique qui doit encore convaincre
-
Royaume-Uni: des médecins comparent les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes à ceux du tabagisme
-
Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations
-
Simon Le Baron va animer la matinale de la radio franceinfo
-
Drones: les ambitions de Taïwan pour un marché très disputé
-
Un festival suisse annonce le report sine die d'un concert du chanteur français Patrick Bruel
-
Arrivée à Séoul des corps de deux vétérans français de la guerre de Corée
-
Un temps délaissée, Grasse est redevenue le coeur battant de la parfumerie
-
Le fast-food défie la restauration traditionnelle sans la mettre KO
-
Macron reçoit "l'équipe de France" de l'électrification à l'Elysée
-
L'Europe de l'Ouest vit une nouvelle journée de chaleur
-
Prudence sur les marchés mondiaux après la frappe américaine contre l'Iran
-
Ferrari dévoile sa première voiture électrique
-
En Provence, un château millénaire transformé en parc d'attractions sème la discorde
-
Rubio tente de relancer le Quad sur fond de doutes quant à l'engagement américain
-
La Monnaie de Paris lance le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur
-
La Corée du Nord tire un missile balistique vers la mer Jaune, selon Séoul
-
Tollé autour d'une pub Starbucks en Corée du Sud: l'IA mise en cause, chute des ventes
-
Nutri-Score obligatoire: une pétition soutenue par l'Académie de médecine et 78 structures de santé
-
Play-offs NBA: les Knicks retrouvent la finale pour la première fois depuis 1999
-
La température monte encore mardi au lendemain d'un jour de mai historiquement chaud
-
Moscou appelle à quitter Kiev avant des frappes, Washington dit rester prêt à servir de médiateur
-
L'Europe de l'Ouest se prépare à une nouvelle journée de chaleur
-
Rubio tente de relancer le Quad en Inde, sur fond de doutes quant à l'engagement américain
-
Macron reçoit mardi la filière électrique à l'Elysée
-
La vague de chaleur se renforce mardi, avec un épisode caniculaire inédit dans l'ouest
-
Moscou appelle étrangers et diplomates à quitter Kiev avant de nouvelles frappes russes
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran malgré les progrès des négociations
-
Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien
-
SCANDIC COIN: BingX, BitMart, L-Bank और Biconomy पर लॉन्च किया गया विनियमित वास्तविक-विश्व-संपत्ति प्रोजेक्ट
-
Roland-Garros: Svitolina et Ruud ont eu chaud, Monfils et Wawrinka ont fait leurs adieux
-
SNC Scandic Coin:規制対象の実物資産プロジェクトがBingX、BitMart、L-Bank、Biconomyでローンチ
-
SNC Scandic Coin: проект на основі реальних активів, що підлягає регулюванню, запущений на біржах BingX, BitMart, L-Bank та Biconomy
-
SNC Scandic Coin: проект, основанный на реальных активах и подпадающий под регулирование, запущен на биржах BingX, BitMart, L-Bank и Biconomy
-
"Episode caniculaire" inédit en mai, après de nouveaux records de chaleur
-
SNC Scandic Coin:受監管的實物資產項目於 BingX、BitMart、L-Bank 及 Biconomy 正式上線
-
SNC 스칸딕 코인: 규제 준수 실물 자산 프로젝트, BingX, BitMart, L-Bank 및 Biconomy에 상장
-
Tennis: Gaël Monfils éliminé dès le premier tour de son dernier Roland-Garros
-
SNC স্ক্যান্ডিক কয়েন: নিয়ন্ত্রিত বাস্তব-জগৎ সম্পদ প্রকল্প BingX, BitMart, L-Bank এবং Biconomy-এ চালু
-
Roland-Garros: Svitolina plie mais ne rompt pas, l'heure des adieux pour Wawrinka
"Tout augmente": en Alsace, des jardins ouvriers face à la hausse du coût de la vie
Navets, poireaux ou pommes de terre: à Sélestat (Bas-Rhin), les jardins ouvriers sont bien plus qu'une occupation bucolique. Ils sont devenus un moyen de subsistance pour des maraîchers amateurs aux revenus très modestes qui voudraient que les questions du coût de la vie et des inégalités sociales figurent au coeur des débats de la présidentielle.
"Aujourd'hui, il y a les très riches, il y a les très pauvres, mais la classe moyenne est en train de disparaître", s'inquiète Christiane Dantzer, énergique retraitée de 69 ans.
Après une carrière complète, 186 trimestres cotisés soit 46,5 années de travail au cours desquelles cette titulaire d'un CAP menuiserie a "touché à tout", elle perçoit "moins de 1.000 euros par mois". Et le constat est vite fait: "Tout augmente, le pain, l'électricité, l'essence"... Mais sa pension, elle, "ne bouge pas".
Très attentive au débat , elle nourrit néanmoins peu d'espoir. "La campagne, c'est beaucoup de belles promesses", déplore-t-elle, un brin fataliste. "Je ne demande pas forcément à gagner plus d'argent, mais je voudrais plus de justice, plus d'équité". Christiane s'indigne du sort des plus démunis: "Il y a encore des sans-abri en 2022, on ne devrait plus voir ça".
Alors elle compense, notamment avec son potager. Sur des terrains loués à la mairie, l'Association des jardins ouvriers de Sélestat (Ajos) permet à plus de 200 adhérents de disposer d'un terrain à cultiver, selon une tradition assez présente dans le nord-est de la France, comme en Allemagne voisine.
- Autosuffisante -
Sur sa parcelle d'environ 25 mètres sur 20, Christiane a délimité plusieurs espaces. A droite, les légumes, avec des poireaux et des blettes qui résistent au froid de l'hiver. A gauche les fruits - melons et pastèques pourraient s'ajouter l'été prochain à la cueillette des fraises et des cerises. Au fond, une serre, pour accueillir les semis, juste à côté du cabanon, où sont rangés les outils.
Grâce à sa production, la sexagénaire est quasiment devenue autosuffisante en fruits et légumes. Après la récolte, "je cuisine et je stérilise, je fais mes ratatouilles, mes sauces tomates, mes bocaux de haricots verts", qu'elle consomme ensuite toute l'année. "L'an dernier, j'ai fait 10 kilos de confiture de fraise", se réjouit-elle. Il lui en reste plusieurs pots, qu'elle partage volontiers avec sa fille ou ses voisins.
Au-delà de l'aspect alimentaire, cet espace vert est une véritable source d'évasion pour cette retraitée qui vit seule dans un petit deux pièces, "sans balcon". "Avoir un jardin ça me permet beaucoup de choses. Je ne peux pas partir en vacances, alors ici c'est ma résidence secondaire. Je sors, je suis bien. Si je devais lâcher mon jardin, j'en pleurerais. J'y suis très attachée, c'est très convivial".
- "Au centime près" -
Car ces jardins ouvriers sont aussi l'occasion de se retrouver pour les membres de l'association. "Dans mon immeuble, je ne vois jamais trop les autres locataires, je rencontre beaucoup plus de monde quand je viens ici finalement", convient Fabrice Uttard, 52 ans, qui occupe la parcelle 137, près de la ligne de chemin de fer.
Cet ancien salarié du bâtiment, qui a commencé à travailler à 14 ans, connaît aussi les "budgets serrés". Depuis qu'un cancer du rein et des "problèmes pulmonaires" l'ont laissé invalide, il vit d'une pension versée par la Sécurité sociale. Son potager est une source d'économies indispensable dans les comptes familiaux, tenus "au centime près". "Ca nous soulage, ça me permet d'acheter de la viande pour ma fille", explique-t-il dans sa veste en cuir.
Bénévole, il s'investit aussi auprès de l'association, entretient les allées, remet en état les jardins quand ils se libèrent. "Comme ça je me sens encore actif, j'ai une utilité", expose-t-il.
Pour la prochaine élection présidentielle, il est certain d'aller voter, "par devoir" mais sans enthousiasme: son choix n'est pas encore fait. Il s'interroge sur la pertinence des aides publiques aux grandes entreprises, et aimerait que cet argent aille davantage "aux personnes qui en ont besoin".
M.Odermatt--BTB