-
Affaire Bruel: contrôle judiciaire assoupli pour le chanteur
-
Landes : le feu ne progresse plus, mais "n'est pas en voie" d'être "fixé"
-
Euro de natation: Léon Marchand remporte son premier titre européen, sur 200 m papillon
-
Liban: onze morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
Au Pays de Galles, des milliers de fans accompagnent le cercueil de la chanteuse Bonnie Tyler
-
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur le piratage massif du fisc
-
Danse traditionnelle et marée de drapeaux pour fêter cinq ans de pouvoir taliban en Afghanistan
-
La Belgique face à un incendie de plus de 1.650 hectares
-
Foot: Ferran Torres, le nouveau joueur du PSG Enrique-compatible
-
Espagne : Grenade secouée par un rare séisme de magnitude 5, pas de victimes
-
Les Afghanes "abandonnées" par le reste du monde, dénonce une journaliste exilée à Londres
-
Les partisans du gouvernement taliban célèbrent cinq ans de pouvoir en Afghanistan
-
Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne
-
Euro d'athlétisme: le bronze au bout de l'effort pour le marcheur Aurélien Quinion
-
Après la mort d'un ex-professeur de Cambridge, ses proches dénoncent une "campagne de harcèlement"
-
Liban: neuf morts, dont des enfants, dans des frappes israéliennes
-
L'Iran réaffirme que le détroit d'Ormuz restera iranien, réagissant aux propos de Trump
-
EasyJet: grève d'hôtesses et stewards en France, une centaine de vols annulés
-
Incendie dans les Landes: reprise de feu nocturne, avant une météo plus "favorable"
-
Combattre les cyberpirates avec des "corsaires", le pari risqué des Etats-Unis
-
"Pas d'autre option": le destin du Koweït lié au détroit d'Ormuz
-
Avec le référendum en Islande, l'UE se prend à rêver d'une "success story"
-
Incendie en Belgique, 850 hectares partis en fumée
-
Urinoirs gratuits, cabines payantes : une Viennoise porte plainte pour discrimination
-
Drapeaux au vent, les dirigeants talibans célèbrent leurs cinq ans à la tête de l'Afghanistan
-
Le Venezuela libère plus de 130 prisonniers politiques, sur fond de dialogue avec l'opposition
-
Incendie dans les Landes: reprise de feu dans la nuit, 1.580 hectares brûlés
-
Inde: en réponse à la fronde étudiante, Modi annonce des cours gratuits de préparation aux concours
-
Les autorités talibanes célèbrent leurs cinq ans à la tête de l'Afghanistan
-
Euro d'athlétisme: revanchard, Gressier va chasser l'or du 10.000 m
-
Puissant séisme dans l'est de l'Indonésie, au moins 20 morts
-
La Colombie à la recherche des centaines de disparus du séisme
-
Foot: avis négatif du CNOSF, le spectre de liquidation se rapproche pour les Girondins
-
Euro d'athlétisme: Audrey Werro remporte "la course de l'année" à Birmingham
Tabac: des parlementaires veulent éteindre les "puffs"
Les "puffs", ces cigarettes électroniques jetables prisées des adolescents seront-elles bientôt bannies en France ? C'est en tout cas l'espoir de députés de plusieurs groupes politiques qui veulent voter leur interdiction, à laquelle le ministre de la Santé s'est dit favorable.
Cette mode des petits tubes colorés qu'on inhale est arrivée en France fin 2021. Vendus entre huit et 12 euros chez des buralistes, sur des sites internet ou dans la grande distribution, ils déclinent un large éventail de saveurs (ice cream fraise, cola pétillant ou autres bubble gum), et proposent un certain nombre de bouffées pour un taux de nicotine compris entre 0 et 20 mg/ml.
"Ce qui m'a interpellée c'est que les puffs attirent avant tout des jeunes qui peuvent les consommer tranquillement dans leur chambre, sans se faire repérer puisque cela ne laisse pas d'odeur", a témoigné jeudi la députée écologiste Francesca Pasquini, membre du groupe Nupes lors d'un point presse à l'Assemblée.
En novembre dernier, elle a lancé une proposition de loi visant à interdire ces cigarettes électroniques, aujourd'hui signée par 63 députés de huit groupes politiques différents, hors LR et RN.
Début mai, le ministre de la Santé François Braun s'est dit favorable à une interdiction des puffs, qui "amènent une partie jeune de notre population vers le tabagisme". Le ministre "va travailler avec les parlementaires et les associations mobilisées sur le sujet", a souligné jeudi son cabinet auprès de l'AFP.
"Avec ce soutien, nous avons bon espoir de parvenir à une interdiction d'ici la fin de l'année", a avancé Francesca Pasquini, rappelant que plusieurs pays européens comme l'Allemagne, la Belgique et l'Irlande ont déjà amorcé un tel mouvement.
La députée espère désormais une inscription de sa proposition de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée pour qu'elle puisse être débattue en séance en octobre ou novembre.
- "Epidémie pédiatrique" -
"Tout est réuni pour que l'interdiction arrive vite", s'est réjoui le député de la majorité présidentielle, Karl Olive (Renaissance), présent au point presse et soutien du texte. Il a mis en avant une mesure "qui se veut transpartisane" et qui n'appelle "pas d'état d'âme".
Au Sénat aussi, le sujet est à l'ordre du jour.
Lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023, les sénateurs avaient voté une taxe dissuasive sur ces produits, qui n’avait pas été retenue par le gouvernement.
La sénatrice LR Catherine Procaccia vient de se voir confier une mission sur les alternatives au tabac par l'Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), qui éclaire le Parlement sur les décisions dans ces domaines. Ses conclusions seront remises fin septembre.
"A ce jour, il n'y a pas encore d'étude scientifique étayée sur le sujet mais les politiques se sont inquiétés du phénomène avant les autorités sanitaires", s'est félicité la parlementaire.
De nombreux médecins ont toutefois tiré la sonnette d'alarme. En février dernier, l'Académie nationale de médecine a évoqué un "véritable piège tendu aux enfants et aux adolescents en vue de les entraîner vers une addiction aux produits du tabac".
L'association Alliance contre le tabac a, elle, souhaité se positionner comme "lanceur d'alerte" depuis 2022, souligne son président Loïc Josseran, présent au point presse. "On est sur un vrai risque sanitaire", martèle-t-il.
Selon l'association, 13% des adolescents entre 13 et 16 ans ont déjà consommé une puff, soit une population plus jeune que celle qui s'initie au tabac.
"Si on ne fait rien, on prépare la prochaine génération de fumeurs", avertit Loïc Josseran, craignant une "épidémie pédiatrique".
Sanitaire, l'enjeu est aussi environnemental. Jetables, les puffs sont en effet en plastique et contiennent une batterie au lithium non recyclables. "Au Royaume-Uni, chaque semaine 1,3 million de puffs finissent à la poubelle", a déploré Francesca Pasquini.
W.Lapointe--BTB